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 New phoenix

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Zillah
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MessageSujet: New phoenix   Ven 14 Oct à 19:36

bon aller un extait je suis gentille....


NEW PHOENIX

Pour kieran




Hanoï Monika
Né le 17/01/3012
Taille : 168cm
Poids : 54 kilos
Yeux vert émeraude
Cheveux longs et fins blonds vénitiens
Ossature fine, poignets minces aux doigts délicats et longs
>victime d’un traumatisme psychologique à l’âge de 14 ans 1/2


Sorelli Hyacé
Né le 15/06/3012
Taille : 179cm
Poids : 62 kilos
Yeux bleus et délavés
Teint diaphane
Cheveux ébène longs et frisés
> arrivé sur Tennerion à l’âge de 10 ans. Hanoï Monika
Né le 17/01/3012
Taille : 168cm
Poids : 54 kilos
Yeux vert émeraude
Cheveux longs et fins blonds vénitiens
Ossature fine, poignets minces aux doigts délicats et longs
>victime d’un traumatisme psychologique à l’âge de 14 ans 1/2


Dena Karen
Né le 28/11/3012
Taille : 176cm
Poids : 66 kilos
Yeux noirs et mélancoliques
Courtes mèches brunes ( ras du cou)
Piercing : 4 ( lèvres et menton )
> sort avec Monika depuis l’âge de 14 ans.



Keli Liana
Née le 18/08/3011
Taille : 165cm
Poids : 56 kilos
Yeux bleus gris
Cheveux longs et blonds
> mère d’une petite fille Daya âgée de 2 ans.














I /Monika


Aujourd’hui, il y avait des glands partout par terre quand je suis rentré. Je n’avais encore jamais fait attention au changement climatique survenu ce mois ci mais j’en ai ramassé une poignée dans ma poche pour Karen.
Je ne suis pas rentré directement car je voulais passer au centre d’érudition. Il n’y a jamais personne là bas mais la plupart des livres sont toujours là, parcouru d’une fine ridule de poussière grise, toujours présents sur leur étagères de bois peints. Il régnait là bas une curieuse ambiance de fin de journée ; le soleil d’Hibrahim avait déjà disparu mais le soleil rouge dont les rayons vermeilles s’étalaient sur le sol, enveloppait les pièces d’une lueur étrange, presque surnaturelle qui m’avait toujours fasciné depuis tout petit. Je me suis installé au dernier étage, près du rayon d’histoire moderne de Tennérion sur une table apposée à la fenêtre et mon regard s’est mit à errer au loin tandis que je sortais mon carnet d’écriture. J’aimais le calme que dégageait cette bibliothèque, cette douce tranquillité mais sûrement n’est ce pas la seule raison qui me retient ici : je me rappelle étant petit être venu ici avec mon père, et tous ces visages si sérieux plongés dans leurs recherches m’avaient impressionné moi qui était enfant si agité. Parfois je pleure la nuit, je me réveille et je me mets à trembler si fort que j’en frisonne et un sentiment d’intense désespoir me saisit le corps tout entier, si puissamment que seul un hurlement muet se coince dans ma gorge pour m’étouffer Le conseiller d’aide et de soutien psychologique aux victimes appelle çà des crises d’angoisses sporadiques incontrôlées quand il m’interroge.
J’ai si peur quand ces moments arrivent, mais Karen toujours m’entoure de ses bras et le léger contact de ses mèches brunes sur ma joue suffit à me réconforter pour un temps et il me berce jusqu’à ce que je me rendorme.
_ Maintenant peut être désirez vous parler de Karen ? Ou alors des événements ?
Non pas des évènements. Jamais. Parlons plutôt de Karen. Il m’appelle toujours baby mais en fait je suis plus âgé que lui de quelques mois. C’est le garçon le plus courageux et le plus beau que j’ai jamais connu ; et le plus fou aussi. Un soir il est rentré chez lui et toute sa famille était morte massacrée par les Autres. Il les a enterré tout seul et le lendemain il est venu cher nous et il nous l’a appris. Le plus terrible c’est que personne à part lui n’avait été au courant. Car tous les jours c’étaient de pareilles abominations partout dans la ville, qui se produisaient pendant les évènements. Nous en étions tous très choqué mais lui, il semblait encaissé l’horreur et jamais depuis je ne l’ai vu pleurer ou se laisser aller. Seuls ses grands yeux noirs mélancoliques reflètent aujourd’hui une profonde tristesse dissimulée au fond de lui. Mais peut être s’il réagit ainsi, est ce aussi à cause de moi, car de nous deux c’est lui qui me soutient et m’apaise dans mes moments de crise. Il a toujours été le plus fort de nous deux et j’ai souvent l’impression de porter pour deux toute la tristesse et le désespoir alors que j’ai beaucoup moins souffert que lui en apparence. Au début, quand mes parents ont compris l’attachement qui nous liait et le profondeur de nos relations, ils sont allés perturbés prendre rendez vous avec le psychanalyste qui leur a dit de ne pas s’en offusquer, l’amour pouvant être le meilleur des médicaments pour surmonter un traumatisme et ils sont retournés à la maison et ne nous ont plus jamais rien dit à ce sujet depuis lors…
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Zillah
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MessageSujet: Re: New phoenix   Ven 14 Oct à 21:04

II/ Karen


J’ai connu ma 1ère expérience sexuelle très tôt, à 13 ans. C’était avec un garçon plus âgé que moi, un écolier de 17 ans. C’était peut être plus d’un an avant les évènements. Il venait me chercher à la sortie des cours le soir et nous allions chez lui après. La 1ère fois ou il m’a demandé d’enlever mon pantalon, il était resté sans voix devant moi : j’avais une plus grosse queue que lui malgré mon jeune âge. Après çà, je n’ai plus jamais pu m’arrêter, il fallait toujours que je le fisse régulièrement et même le plus souvent avec n’importe qui, du moment qu’il satisfisse mes besoins violents. Mais j’ai toujours été amoureux de mon bébé avant m^me que l’on commence à sortir ensemble l’été de nos 14 ans. Je vais vous raconter quelque chose qui peut vous paraître extraordinaire, mais il se trouve que l’on ne la toujours pas fait ensemble. J’explique cela par plusieurs raisons. Quand on a commencé ensemble, on était très jeune et il n’avait pas encore grandi contrairement à moi et restait physiquement mais aussi mentalement dans la période de l’enfance. Et à la rentrée tout à changé si vite : les Autres sont entrés en guerre contre la cité et quelque chose s’est brisé en lui, il est devenu plus renfermé sujet à de violentes crises qui surgissaient aussi soudainement qu’elles disparaissaient par la suite et depuis lors il n’a plus jamais accepté que je touche trop intimement comme si quelque chose s’était bloqué dans son cerveau. Sans aucun doute sans rapport avec moi mais qui rejaillissait de manière inattendue sur sa sexualité. Je sais qu’il voit régulièrement un psychologue au sujet de ses angoisses mais je ne lui ai jamais demandé explicitement de consulter pour cette raison…

III/ Monika


Ce soir là, j’avais beaucoup écrit dans mon carnet. J’écris sur tout et sur rien, textes incohérents qui me traversent l’esprit, rêves éveillés couchés sur le papier, poèmes laconiques aux vers dissonants. Mais ce soir là dans la bibliothèque, l’inspiration me manquait quelque peu, aucune force inconnue ne semblait vouloir s’emparer de ma main droite pour aligner ces mots que je ne contrôlais pas toujours moi-même. Et quand j’ai relevé la tête de ma page tout avait changé : les lieux semblaient s’être effacés tout en restant les mêmes et une lueur diffuse englobait chaque objet. Je me suis relevé brusquement, renversant la chaise et je l’ai aperçu debout dans l’allée. Il était nu mais surtout ce qui me frappa plus encore était le fait qu’il fût bleu, bleu entièrement, bleu des pieds à la tête. Lentement il s’approcha de moi. Son crâne était lisse et satiné tout comme sa peau ne présentant aucun signe de pilosité nulle part. Sa taille dépassait peut être les deux mètres et ses pieds me paraissaient immenses tout comme ses mains aux longs doigts épais. Il est de ces moments dans la vie ou tout semble vouloir échapper à votre contrôle et ainsi, malgré mon désir de m’enfuir, mon corps restait comme statufié sur place sans que je puisse bouger le moindre orteil. Il étendit les bras devant lui et le summum fût atteint quand je le sentis se fondre à moi. Quelque chose dépassant l’entendement des lois de la physique mais tel un fantôme son corps épousa mon corps et je le sentis fusionner à l’intérieur de mes chairs. Une douleur insoutenable m’envahit et je m’évanouis au sol. Quand je rouvris les yeux il était toujours là se tenant à quelques pas de moi et cette fois ci je réussi à me relever et m’enfuis au courant sans me retourner vers notre demeure. Je crois que je pleurais sans m’en rendre compte car un goût salé avait envahi ma bouche et mon palais.
Les sourds gémissements par trop reconnaissables de Karen me signifiant que ce n’était pas le moment de le déranger faillir me retenir une fraction de secondes mais j’entrais tout de même, le cœur affolé, battant si fort que j’avais l’impression que ma poitrine allait exploser. Il était allongé sur le canapé et je reconnus la silhouette assise entre sur son ventre pour être celle de Hyacé avec son étonnante chevelure ébène qui lui descendait jusqu’en bas du dos. Le duo bougeait furieusement sous l’assaut des coups de reins de Karen que je soupçonnais violents. Sans plus me soucier de sa présence, je courus vers Karen, enfouissant ma tête au creux de son épaule pour sangloter amèrement.
_chut chut mon bébé, calme toi je suis là…De sa main libre il caressait les longs cheveux blonds m’apaisant de la voix. Hyacé à son tour se penchât vers moi mais karen le repoussant assez brusquement du bras ; il haussât es épaules et sortit de la pièce pour nous laisser entre nous…
_oh qu’y a-t-il baby ?, raconte moi…
Et je lui racontais l’homme bleu et il me soulevât dans es bras pour m’allonger contre lui ou je m’endormis, blottis contre son corps…
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Zillah
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MessageSujet: Re: New phoenix   Sam 15 Oct à 12:39

IV Hyacé



Je suis arrivé de la terre quand j’avais dix ans. Toute mon enfance je l’ai passé à Paris. C’est mon père qui a voulu partir. Le gouvernement nous vantait sans cesse les mérites de la colonisation réussie de la galaxie d’Alar 0721 B 123. Et là bas, il y aurait du travail, l’air serait respirable à nouveau, l’atmosphère de Tennerion comportant plus de 40 °/° de dioxygène pour un pourcentage presque infime de dioxyde de carbone.
_mais leur niveau d’avancement technologique est tellement inférieur au notre, on parle même de plusieurs siècles de retard…
_Et alors ? la vie sur Terre au début du XXI ème siècle ne me paraissait pas insupportable…
Ma mère avait argué le fait que nous ne reviendront probablement jamais si nous partions et là mon père c’était énervé je me rappelle. Le débat, s’il en fût un, se prolongea encore une année avant que l’imminence du départ de la prochaine navette ne vint le clore définitivement. Il fallut dire adieu à nos amis mais de toute façon aujourd’hui, plus personne ne sortait de chez soi, chacun préférant se consacrer à sa cyber-vie et rare furent les fois ou j’ai vu les amis de mon père venir chez nous. Et depuis plusieurs siècles, personne n’allait plus à l’école, chacun apprenant le savoir directement depuis chez soi par l’intermédiaire du réseau d’éducation et d’apprentissage à domicile ( READ ) qui contrôlait entièrement l’éducation nationale tombée sous sa dépendance.
Mon père fit les bagages, et il m’autorisa Yuki mon chaton mais en revanche, la présence de Tori 01mon androïde était quand à elle formellement interdite par le règlement en vigueur sur Tennerion et notre départ le rendit tout aussi triste que moi. La seule consolation fût l’annonce de son placement au service d’une maison renommée. Du voyage lui-même je ne me souviens pas de grand-chose, étant atteint du mal de l’espace, je passais toute la durée du vol dans un état plus que vaseux malgré les nombreux cachets que ma mère me faisait avaler par intervalles réguliers, pleine de compassion. A notre arrivée à l’astroport, quand nous sortîmes enfin de la navette, tous les migrants s’arrêtèrent, retenant leur souffle devant le paysage qui s’offrait à leurs yeux : vastes étendues et entrelacs d’une végétation luxuriante s’étendant en direction de l’ouest, tandis que qu’au sud est on devinait la naissance d’une important chaîne de montagne volcanique. Au nord enfin, ’était la plaine débouchant sur d’inextricables marais sauvages remplis d’une faune et d’une flore aussi belles que redoutables. Je l’avais appris dans les livres que mon père nous avait lus avant notre départ. Nous dûmes bien passer 4 bonnes heures à attendre dans les différentes files d’attentes qui s’étaient formées en vue du contrôle régulier à passer avant de pouvoir enfin sortir à l’air libre regarder de nouveau cette planète autrement qu’à travers un double vitrage de plexiglas. Mais ce processus de réglementation était nécessaire pour toute arrivée d’étrangers à la planète et était en vigueur sur toutes les galaxies. Quand nous pûmes enfin prendre le car qui nous attendait, nous étions épuisés mais ravis et mon père brandissait à la main les papiers d’admission et nous montrait conquis sur le plan l’espace que nous allions occuper désormais. New Phoenix capitale de Tennerion, ville champignon englobant l’ensemble de la population de la côte ouest soit quelque 400 000 habitants.Au delà de New phoenix s’étendait aussitôt cette jungle impénétrable ou ces marais infranchissable ce qui fait de cette planète l’une des moins habitée de la galaxie et le ville de New Phoenix est complètement repliée sur elle-même et son économie est quasi entièrement autarcique.
Le car suivait une petite piste de terre menant de l’astroport à la ville située
à peine à 30 Km de la côte que l’on distinguait au loin. L’architecture de New Phoenix est remarquable. Toutes les constructions sont bâties en kara, la roche mère de la région de couleur brunâtre souple et résistante à la fois. Ces constructions s’élèvent haut dans le ciel : les bâtiments principaux atteignant une taille d’une centaine de mètre en moyenne sans explication rationnelle à ce choix si ce n’est la volonté des 1ers pionniers de donner une certaine ressemblance d’avec leur ville d’origine sur Terre qui atteignent elles des hauteurs de 300 mètres et ou les populations s’étendent là bas en différents cercles de niveau représentatifs de leur catégories sociales, les riches ayant l’apanage du dernier cercle. New phoenix avait concentrée à échelle réduite
un échantillon de ces principes de fonctionnement : des passerelles de verre reliant vers le centre et en haut les bâtiments entre eux. Nous devions résider dans le nouveau quartier de l’ouest à l’autre extrémité de la ville réservé aux nouveaux migrants. Les rues sont très étroites du fait de la faible concentration de véhicules, pratiquement aucun habitant n’en possédant personnellement. Seules quelques navettes traversent la ville mais personne n’aurait vu l’utilité d’avoir une voiture, la ville étant recluse sur elle-même.
Enfin la navette finit par s’arrêter au quartier ouest.
_ Quel étage ? demanda ma mère
_ Bâtiment E05, étage 23, porte 44 répondit mon père
l’intérieur était de taille modeste : une grande pièce centrale avec ses caractéristiques baies vitrées ouvrant sur un balcon de 10m2, deux chambres possédant chacune son cabinet de toilette et pour finir un cabinet de travail.
_Je peux aller faire un tour ?interrogeais je à ma mère
_ Si tu veux mais ne t’éloigne pas trop et ne va pas vers la forêt c’est promis ?
_ promis
Et tout excité je descendis au pieds de l’immeuble courant vers les jardins les entourant mais bien vite j’en eu fait le tour et déjà je m’éloignais de notre quartier résidentielle. J’avançai le long d’une petite rue sans destination réfléchie me rapprochant toujours du cœur de la ville quand mes yeux tombèrent sur une bestiole hideuse rampant devant mes pieds. Ca avait la taille d’un chaton, 4 paires de pattes symétriques aux doigts crochus et griffus, 2 yeux globuleux et une longue queue rose et glabre ainsi qu’un pelage miteux et sale sertis d’une paire d’oreilles touffues tombantes. De bout de ma chaussure je tâtonnais la chose qui poussa une sorte de couinement suraiguë désagréable. Puis elle sortit ses petits crocs et tentât de me mordre le pied mais aussitôt je la frappais de la pointe de ma semelle quand une main m’agrippât fermement l’épaule me tirant violemment en arrière.
_ Il ne faut pas faire de mal aux sorrères, ils sont très gentils quand on l’est avec eux. Et l’inconnu se penchât sur le trottoir pour ramasser dans ses bras la bête que j’avais projetée plus loin qui s’y blottit en couinent de nouveau atrocement Je le dévisageait méchamment du regard et il battit des cils surpris de ma réaction agressive. C’était en fait une fillette d’une dizaine d’années comme moi aux longs cheveux blonds et aux grands yeux verts qui lui mangeaient le visage.
_ il m’a mordu !! arquais je pour ma défense
Il me regarda à nouveau avant de me demander posément si j’étais nouveau par ici.
_ On est arrivé aujourd’hui de la terre
_ La Terre ? C’est quoi la Terre ?
_ La Terre, le système solaire c’est là d’où vous venez tous sur Tennerion. Tu ne l’as jamais appris ?!
Elle eut un petit haussement d’épaules et baissa les yeux vers le sol quand je voulus croiser de nouveau son regard ce que je pris pour de la timidité mais elle reprit aussitôt la parole.
_ Tu veux venir chez moi ? J’habite à coté. Et je la suivis jusque chez elle au dernier étage d’un ancien immeuble décrépi. Arrivé sur le palier, j’osais à peine entrer mais sa mère nous ouvrit la porte, charmante blonde pétillante aux yeux noisette. Elle nous servit à manger d’étranges gâteaux ronds au goût insaisissable avant de nous laisser aller jouer dans sa chambre.
_ Je m’appelle Monika, et toi ?
_ Hyacé
_ Ah, c’est mignon…
_ J’aime beaucoup tes cheveux. Et je plongeais en même temps la main dans sa chevelure pour les caresser mais elle rougit aussitôt repoussant ma main. Un silence s’ensuivit et me rappelant brusquement à l’heure je marmonnais un vague au revoir encore gêné et m’empressais vers la porte d’entrée.
La semaine suivante, ma mère m’emmenât à l’école pour mon 1er jour de cours : j’étais nerveux, la notion de classe et d’école m’étant encore inconnue. Elle m’accompagne jusqu’au bureau de la directrice tandis que traversant les couloirs les autres élèves me suivaient du regard, pleins de curiosité Enfin ma mère m’embrassa et la directrice m’adressa un sourire avant de m’emmener rejoindre ma classe. J’avais l’impression d’être une bête de foire, ils me dévisageaient désormais tous mais le professeur mit fin à ce moment pénible en m’assignant une place libre à coté d’un garçonnet bruns aux yeux sombres et je me hâtais vers lui pressé de m’asseoir. Durant toute la matinée je me contentais de suivre par-dessus son épaule étant un peu perdus dans les cours. Je lus son nom sur son cahier : Dena Karen, bâtiment 377 28ème étage, rue 17 ; pas loin de chez moi. A midi la sonnerie de fin des cours retentit et je rassemblais mes affaires, prêt à partir quand il posât une main sur mon épaule.
_ attends, rentre avec nous on prend le même chemin et il m’adressa un franc sourire. Monika se tenait à coté de lui son sac à la main. Je voulu lui adresser un signe amical ; mais elle détournât violemment la tête : elle boudait encore cette chochotte pour trois fois rien ! j’haussais les épaules et suivit Karen
_ On pourrait aller se baigner au lac ? suggéra t’il
_Ne t’inquiète pas c’est juste à coté, dit il à mon égard et il attrapa la main de Monika pour la prendre fermement dans la sienne. J’esquissais un sourire malgré moi et les suivit. Le lac se situait un nord de la ville juste à l’entrée des marais. Je demandais à Karen si ce n’était pas dangereux de s’y baigner mais il secoua la tête arguant le fait qu’il s’y était baigné lui-même de nombreuses fois. Et je n’osais rien lui dire par peur de me faire passer pour un lâche ou un trouillard à ses yeux. L’eau du lac était de couleur verdâtre et il flottait à la surface de drôles de plantes. Au loin j’entendais le bruit de ces fameux marais et distinguait les énormes masses noires des troncs poussant sans ces eaux peu profondes
_ Bon, on y va dit Karen , et d’un mouvement il ôta ses habits faisant passer chemises et caleçon par-dessus bord avant de plonger nu dans les eaux. Il fit quelques mouvements de brasse près du bord avant de nous héler.
_ Alors vous venez ou quoi ?! Tu ne sais pas nager Hyacé ?!
_ Si si…
Mais Monika était déjà en train d’enlever son haut et je rougis gêné, détournant les yeux de son corps mais quand elle ôta le bas j’eus un hoquet de surprise incrédule : c’était un mec ! Je fixais intensément son entrejambe encore sous le choc jusqu’à ce qu’il remarqua la façon dont je le dévisageais. Alors, il sauta à son tour dans l’eau et je me retournai sur la berge, m’empressant alors de me déshabiller pour les rejoindre dans le lac. L’eau était curieusement assez chaude.
_ aller, le 1er qui arrive de l’autre coté, annonça Karen et il plongeant la tête sous l’eau il fila comme une flèche nous laissant tous les deux. Je partis alors à mon tour d’une nage rapide et efficace sans me retourner pour voir Monika nous suivait. J’arrivais quelques secondes après Karen sur le rivage ; il y avait bien quelques 500 mètres entre les deux extrémités du lac quand nous entendîmes Monika hurler
_ Karen ! Karen ! Un corollaire !
Karen se retourna immédiatement vers Monika qui pointait du doigt quelque chose à l’autre bout du lac. Je suivis la direction de son doigt à mon tour et aperçu sur la berge opposée un gigantesque animal ayant une vague ressemblance d’avec nos crocodiles de la Terre
_ oh merde, il va plonger ! Hyacé vite aide moi. Et il cria à l’intention de Monika :
_Nage Monika, nage ! Ne t’arrête surtout pas. Il bondit alors vers le corollaire courant à toute vitesse le long du lac. Il faut l’attirer vers nous m’expliqua t’il, détourner son attention. Je le suivais hors d’haleine la peur au ventre mais l’urgence de la situation m’empêchât de m’enfuir.
_ Ca y’est,il nous a vu, il faut maintenant qu’il vienne vers nous. Et il nous avait effectivement aperçu et se dirigeait à ma grande horreur vers nos deux silhouettes.
_ Reste derrière moi maintenant Hyacé. Karen se penchât en avant vers les herbes avant d’aviser une énorme branche morte.
_Aide moi à la casser…Nous tordîmes chacun une de ses extrémités et enfin la branche se brisa en deux dans un coup sec.
_Tu prends le petit bout et tu restes derrière moi. N’interviens que si je te la demande à partir de maintenant.
Je m’éloignais de quelques pas en arrière mais de la main il me fit signe de reculer encore et j’obéis. On va mourir ici pensais je tout bas…
Lentement comme dans un cauchemar, je vis la bête s’approcher de nous. Mes jambes tremblaient. Puis quand le corollaire ne fut plus qu’à 50 m de nous je vis Karen partir brusquement sur le coté pour remonter derrière lui. L’animal ne l’avait pas vu virer de bord et fonçais maintenant droit sur moi. Quand il ne fut plus qu’à une dizaine de mètres ; Karen revint brusquement perpendiculairement à sa trajectoire toujours hors de son regard pour lui assener un coup formidable entre les deux yeux. L’animal s’arrêtât un moment comme sonné mais déjà Karen avait planté une deuxième fois son morceau de bois au même endroit ce qui lui fut fatal. Le corollaire fit quelques pas, vacillant sur lui-même avant de s’écrouler lourdement sur le sol.
_ Il..Il est mort ? demandais je d’une voix blanchâtre
_ Oui, je l’ai touché à son point faible.
Je voulus m’évanouir mais déjà Karen était repartit en courant vers le lac, vers Monika qui avait fini par sortir de l’eau et sanglotait de peur et je vis Karen le serrer dans ses bras, son petit corps nu trempé, serré contre son cœur.
Et nous rentrâmes en silence chez nous et aucun de nous trois ne dit jamais rien de cette aventure à personne par la suite. Et jamais plus depuis l’incident nous n’eûmes la bêtise et l’inconscience de retourner vers les marais, leurs seules invocations suffisant à nous faire frissonner et la contemplation de nos mains à nous rappeler que le fait que nous soyons encore en vie , nous le devions à Karen.
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Zillah
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MessageSujet: Re: New phoenix   Sam 15 Oct à 21:54

V/ Liana

_ Je veux partir ! avait déclarer Liana un soir alors qu’ils étaient à table
_Hum…Hyacé s’étira, prit une cigarette dans le paquet avant de l’allumer tranquillement..
_Tu ne dis rien ?
_Je le savais déjà si tu veux savoir, lui répondit il nonchalamment
_ Et ta fille ? ajouta t’il
_ Et notre fille, rétorqua t’elle. Et bien, elle vient avec nous. Mais déjà elle sentait son courage l’abandonner
_ Et tu sais déjà aussi que, moi, je ne partirais pas n’est ce pas ?
_ Je sais très bien pourquoi ! explosa t’elle C’est à cause de lui hein ?! Mais il ne t’aime pas et çà tu le sais aussi ?! Je n’aurais vraiment jamais du t’épouser !
_Et bien c’est un peu tard maintenant… Il se leva et claqua la porte de la cuisine, traînant ses pieds jusqu’à leur chambre. Elle prit alors sa tête entre ses mains et se mit à pleurer silencieusement, de grosses larmes amères qui lui coulaient le long des joues avant de venir s’écraser sur la table. Elle avait accouché deux ans auparavant et il s’étaient marié un an plus tard quand Hyacé avait atteint l’âge requis c'est-à-dire 17 ans. Et depuis lors, tout se dégradait dans leurs relations. Bien sur çà avait commencé avant mais elle s’était toujours refusée à le voir. Elle avait voulu et le père et l’enfant et c’était là son crime croyait elle. Elle l’aurait tué si elle l’aurait pu, cet amant qui lui avait prit son amour. Il les gangrenait tous inexorablement, leur vidant l’âme et le cœur, grignotant chaque parcelle l’une après l’autre. Un insecte vorace, voilà ce qu’il était et rien ne pourrait jamais changer s’ils restaient ici. Elle avait perdu sa famille lors des évènements comme beaucoup d’entre eux. C’est peut être pour quoi elle avait cherché si vite à fonder la sienne : Hyacé et Daya étant tout ce qui lui restait ici, son bien le plus précieux. Elle réussit à se lever, prenant sur elle pour aller frapper à la porte de leur chambre mais Hyacé était déjà partit et elle en pleura de rage.
3 longs coups frappés à la porte. Hyacé s’impatienta se demandant s’il n’allait pas repartir quand la porte s’ouvrit enfin sur un angélique visage.
_ ah salut c’est toi ! je me demandais qui çà pouvait bien être à cette heure.
_ il est si tard que çà ? Je te dérange ?
_ Non non çà va,entre…
Hyacé le suivit à l’intérieur, il connaissait cette maison depuis si longtemps maintenant, la tapisserie qui se décollait toujours plus des murs humides, le salon où trônait le canapé aux lattes enfoncées, la minuscule cuisine ou l’unique ampoule distillait une lueur blafarde. Il s’assit au fond du canapé et Monika vint s’installer à coté de lui.
_ Liana va s’en aller
_ je sais, elle est venue me voir l’autre jour
_Hum c’est vrai ?
_ Oui on en a discuté pendant près de 3heures il me semble.
_ Et bien je vois qu’elle te parle plus qu’à moi, c’est sympa…
_ tu sais, je pense que tu devrais faire des efforts, c’est vraiment une fille bien. Cà a été très dur pour elle…
_ tu essaies de me faire la morale ?
_ Non je te parle en tant qu’ami, c’est tout.
_Hum…
Un silence coutumier s’installa entre les deux amis et Hyacé approcha sa main des cheveux de Monika pour les caresser tendrement comme il l’avait fait si souvent, jouant avec les longues mèches blondes qu’ils faisaient glisser entre ses doigts. Puis lentement, il approcha ses lèvres de son visage, effleurant la joue lisse de Monika avant de redescendre vers sa bouche pour déposer un baiser enfantin sur ses lèvres. Mais un coup cinglant lui frappa la joue droite et aussitôt une douleur cuisante s’insuffla dans ses chairs. Karen qui se tenait debout à coté de lui.
_ Putain, ça va pas ! Ca fait vachement mal !
_ Allez dégage connard ! J’en ai marre que tu viennes nous emmerder chaque fois que tu te disputes avec ta pétasse !
Hyacé releva l’insulte et un instant ils se firent face tous deux, une lueur noire au fond des prunelles, le feu qui couvait près à éclater, le poing en alerte mais Monika s’interposa en un cri suppliant
_Arrêter !
_ Ouais, c’est bon de toute façon j’allais partir ! Hyacé se dirigea d’un bond vers la porte.
_ Ouais c’est çà ! Et surtout t’oublie pas connard que mon copain c’est pas ta salope ! Sinon je vais te l’apprendre.. !
Hyacé disparut dans l’encadrement de la porte et le froid de la nuit envahit l’appartement.
Karen ne dit rien et Monika n’ajouta rien non plus. Puis Karen finit par bouger le 1er , passant dans la cuisine préparer du Houlon avant que Monika ne le rejoigne à son tour, chacun d’eux buvant sa tasse en silence. Karen était encore en colère. S’il y avait bien une chose qu’il ne supportait pas, c’était que quelqu’un d’autre que lui touche à son ange, même Hyacé que lui pourtant n’avait aucun scrupule à baiser. C’était comme ça, c’était tout.
_ C’était pas la 1ère fois qu’il faisait çà hein ?! Monika ne répondit rien
_ Mais répond bordel à la fin !
Alors Monika se mit à pleurer, bientôt secouer de sanglots et Karen se rendant compte de son erreur, se mortifia intérieurement s’en voulant aussitôt de lui avoir fait de sourds reproches.
_ oh mon bébé ne pleure pas, je suis désole…Et de sa langue il essuya les larmes qui ruisselaient sur son menton, savourant leur goût salé sur son palais…
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Zillah
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MessageSujet: Re: New phoenix   Ven 21 Oct à 18:50

VI/ Karen

Plus tard dans la nuit, alors que nous étions couché je l’entendis me demander en me chuchotant à l’oreille
_Dis, tu pensais vraiment tout ce que tu lui a dit ? Tu trouves que Liana est une « pétasse » ?
_ Mais non baby, ne t’inquiète pas…
_ Tu sais, il t’aime vraiment énormément. Il ne partira jamais avec elle si tu restes ici… Il est trop amoureux de toi.
_C’est lui qui te l’a dit ?
_ Non bien sûr, mais tu le sais aussi non ?
_ Oh baby ! je ne te quitterais jamais, j’en mourrais avant. Rappelle toi juste que je t’aime plus que tout au monde.
_ Mais moi aussi je veux partir, j’ai peur qu’Ils reviennent
Je soupirais lui caressant le front du plat de la main. On ne pouvait pas partir c’était aussi simple que cela, on n’avait pas l’argent : le prix du voyage était trop élevé et aucune autre planète ne se serait fait une joie de nous accueillir en son sein. Le statut de réfugié politique n’existait même plus et chacun devait se débrouiller comme il pouvait pour survivre dans cet univers intolérant. Ce qui signifiait pour nous rester à jamais ici. La famille de Monika n’avait jamais été riche mais depuis les évènements c’était pire encore qu’avant et malgré la désertion ( et la mort ) d’une bonne partie de la population le chômage était apparu croissant de façon exponentielle. Les gens restés ici étaient ceux comme nous qui n’avaient pas les moyens financiers de partir ou les inconscients encore attachés à leur terre.
_ Ecoute, je ne les laisserais jamais plus te faire du mal, quoiqu’il arrive…
_Karen ?
_Oui ?
_embrasse moi s’il te plaît.
Et j’approchais mes lèvres des siennes pour les téter avidement, aspirant sa salive au fond de ma gorge. Il gémit et j’introduisis ma langue dans sa bouche cherchant le contact de la sienne chaude et humide. Mais bientôt, il rejetât sa tête en arrière sur l’oreiller pour l’y enfouir et quelques secondes après je l’entendis qui dormait, sa respiration saccadée. J’écoutais en silence quelques instants avant de me rendre compte que j’étais bien plus émoustillé que je l’aurais cru par un simple baiser ; et je me levais me dirigeant vers la salle d’eau pour ne pas le réveiller…

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MessageSujet: Re: New phoenix   Ven 21 Oct à 21:35

VII/ Hyacé


Dans ces moments erratiques, il semble qu’il n’y a rien à faire ni rien à dire. La vie semble être un long cauchemar continu, une succession d’enfers tous plus noirs les uns que les autres.
Quand j’étais petit une affaire avait fait grand bruit à l’époque. Un mardi, en pleine journée ; des dizaines de gens s’étaient précipités du haut de différents immeubles de la ville sans raisons apparentes. Les chercheurs avaient démontés que ces personnes ne se connaissent pas entre elles ce qui épaissit le mystère.
Les journalistes avaient avancés différentes hypothèses toutes plus originales les unes que les autres. Tel, ils appartenaient à un groupe de fanatiques religieux, tel ces gens avaient eu une vision commune le matin du drame, un ordre inconscient qui les avaient poussés à accomplir cet acte, tel un peuple inconnu leur avait manipulé par télépathie le cerveau, les forçant à sauter du haut des tours. Mon père n’avait pas cru à ces superstitions et il s’avéra plus tard qu’il avait eu raison : Ces gens étaient en réalité les principaux actionnaires d’une d’une obscure société inconnue de microinformatique qui venait de chuter en bourse ce même mardi là. Je ne savais pas pourquoi je repensais tout à coup à çà, laissant mon esprit vagabonder sans s’attacher d’une pensée à l’autre. Sûrement pour oublier toute cette misère, misère qu’était devenue ma vie depuis quelque temps déjà.
Mes pas m’avaient conduits sans que je m’en rende compte devant le Loola Pooza, autrefois l’un de ces lieux branché de la ville. Mais il fonctionnait toujours, remplissant sa salle obscure, quelques soirs par semaine, de groupes qui ne l’étaient tout autant. Les autres soirs étaient semblaient t’ils quand à eux remplis pas des « shows érotiques et sensuelles » proclamait l’affiche placardée sur la porte d’entrée. Elle s’ouvrit doucement sous la poussée de ma main et j’entrais à l’intérieur : c’était le soir réservé aux groupes. Je commandais un shot au barman, un jeune homme avachi sur le comptoir, une casquette de base ball vissée au crâne, le comble de la crétinerie pensais je en mon for, mais il demanda à voir ma carte. Je le fusillais du regard mais il ne cilla pas, tendant le bras pour vérifier le bout de plastique. Il la regarda un long moment puis tout à coup son visage s’illuminât.
_ Paris ! Vous venez de la terre hein ? Moi je suis de Tucson en Amérique vous voyez ? Et il désigna fièrement du doigt l’horrible couvre chef frappé à l’effigie de l’équipe de la ville.
Je ne pris pas la peine de lui répondre et il s’en offusqua, je le vis clairement dans ses yeux.
_ Vous avez sûrement de l’herbe par ici. A combien est elle ?
il fit semblant de ne rien entendre mais j’insistais lourdement et il grommela une vague réponse comme 50 Zerins le gramme.
_50 Zerins ? C’est du vol çà !
_ Si vous n’en voulez pas, zen prenez pas et c’est tout. Et il eût un haussement de sourcils, ’air agacé.
J’en pris quand même pour 105 Zerins et il me tendit une petite pipe en bois, bourrés jusqu’aux bords. En fait d’herbe, c’était une saloperie de plante sauvage que l’on trouvait au bord des marais et qui coupée avec un autre médicament, vous procurait quelques vagues sensations de plaisir. J’étouffais un éternuement : cette saloperie vous raclait la gorge quand vous aspiriez trop violement sa fumée.
_ Elle est vraiment dégeu votre mixture ! Vous avez rajouté quoi dedans ?!
_ Zillox, sophraîne et kuzon, les éléments habituels. Et il tiqua de nouveau, son sourcil se haussant encore plus haut sur son front.
_Hum. Et détournant mon regard, je portais mon attention sur la scène. Une fille et un garçon se démenaient devant un public quasi inexistant dans la fosse. Des jumeaux aux longs cheveux d’un roux flamboyant, aux lèvres sensuelles bariolées de noirs. De larges traits de crayon violet soulignaient leurs yeux aux prunelles d’un vert iridescent. Je me pris à imaginer un court instant le goût qu’aurait leurs bouches entremêlées à la mienne, et secouais la tête d’un air navré. Depuis combien de temps déjà, avais je commencer à penser comme çà, trompant Liana sans réserve ni retenue aucune. Et une petite voix me susurrait à l’oreille : « Rappelle toi… Rappelle toi à ton mariage… » Je me refusais à l’entendre mais les images m’assaillirent de force : visions de Karen agenouillé devant moi, le dos appuyé contre un tronc de cyreux. Puis le goût de son sperme, âcre et doux à la fois sur mon palais, son gland pressé contre l’entrée de mes parois, et enfin son sexe en moi, martelant mes chairs, m’arrachant de longs gémissements de plaisir et de douleur mêlés.
Comment pourrais je jamais l’oublier, tandis qu’au loin l’éclat des feux colorés illuminaient le ciel par éclairs et la foule des convives massée devant le spectacle offert. Et au milieu d’eux, se détachant superbement, Liana, enserrée dans une robe de couleur sang, ses longs cheveux blonds retombant sur des délicates épaules nues ; attendant mon retour pour me saisir par la main, nos deux annuaires sertis de l’anneau d’argent. Et je surgissais soudain d’entre les arbres, titubant encore sous l’extase ressentie et elle accourut à ma vue, m’enserrant la taille de ses petits bras.
_ Oh mon amour, ou étais tu ? J’ai cru que tu avais disparu. Viens voir par là… et elle m’entraîna parmi la foule jusqu’au centre de la piste.
_ Qu’est ce que…
_ Les nouveaux mariés ouvrent la danse, c’est la tradition qui le veut.
Et je la fis tournoyer, les longs volants de dentelles rouges flottant autour d’elle quand je croisais tout à coup le regard de Karen, debout parmi le cercle formé autour de nous. Une lueur égrillarde s’allumât au fond de ses pupilles et de la main droite il fit un geste obscène discret à mon attention. Je sentis le sang empourpré violemment mes joues mais heureusement il fût le seul à le remarquer.
C’est elle qui avait voulu avoir un enfant, mais je n’allais spas contre son désir. En fait, il serait plus exact de dire qu’elle me mit devant le fait accompli. L’annonce de sa grossesse me surprit, mais ne me choqua nullement et en rentrant le soir je l’annonçais à mes parents.
_ Je trouve çà un peu jeune quand même 15 ans. Remarqua ma mère perplexe.
_ il faudra vous trouver un logement après la naissance, dit juste mon père
Et 9 mois plus tard, nous nous installions dans un petit appartement près de chez eux au 20ème étage d’un bâtiment vétuste. Liana réussit à trouver un job de serveuse dans un bar de nuit, mais il n’y avait pratiquement rien à faire pour nous les jeunes comme pour tout le monde qui cherchait un travail d’ailleurs. Et c’est à partir de ce moment que je commençais mes errances avec Monika et Karen. Nous passions nos journées ensemble, nous levant à midi, traînant paresseusement l’après midi pour hanter la ville silencieuse la nuit. Au début, mes parents m’adressaient de sourds reproches quand j’allais les voir, ils voulaient me voir étudier par moi-même, prétextant la possibilité d’un hypothétique retour sur terre, mais ils finirent par se résigner devant la conjoncture économique et la force des choses.
Souvent Monika disparaissait des heures entières dans la bibliothèque, pour écrire nous disait il et nous nous retrouvions alors tous deux Karen et moi sans rien à faire. Ce fût par un de ses après midi ou nous étions seuls que commençât le « jeu ». C’est Karen qui en fût à l’origine. Simples défis adolescent idiots au départ, les choses se mirent à prendre une tournure de plus en plus malsaine et dangereuse pour finir. Il me fit avaler quantité de drogues possibles et imaginables, mélangée à d’autres ingrédients dont il gardait le secret, et je passais quelques mémorables journées à rendre tripes et boyaux tandis que mon esprit se liquéfiait dans mon cerveau. Un de ces jours ou je venais de réussir à fumer de suite 3 pipes d’herbe suivi d’une rasade d’un demi litre D’Oregon avant de m’écrouler au sol vaincu par un spasme, il décida que je méritais une récompense pour ma réussite ; et se jetant sur moi étendu au sol, il embrassât sauvagement mes lèvres souillées. Par la suite, çà devint une habitude, chaque fois que j’accomplissait quelque chose de bien à ses yeux. Evidemment, Monika ne fût jamais au courant du « jeu » qui existait entre nous. Le summum fût atteint le jour de mon mariage par ce « pari » qui n’avait lui plus rien d’enfantin ni d’adolescent. Bien entendu je ne m’occupais jamais de ma fille, elle passait la plupart du temps chez mes parents ou Liana venait la récupérer le soir quand elle rentrait du travail. Je crois que ce fût une plus grande source de souffrance pour eux de savoir que je ne l’élevais absolument pas, bien plus que le fait que je n’aille plus à l’école. Quand au « jeu », il s’arrêtât juste après mon mariage, nous n’avions désormais plus besoin de ce prétexte pour faire ce qui nous plaisait. Monika semblait s’en foutre complètement, restant ébats qui nous laissaient à chaque fois comme crucifiés de plaisir. Quand a Liana, bien que je soupçonnais qu’elle l’ai toujours su, elle ne me le dit jamais clairement en face excepté ce soir, se contentant de maugréer quelques légers sous entendu si bien que je devais le supposer moi-même.
Mais je devais désormais grandir, me conduire et agir en adulte comme venait de me la faire remarquer Monika et puis de toute façon Karen ne voulait clairement pas de moi et j’en avais marre de m’en prendre plein la gueule si souvent, le laisser m’insulter et me rabaisser comme il venait de la faire encore une fois cette nuit. Je devais reprendre mon couple en main, être le père que j’aurais du être depuis longtemps pour Daya et trouver les moyens de quitter cette foutue planète comme le voulait si désespérément Liana.
Demain, je me rendrai à l’astroport chercher les tarifs exacts du vol mais pour l’heure je regagnais notre maison pour me glisser sous les draps contre le corps chaud de Liana, daya blottie à ses cotés.


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MessageSujet: Re: New phoenix   Ven 21 Oct à 22:18

VIII/ Monika



_Bonjour Monika, installe toi donc je t’en prie… Et elle désigna du bras le fauteuil en face du sien. Il soupira un instant mais finit par prendre place, s’asseyant les deux mains posées sur ses genoux, se tenant plus droit qu’il ne l’aurait souhaité.
_ Alors comment s’est passée ta semaine ? bien ?
Il hésita, s’apprêtant à dire quelque chose mais se ravisât : elle ne l’aurait pas cru s’il lui avait parlé de l’homme bleu. Personne ne le croyait jamais à part Karen. Seul Karen ne le jugeais jamais, il pouvait tout lui raconter sans crainte aucune qu’il rit de lui. Si bien qu’il avait finit par ne raconter toutes ces histoires uniquement à Karen ( et parfois à Hyacé ) Il sourit furtivement à la jeune femme avant de lui répondre par l’affirmative, lui relatant quelques menus faits sans importance de sa semaine et elle semblait l’écouter, le regardant pensivement au fond des yeux avant de reprendre la parole.
_ Bien, voyons si je me souviens, la dernière séance nous avions parlé de ton ami Karen.
_ Oui ? Vous voulez je continue ?
_ Non en fait j’aimerais…
Elle se leva, reposant son carnet de notes sur le bureau avant de se diriger vers la fenêtre vitrée dominant la ville. Elle entortilla une mèche de cheveux auburn autour de son doigt pendant quelques instants avant de revenir vers lui.
_ Ecoute, je voulais te demander quelque chose. Cela fait 3 ans n’est ce pas que nous nous connaissons maintenant. Je ne pense pas pouvoir continuer à t’aider dorénavant si nous n’abordons pas le sujet enfin. Je sais que c’est très difficile pour toi mais j’aimerais que tu prennes ma demande en considération et que tu me racontes ce qui s’est passé cette nuit là. C’est très important, rendu à ce point. Je ne veux pas te forcer mais je souhaiterais que tu commences à y réfléchir sérieusement pour les prochaines fois.


a continuer...



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MessageSujet: Re: New phoenix   Sam 22 Oct à 14:43

cool chirol_bak1 chirol_bak1 chirol_bak1
ze veut la suite!!!!!! blobtongue blobtongue
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MessageSujet: Re: New phoenix   Sam 5 Nov à 13:05

suite...

Elle le regarda alors enfin dans les yeux, elle crût un instant qu’ils étaient de venus rouge, un regard de braise prêt à vous consumer.
_ Avez-vous déjà vu quelqu’un mourir Sachii ?
_ Comme tout le monde je suppose, j’ai vu la mort répandue autour de moi, les cadavres dans les rues. Bien trop de morts et de souffrance causée pour cette ville.
_Mais vous n’avez jamais vraiment vu de personnes agonisées, perdre leur âme et leur vie par votre propre faute ?? Gémir de douleur sous la torture de leurs bourreaux, dépecées vivantes, les organes arrachées…
_non mais si tu le veux bien je préfère que nous en parlions la semaine prochaine car l’heure est déjà dépassée et je voudrais au préalable que tu mettes les choses à plat dans ta tête.
Mon dieu, voilà que cet enfant allait enfin parler et voilà qu’elle avait été soudain secouée de frissons prétextant l’horaire pour se protéger. Par quels chemins de croix, par quelles routes damnées comblée d’horreur avait il put passer ? Il n’était que trop temps qu’elle sache enfin la vérité, mais elle aussi elle voulait si préparer, à ce récit qu’il s’apprêtait à livrer, à son âme mise à nu. Elle lui intimait un ordre et voilà que c’était elle qui perdait pieds, déstabilisés pas ces quelques mots de Monika. Pourtant elle en avait entendu des choses et des confidences depuis son entrée dans le métier, des récits de souffrances, d’angoisses et de peur, et elle avait essayé du mieux qu’elle le pouvait de les écouter tout d’abord avant de pouvoir les aider ou les conseiller.
_ A samedi Sachii
Elle rouvrit les yeux brusquement
_A samedi Monika. Et elle le regarda s’en aller par la porte avant de s’étendre dans son fauteuil cuivré, attrapant une canette de Houlon dans le petit réfrigérateur posé dans le coin de la pièce mais le répit fût de courte durée car déjà quelqu’un frappait à la porte. Entrer, dit elle lascivement et aussitôt un jeune homme brun aux yeux sombres, les lèvres percées fit son apparition. Elle vit dans son dos, Monika qui attendait dans le Hall.
_vous êtes Karen, n’est ce pas ?
_Oui je sais je n’ai pas rendez vous mais j’aimerais vous parlez quelques minutes si vous avez du temps.
_ Oui cela tombe bien, moi aussi je souhaitais vous rencontrez.
_Ah ? Pourquoi donc ?
_Entrez et refermez donc la porte.
_Attendez.
Et il se dirigea vers Monika, lui chuchotant quelque chose à l’oreille avant de l’embrasser sur le front et elle eût un instant l’impression de voir un père parlant à son enfant […]
Quand la porte se referma de nouveau sur Karen, elle détenait un nouvel élément non négligeable. Quelle tristesse pensa t’elle, je m’étonne qu’il ne soit pas venu plus tôt m’en parler mais ce qu’il venait de lui confier confirmait ses intentions.
Il n’était que trop temps qu’ils arrivent au bout de cette thérapie commencée 4 ans plus tôt. La prochaine fois, il lui raconterait son histoire et enfin elle saurait et elle pourrait véritablement l’aider. […]
Karen traversât rapidement la rue, il se sentait soulagé même q’il ne savait pas encore qu’elle serait la réaction de Monika quand il apprendrait ce qu’il avait dit à Sachii. Peu importe, il fallait que cette histoire s’arrête enfin. Il n’en pouvait plus d’être réveillé chaque nuit par les cris et sanglots de Monika, plus de ne jamais pouvoir le caresser comme il souhaitait, plus de n’avoir pas su être là ce jour là. Il croisât à l’angle de Adam Street une longue silhouette solitaire venant du chemin de la côte et il eût un hoquet de surprise à sa vue. Le garçon avait de longues mèches roses mêlées à d’autres couleurs ébène qui lui arrivaient au raz du cou et portait des lunettes à verres fumés masquant ses yeux.
_ Hyacé ? Interrogea t’il Qu’est ce que tu as fait à tes cheveux ? Tu venais d’où ? De l’astroport ?
_Possible…
_Tu… Tu ne songes pas à t’en aller quand même ? Tu ne vas pas retourner sur Terre hein ?
_ Possible que si.
Et il le plantât là, Karen encore trop sidéré par ce qu’il venait de lui dire, pour répondre quelque chose ; et il se hâtât à grande enjambées pour renter chez lui sans se retourner pour lui accorder un regard.
Karen restât encore quelques secondes sans bouger avant que Hyacé ne disparaisse totalement de son champ de vision. Son visage avait prit une pâleur inhabituelle et ses traits semblaient plus crispés que jamais. […]
Monika ne l’avait pas attendu, il était parti devant, leur bâtiment ne se trouvait qu’à deux rues du centre général de soins. Assis à son bureau il dessinait de vagues formes sombres issus de son imagination quand il entendit la porte d’entée claquer violement.
_ Karen, est ce que c’est toi ? Pas de réponses. Il se relevât brusquement de sa chaise mais Karen déjà, était là sur le palier de la chambre. Il entait sans le voir l’air complètement fou et Monika le vit foncer vers les étagères. Il ouvrit toutes portes du meuble de façon quasi hystérique, se saisissant de tous les objets qu’il pouvait trouver à l’intérieur pour les projeter avec force en tous sens, les objets volants avant de s’écraser contre les murs. Quand enfin il n’eût plus rien sous la main, il s’arrêtât le regard perdu avant de pousser long hurlement aigu à vous glacer les sangs.
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MessageSujet: Re: New phoenix   Sam 19 Nov à 12:19

suite... [ enjoy!!]

Monika n’avait pas bougé tout ce temps ; il le dévisageait maintenant d’un regard froid lisse et dur comme la pierre. Quand les yeux de Karen rencontrèrent les siens, celui baissa le regard instantanément comme un coupable jugé impunément de ses crimes.
_ Oh Baby…je suis désolé…
_Moi pas…
Et il le plantât là, et pour la 1ère fois depuis qu’ils étaient ensemble, cette nuit là il dormit seul dans le salon et pour la 1ère fois en 4 ans il oublia de faire des cauchemars. Le lendemain vers midi, il entendit karen traverser le salon sans faire de bruits sur la pointe des pieds pour sortir de l’appartement mais il ne lui pas, les yeux clos comme plongé dans un profond sommeil. Il se leva 2heures plus tard, ses parents avaient laissé un petit mot sur la table de la cuisine à son intention lui demandant de passer faire les courses. Agrafé au papier il y avait 10 tickets de ration et il les fourra dans sa poche avant de descendre de la tour. Le vent froid de la saison morte lui rougit le visage tandis qu’il se hâtait le long du chemin. Quelques personnes faisaient la queue devant le marché de la place Horny mais heureusement il n’eut pas plus d’un quart d’heure à attendre avant de pouvoir entrer à son tour. Il remit sa liste au caporal et celui-ci acquiescat avant d’invectiver un de ses hommes qui passait par là. Le jeune homme se présentât et il le reconnut : il s’appelait Alderik et vivait à Brygton beach avec sa mère. Ils avaient fini par sympathiser depuis 4 ans qu’il travaillait ici et qu’il le servait régulièrement. Ils se dirigèrent d’un pas nonchalant vers l’entrepôt de stockage général mais Monika ne parlait pas beaucoup, le soldat monopolisant de fait la conversation qui tournait aujourd’hui autour de la fin éventuelle des restrictions pour la prochaine année, mais c’était malheureusement un sujet redondant chaque année qui passait. Monika remit les tickets au contrôleur assis à l’entrée de l’entrepôt qui les tamponna avant de les épingler ensemble et de les ranger dans les casiers juxtaposés derrière. Il passât à coté au bureau du receveur qui lui en remit un nouveau carnet avant de pointer et cocher les nouveaux sur la liste de sa famille. Alderic revint quelques instants après, les deux bras chargés des paniers rouges et ensemble ils transvasèrent leur contenu dans des sacs papiers, Alderic vérifiant chaque article machinalement d’un coup de crayon vif avant de la lui rendre lorsque les deux paniers furent vides.
A la semaine prochaine !, lui cria t’il tandis qu’il s’éloignait les deux sacs pendus a ses bras et il hochât vaguement la tête. Arrivé chez lui il vit de la lumière filtrée sous le bas de la porte de leur chambre : Karen était rentré. Monika se dirigea vers la cuisine ranger les courses avant de mettre la bouilloire à chauffer pour le Houlon. La pendule murale indiquait 4 heures. Il s’assit devant sa tasse, passant ses doigts engourdis par le froid sur les bords avant que Karen ne fisse son apparition à son tour. Il avait un air qu’il ne lui connaissait pas souvent : celui de la confusion et du remord.
_ Je voulais m’excuser pour mon comportement d’hier Baby. Je sais que j’ai dépassé les bornes et je suis vraiment vraiment désolé ; je réparerais tout et rachèterais ce que j’ai cassé dans la chambre.
Il se penchât vers Monika, tirant un paquet de son dos dans sa main gauche.
_Je t’ai acheté quelque chose pour me faire pardonner si tu le veux bien.
Il lui tendit le paquet et Monika acceptât sans toutefois rien ajouter. Il déchira l’emballage, défaisant le nœud frisé scotché au centre et sortit du papier un étui de très belle facture.
_ Ouvre le, lui murmura Karen à l’oreille. L’écrin contenait une somptueuse bague dorée. Monika l’approchât de des yeux, la retournant entre ses doigts. Au cœur 3 mots étaient gravés dans le métal précieux : Je t’aime Baby
_ C’est de l’or véritable ? demanda t’il à Karen.
_ Oui ne t’inquiète pas, de l’or le plus pur qu’il soit je te le garantie.
_ Ou as-tu trouvé tout cet argent ? Tu avais toute cette somme avec toi ?
_ Le prix n’a pas d’importance mon amour, c’est un cadeau pour me faire pardonner.
_ Répond s’il te plait à ma question : OU a tu eu tout cet argent ??
_ Mais enfin bordel c’est un cadeau Monika ! Si tu n’en veux pas, n’insiste pas comme çà, c’est assez désagréable.
_ Oh, arrête ton char, bien sûr que çà me plait. Mais je n’aime pas l’idée qu’il provient du financement de tes sales activités.
_ C’est mon argent et je l’ai gagné en travaillant et j’ai le droit de le dépenser entièrement pour te couvrir d’or si j’en ai envie.
_ enfile là, implora t’il, et la bague avait la taille parfaite sur son doigts et Karen couvrit sa main de baisers, effleurant la peau de ses lèvres.


IX/ Karen


Personne ne le sait, mais je pense souvent à eux. Mais ceci est un manque bien illusoire me diriez vous : si je les ai souvent déçu à bien des égards, de même eux m’ont déçu à bien des égards et de façon plus cruelle encore. Leur absence m’apporte la trompeuse illusion que leur présence me serait bénéfique et réconfortante, mais en réalité de leur vivant ils ne m’ont jamais rien appris. Ce que l’on pourrait prendre pour de la tolérance serait plutôt le fruit d’une passivité subie et résignée. J’avais toujours le constant sentiment qu’ils ne s’intéressaient pas à moi et je faisais n’importe quoi en retour, et comme tous les enfants qu’ils réagissent, me punissent et enfin me conseillent et m’apprennent. Mais ils n’en faisaient rien. Quand à l’âge de 12 ans je rentrais complètement défoncé au milieu de la nuit, ils faisaient semblant de n’avoir rien vu ni rien entendu. Quand je ramenais mes conquêtes dans la journée chez nous et que nous roulions, enivrés sur le canapé du salon, ils restaient mystérieusement désespérément absents à ces heures. Et quand je m’affichais, déambulant à travers les pièces en débardeur, les bras couverts de cicatrices jusqu’aux poignets, ils ne remarquaient rien ou ne m’en disaient rien. Je n’étais pas l’enfant qu’ils avaient désiré et ils me le faisaient constamment ressentir sans avoir à me le dire. J’avais l’impression d’étouffer sous leur regard, affligé et consterné les bons jours ou au contraire plein de ressentiment et de colère les mauvais. Des reproches silencieux qui ne voulaient jamais sortir de leur bouche et que pourtant j’aurais aimé à entendre. Le jour ou je fus convoqué expressément dans le bureau de la directrice de l’école fût peut être l’une des seule exception à leur superbe ignorance à mon égards. Sourdant d’entre ses lèvres mi closes, j’entendis mon père proférer de viles menaces entre ses dents
_ Si jamais ils ne veulent plus te garder dans cette école à cause de toutes tes conneries, je jure que je te tuerais de mes mains et que ton sang coulera sale bâtard ! ( ce mot ci était couramment employé à mon intention mais je n’ai jamais su si le jugement était fondé ou non )
Quand à moi si je souhaitais tout aussi ardemment que lui de ne pas être exclu, c’était pour l’unique raison que je ne voulais pas abandonner Monika seul dans cet endroit peuplé de chacals et d’incompréhensifs.
Les parents du garçonnet qui avait porté plainte s’accordèrent de suite avec les miens pour la retirer en échange de quoi je devais présenter mes excuses et effectuer pendant un an des travaux d’intérêts collectifs. Je serais les dents mais ne m’opposais pas à la décision prise et par la suite 4 mois plus tard cette histoire s’arrêtât là, l’école ayant été détruite.


Dernière édition par le Sam 19 Nov à 13:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: New phoenix   Sam 19 Nov à 12:21

ATTENTION : interdit -18 ans


CHAPITRE II : LIVE JOURNAL



Karen, Avril 3028 (15ans, 5 mois…)

L’homme referma la porte à clé derrière nous et rangeât celle-ci au fond de sa veste de cuir. Prisonnier, pensais je : je n’avais aucun double de la clé de la chambre. Je m’assis distraitement sur le lit, tournant mon regard vers la fenêtre minuscule donnant sur la courelle sombre de l’établissement. Le client jetât en hâte ses vêtements en tas dans un coin de la pièce avant de se précipiter vers moi. Il arrachât d’un geste la courte jupe et des deux mains, aggripât les bords du collant à résille pour le descendre avec brutalité le long de mes jambes, jusqu’aux chevilles. J’entendis le bruit de la déchirure et vit le trou s’effilocher, devenant de plus en plus grand. Mais il s’en foutait complètement et la dépouille s’entassât sur celle de la jupe, bientôt rejointe par celles de la culotte, du débardeur et de la veste. Il m’embrassât sauvagement dans le cou et je sentis les poils de sa moustache qui me chatouillaient la gorge. Il faisait bien deux têtes de plus que moi et pesait sûrement le double aussi. Quand à son âge, il avoisinait le triple du mien à en juger par la calotte dégarnie sur ses tempes et le début de rides profondes qui se creusaient au coin de ses yeux.
_ Suce moi bien profond maintenant salope ! et il posât les mains derrière ma tête me tirant à lui. Je ne sais pas pourquoi mais quelque chose me dégoûtait chez lui, plus que d’ordinaire, bien que j’en eu connut de plus repoussant physiquement. J’essayais de penser à autre chose, m’imaginant à sa place le corps délicat et parfait de Monika mais de sa main droite il m’assenât une claque vigoureuse sur la joue.
_ Merde, mieux que çà putain ! Je ne ressens rien ! Montre moi que tu vaux ton prix salope ou je ne te paye pas un Zehrin !
Il éjacula enfin et je dus me retenir pour ne pas tout cracher tellement c’était immonde. Je croyais qu’il avait eut son compte mais je le sentis tout à coup passer un doigt inquisiteur entre la raie de mes fesses. Je le repoussais poliment mais fermement du bras.
_ Désolé, mais il y a des trucs que je ne fais pas…
_ Comment ? Répète un peu ce que tu viens de dire, sale pute !
_ Il y a des choses que je ne fais pas…
_ Petite pute ! Fallait rester chez ta mère ! Je te promets que je vais t’enfiler de gré ou de force et pas qu’un peu tu vas voir !
_Non !
Je voulus bondir hors du lit, mais il m’attrapât par la racine des cheveux et d’un geste m’enfonçât le visage dans le matelas avant d’appuyer de tout son poids sur mon dos. Je ne pouvais pas hurler, personne n’allait m’entendre en bas et une terreur panique s’emparât de moi. Non ,non m’entendais je crier à l’intérieur de ma tête. Trop tard je le sentais forcer à l’intérieur de moi et une douleur abominable me déchirât les entrailles […] je crois que je perdis connaissance à ce moment là.
Quand je me réveillais, j’étais seul, nu, étendu par terre et j’avais atrocement mal. J’essayais de bouger et mon menton frottât sur quelque chose par terre : une poignée de billets rouge posé à coté de ma tête, 120 Zehrins, le prix d’une passe. Je les ramassais et m’assis sur le bord du lit désemparé. Je pris alors ma mon visage entre mes mains et pour la 1ère fois depuis très longtemps, je me mis à pleurer silencieusement, de grosses larmes salées qui coulaient le long de mes joues. Un long moment après, je me relevais et passais les habits fourrés dans mon sac à dos auparavant, un tee-shirt noir et un baggy, avant de jeter mon costume abîmé dans un sac plastique que je balançais du haut de la fenêtre. Je rentrais à l’appartement en courant comme un fou et après cette histoire, plus jamais je ne revins au bar.

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Mahura
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MessageSujet: Re: New phoenix   Dim 20 Nov à 0:55

Supers ta fic blobtongue mais bon c'est un peut tot 14 ans édemie chirol_gaan c'est un peut jeune 1341
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Zillah
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MessageSujet: Re: New phoenix   Dim 27 Nov à 12:58

Karen, 28 juin 3026 (13 ans 7 mois…)

Comme chaque semaine désormais, samedi après midi je suis allé chez Monika. D’habitude il m’ouvre toujours la porte mais là, ce fût sa mère qui m’accueillit.
_ Entre Karen il est dans sa chambre.
_ Monika ! Ton ami est arrivé !
Et aussitôt une espèce de tornade à surgit du couloir m’attrapant par le bras.
_ Viens voir, je veux te montrer quelque chose de formidable !
Je le suivis tandis qu’il bondissait par devant.
_ regarde ce que Hyacé m’a donné, çà vient de son père, il a retrouvé çà au fond des bagages qu’ils avaient emportés.
_ Euh
_ J’ai retravaillé tous les plans la semaine dernière et avec Hyacé on est allé au magasin lundi acheter les matériaux.
Je me suis penché au dessus du lit. Par terre contre la fenêtre, sur une longue planche de bois, un début de construction embryonnaire. Monika adorait le modélisme, son salon était déjà encombré de ces bâtiments qu’il avait reconstitués avec une patience infinie.
_ waouh, c’est une ville entière que tu es en train de faire ? C’est gigantesque
_ Un quartier seulement. Mais il n’y a presque rien de commencer pour l’instant. J’ai eu beaucoup de mal avec les plans pour le moment.
_ Et c’est quoi au fait ?
_Un quartier à Paris en 1800, tu sais là ou Hyacé et sa famille habitaient avant. Viens voir.
Je m’approchais pour m’accroupir à coté de lui. Il me tendit une liasse de feuilles dans les mains. Je jetais juste un bref coup d’œil, sa passion ne m’emballait pas plus que çà. Je changeais de sujet assez vite.
_ Au fait, c’était bien avec Hyacé hier soir ? (Je n’avais pas pu venir)
_ Ah oui, tu aurais du venir. Son père nous a même acheté des Kornshos. C’est lui aussi d’ailleurs qui m’a payé les pièces pour mon quartier l’autre jour comme çà l’intéresse beaucoup lui aussi. C’est normal c’est lui qui m’a donné les plans, il a hâte de voir ce que çà va donner. Et toi alors ? Qu’as-tu fais hier soir ?
_ TIC
_ Ta punition ?
_ Ouais avec « Melle » Fugazi. C’était super j’ai du trier des quartons toute la soirée pendant qu’elle me geulait dessus.
_ Tu ne m’a jamais dit pourquoi tu avais été puni.
_ Pff, un gars qui a voulu porter plainte, vraiment n’importe quoi. Enfin j’ai cru quand même avoir chaud à cause de toutes ces conneries.
A ce moment là je me suis rendu compte que je m’étais rapproché encore plus près de Monika. Je sentais mon cœur battre jusque dans mon crâne, sous ma peau, dans mes veines. Il était trop tard pour reculer maintenant. Je l’ai plaqué sous moi et je j’ai embrassé, sa bouche chaude et accueillante comme je me l’étais toujours imaginé. Je glissais ma langue entre ses lèvres cherchant le contact de la sienne tandis que mes mains déjà descendaient le long de son torse quand sa mère frappât à la porte. Je me redressais d’un bond.
_ Est-ce que vous voulez goûter les garçons ? Qu’est ce que vous faites ? Vous continuez la maquette ?
_ Pas tellement, je n’ai jamais été très attiré par ce genre de choses. En réalité je crois que je n’ai pas la patience nécessaire pour çà et je suis peu persévérant.
_ C’est dommage…Enfin j’ai préparé une tarte si vous en voulez.
Et elle refermât la porte nous laissant seuls. Je ne savais plus quoi dire à Monika. Quelque chose, mais non. J’aurais voulu prononcer 10 000 mots et en même temps aucun.
_ Est-ce que tu m’aimes Karen ?
_ Oh…oh.. C’était bien Monika, charmant et désarmant tout à la fois.
_ Je t’adore mon ange. Et toi, est ce que tu m’aimes ?
_ Bien sûr !
Il était plus que sincère. Je souris à mon tour avant de l’embrasser à nouveau.
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MessageSujet: Re: New phoenix   Sam 3 Déc à 20:26

chapitre décalé mais bien marrant... chirol_gaan

Gregg, 28 octobre 3030 Paris


Humm… J’ai ouvert les yeux, pelotonné sous le drap. L’écran clignotait depuis quelques instants, retentissant de l’affreux bip bip du signal d’alerte. Le voile de sommeil qui brouillait ma vision s’est progressivement dissipé et je me suis redressé sur les coudes. Un charmant visage me scrutait sur l’écran. J’ai soupiré et enclenché la désactivation du système de protection de l’appartement le temps qu’il entre. Les informations contenues dans la mémoire de sa puce étaient toujours affichées sur l’écran. J’en connaissais déjà les grandes lignes principales et y jetais un œil distrait. Noma Kïn, né le 37 mai 3013, type andronacïen, de race blanche et de nationalité française. Groupe sanguin B-, yeux violets clairs, taille 174 cm poids 60.2 kilos, vaccination à jour, bilan de santé positif effectué le… Je fermai la page, il était déjà là au milieu de la pièce. Quelque chose avait changé assurément depuis l’autre fois samedi soir dernier. Ses cheveux pensais je. En effet il avait une longue bande de cheveux ras de couleur violet foncé partant du front jusqu’à sa nuque, et pour le reste de la coiffure et bien c’était des mèches orange foncés (ou rouge?) qui partaient en tout sens.
_ Une nouvelle coupe ?
_ Yeaah.
Il grimpât aussitôt les barreaux du lit pour s’asseoir à coté de moi. Je souris à la vue de sa combinaison thermique moulante : elle était transparente quasi entièrement, assurément provocante et aguicheuse.
_ Qu’est ce que tu veux si tôt le matin ?
_ Te voir. Tu m’avais donné ton adresse l’autre soir alors je suis venue jusqu’ici pour te voir.
_ Ah !
_ C’est quoi ton nom déjà ? Tu as du voir le mien je suppose plus d’autre choses.
_ En fait je n’ai pas eu le temps de lire le passage concernant tes pratique sexuelles, tu es arrivé trop vite.
_ Dommage pour toi ! Alors ton nom ?
_ Gregg, tu veux voir ma puce ?
_ Tu me l’as déjà montré samedi même si je ne me souviens plus de rien. Alors tu fais quoi ?
_ Tout ! Emmène moi au ciel Kïn.
Je me suis rallongé sur le matelas et j’ai écarté les jambes intentionnellement. […]
Une heure plus tard je venais à peine de me rendormir quand de nouveau on appelait en bas. Oh non pensais je, j’espère ce n’est pas encore un ou une autre, j’ai déjà donné. Misère : c’était ma mère. Pourvu qu’elle ne vienne pas pour m’extorquer encore des fonds ; ou alors elle vient juste pour m’emmerde le matin. 2ème option validée : c’était pas vraiment mieux. Je tournais la tête vers le corps étendu nu à coté de moi et qui dormait profondément comme je dormais quelques minutes plus tôt. Tant pis s’il restait ici, je n’allais pas le virer sous prétexte que ma mère débarquait. Je rabattis délicatement le drap sur son corps et m’habillait en quatre temps trois mouvements avant d’ouvrir à ma chère génitrice.
_ Oh bonjour mon chéri. Tu as mauvaise mine tu sais, tu es sûr que tu dors assez en ce moment ?
_ Quand on ne vient pas me réveiller : oui.
_ Tu plaisantes j’espère, je suis venue jusque de St Léonide pour te voir ( ahaha elle aussi pour mes beaux yeux, décidemment c’était le jour )
_ Tu pouvais très bien me voir sur le réseau.
_ Quel rabat joie ! Tiens tu ne m’as même pas dit ce que tu pensais de mon ravalement et de mes implants.
_ Mirobolant. En un mot : j’adore !
Janice beri à 61 ans, elle en paraît 20 et c’est ma vraie mère biologique (et spirituelle ?) Depuis plusieurs décennies la génétique a fait de tel progrès qu’il est désormais inconcevable d’associer vieillissement et dégradation physique. On vit facilement jusqu’à 120 ans au mieux de sa forme en modifiant continuellement son corps et en agissant sur différents paramètres organiques ainsi que quelques manipulations génétiques. Le recul de l’âge de la maternité entre autre en est un des exemples, la 1ère se situant à l’âge de 45 ans. (Comme vous voyez ma mère avait même de l’avance) ce qui a évidemment été rendu possible par les progrès de la science dans ce domaine. Ce qui me fait au moment présent encore une bonne soixantaine d’années pour donner à ma mère l’occasion de venir me déranger continuellement ce qui n’a rien de très rassurant en soi.
_ Tu veux boire quelque chose ?
_ Evidemment ! Et elle envahit mon kit salon posant ses pieds sur ma table.
_ Tu as déjà mangé ce matin ?
_ Non !
_ Ne te dérange pas surtout pas pour moi, fais comme chez toi. (La meilleure celle là !)
_ En fait je venais surtout et d’abord pour te donner quelque chose qui est arrivé chez nous à notre adresse…hier, finit elle en regardant le cachet.
_Qui serait assez fou pour envoyer une lettre ? Les gens du « dessous » ?
_ Non, c’est pour toi mon chéri, elle est adressée à ton nom.
_ Et tu l’as ouverte ?
_ Oui, comme elle était arrivée chez nous.
_ Gr
_ Je vais te dire ce qu’il y a écrit dessus tant qu’à faire.
_ Mais certainement, rendu à ce point de non respect, on est plus à çà près.
(Elle ne relevât pas la remarque)
_ Elle est de Hyacé Sorelli.
_ Qui çà ?
_ Tu ne te souviens pas de lui ? Vous avez participé ensemble petits à des programmes d’éveil le mercredi après midi. Il est m^me déjà venu chez nous une fois : un petit brun frisé.
_ Peut être…Et alors, qu’est ce qu’il devient ?
_ Il est partit dans le système D’Alar, sur Ténnerion avec sa famille il y a 8 ans.
_ Oh mince, il s’est passé des choses là bas il y a quelques temps, j’en avais entendu parler à l’époque.
_ Oui moi aussi. Il dit qu’il va revenir prochainement avec sa femme et sa fille.
_ Sa femme et sa fille ? Pourquoi si jeune ?
_ D’autres sociétés, d’autres mœurs comme on dit. Enfin bref, il veut savoir si tu pouvais l’accueillir à l’astroport le mardi 6 décembre. Il ajoute qu’il n’attend pas de réponse de ta part car il est déjà partit par le vol du 7 octobre. Si tu vas à l’astroport, il se fera connaître si jamais tu ne le reconnaissais pas.
_ Vous parlez de quoi ?
Nous tournâmes la tête tous deux dans la même direction : Kïn se tenait debout derrière nous, nu comme un ver. Ma mère ne prit pas la peine de lui répondre et moi non plus.
_ Y’a à manger chez toi Gregg ?
_ Dans le frigo, sers toi ce que tu veux et rapporte nous un paquet de gâteaux en même temps.
_ Alors ?, Tu iras le chercher ? Continua ma mère.
_ Ah ouais, et j’en fais quoi moi de Hyacé et de sa petite famille après ?
_ Ils n’ont pas un sous, il voudrait savoir si tu ne pourrais pas les héberger en attendant qu’ils trouvent un boulot. Ils te rembourseront, c’est ce qu’il a écrit.
_ S’ils trouvent un job ce qui n’est pas sûr du tout.
_ Un peu de compassion n’a jamais tué personne mon chéri.
_ Ne me parle pas de la dernière église du salut ou tu t’en vas !
_ Le problème, c’est que les gens ne croient plus en rien de nos jours et qu’ils sont par conséquent de plus en plus égoïstes.
_ Et pourquoi tu ne les accueillerais pas toi si la générosité fait partie de ton salut ?
_ Tu rigoles mon chéri, on est juste en train de préparer l’appartement pour la conférence de la semaine prochaine sur la rédemption.
_ Evidemment, vu comme çà c’est sûr que çà ne va pas être possible.
_Vous en voulez ? Kïn venait de revenir de la cuisine, une boîte noire dans la main droite, un sac plastique dans l’autre.
_ Merci non, sans façons.
_ Gregg ?
_ Ok, On revient tout de suite mumy.
Je l’accompagnai jusqu’à ma cuisine. Il ouvrit la boîte noire et en sortit deux seringues.
_ Je chauffer 2 doses ?
_ Bâ, une pour toi, une pour moi non ?
Il mit les deux doses dans le multi four incrusté dans le mur du fond et les fît chauffer 20 secondes à 67°.
_ T’as un filtre quelque part ?
_ Je vais le chercher.
_ C’est ta mère en fait la blondasse. Elle est pas mal du tout.
_ Ah oui ?
_ Pff, je connais même pas la mienne.
_ T’es andronacïen non ?
_ Ouais. 3000 dollars et t’as les plus beau yeux de la Terre, et un cul d’enfer ! Qu’est ce que tu en as pensé ?
_ T’es arrogant parce que tes parents étaient riches ?
_ Tu déconnes ! Des gens qui paient une fortune des modifications embryonnaires tout çà pour lâcher le môme à la clinique à barboter dans son liquide amniotique artificiel, c’est désolant…
_ C’est sûr ! Tiens, à toi l’honneur c’est prêt.
_ Je peux te faire la tienne ?
_ Si tu veux ?
_ Donne moi ton bras.
_ Aïe !
_ Bon, c’est bientôt fini ?! geula ma mère.
_ C’est bon, on arrive tout de suite.
_ Je dois y aller, ton père va bientôt arriver. Tu me tiendras au courant pour Hyacé.
_ Pourquoi faire ? Tu ne veux pas les héberger de toute façons.
_ Je n’ai pas dit çà, tu interprètes mal les choses.
_ Bon ok, oui je te tiendrais au courant. Vas y sinon tu vas être en retard.
Elle se jetât à mon cou soudainement
_ Tu me manques quand je ne te vois pas. Je t’appellerais sur le réseau.
_ Oui oui, à plus tard mumy.
_ Bisous. Et j’espère que tu n’oublies pas de te protéger !
_ t’inquiètes !
_Pfiouu. Je m’agenouillais par terre sitôt qu’elle fût partit. J’avais le cerveau sur le point d’exploser.
_ Cà va ?
_ Non pas du tout. Aide moi à m’asseoir.
5 minutes plus tard j’étais complètement parti et Kïn aussi recroquevillé par terre les bras autour des genoux, frissonnant. Putain de drogues…
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Zillah
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MessageSujet: Re: New phoenix   Sam 3 Déc à 20:49

+ un!!! chirub_poka

[Hyacé, vendredi 6 octobre 3030 New phoenix]

Alors çà y’est pensais je, c’était finalement arrivé. Tant espéré, tant rêvé et désormais une réalité inaltérable devenue imminente. Plus que quelques heures ici et maintenant le détestable moment des adieux. Ils étaient tous là réunis : amis, famille et autres connaissances. Ils commencèrent à partir un par un, une dernière embrassade et nous ne les reverrions probablement plus jamais. Il ne restât enfin plus que nous quatre. Moi, Liana, Monika et Karen, debout dans la cour de l’immeuble. Monika se jetât dans mes bras et je le serrais comme un fou contre mon cœur. Je l’entendis sangloter, la tête nichée au creux de mon épaule. Je sentis sa tristesse me gagner et des larmes silencieuses se mirent à perler au coin de mes yeux.
_ Oh tu t’en vas, tu t’en vas… tu vas tellement me manquer…
_ Toi aussi mon ange, je te promets je t’écrirais tout le temps là bas.
Je ne pouvais plus le lâcher mais il se dégagea doucement de mon éteinte pour enlacer Liana à son tour. Restait Karen : je ne savais pas trop comment le prendre, il avait l’air bizarre, son visage reflétait une complexité d’émotions incertaines. Heureusement ce fût lui qui vint vers moi. Il m’étreignit simplement et j’en fus soulagé : nous ne nous quitterions pas en un froid glaçant.
_ Viens en bas de chez moi à minuit, je t’attendrais Me chuchotât t’il à l’oreille.
_ Et pourquoi ? (Je n’avais absolument aucune envie de faire quoi que çà soit avec lui, même une dernière fois.)
_ S’il te plaît viens seulement, j’ai besoin de te parler.
_Bon d’accord je viendrais. (Et voilà j’avais accepté mais de toute façon qui avait jamais pu refuser quoi que çà soit à Karen?)
La navette devait partir à 2h30 pour rejoindre l’astroport d’ou notre vaisseau devait quitter Tennerion. Avec Liana nous avions déjà fait nos bagages et les clés de l’appartement n’attendaient plus que d’être remises à leur propriétaire.
J’arrivais à minuit tapante en bas de chez Monika. Je trouvais Karen assis sur un banc du parc pas très loin et je pris place à coté de lui. Un certain temps passât avant que Karen ne prenne la parole en 1er.
_ Je n’arrive pas à y croire. Aujourd’hui tu es là et demain tu ne seras je ne sais ou, à flotter dans le vide
_ Ha ! Et moi, me dire que c’est « the last time » çà me fait bizarre à moi aussi.
_ Tu vas me manquer, je vais être seul avec Monika.
_ Hum…
_ me dire que je n’aurais plus que lui et sue lui n’aura plus que moi plus encore çà m’angoisse quelque part.
_ ah oui ?
_ Il a toujours su compter énormément sur toi. Tu l’as toujours soutenu.
_ Toi aussi non ? C’est toi son copain depuis toujours, avant même que j’arrive ici.
__ J’ai vraiment fait n’importe quoi toute ma vie et je ne sais même pas si je le regrette vraiment car je savais quelque part que tu serais là pour lui si moi je n’étais pas là. A vrai dire, je ne sais même pas ce qu’il sait ou ne sait pas sur moi. On n’en a jamais vraiment parlé.
_ On te connaît Karen, Monika tout comme moi. On sais ce que tu es et ce que tu vaux.
_ Peut être… Est-ce que tu m’en veux ?
_ Sincèrement : oui
_ Je voulais te dire çà avant que tu ne partes : Je veux que tu saches que je t’ai toujours énormément apprécié même si tu as le sentiment que j’ai beaucoup joué avec toi. Tu vas vraiment me manquer : Sitôt que tu sers parti je me mettrais à chialer comme un môme.
_ Toi tu pleures ???
_ Tu ne t’en serais jamais douté ?
_ Franchement : non.
_ Est-ce que…
_Oui…
Il a rapproché son visage du mien et nous nous sommes embrassés une dernière fois, sans violence ni passion farouche, seulement en prenant notre temps. Ses doigts s’étaient entremêlés aux miens et j’ai gardé sa main dans la mienne un long moment avant de me lever. Il s’est levé à son tour avant de disparaître dans la nuit et je suis rentré chez nous.
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