Kamuicaeli ou Kaka MODERATEUR

Nombre de messages: 1079 Localisation: Accrochée aux lèvres charnues et pulpeuses de mon Hero d'amour XD !!! Nananère Ash !!! Date d'inscription: 04/02/2005
 | Sujet: Re: de l'automne.... Lun 22 Aoû à 13:42 | |
| _________________ MON BLOG YAOI MANGA: "My yaoi paradise" : http://myyaoiparadise.skynetblogs.be/ MON BLOG YAOI ANIME : http://achileus.skynetblogs.be/ MON GMAIL : myyaoiparadise @gmail.com MA VIE : trop tard, je n'en ai plus !
|
|
chibi loulou Aspirant(e) Yaoiste


Nombre de messages: 142 Date d'inscription: 15/03/2005
 | Sujet: Re: de l'automne.... Lun 22 Aoû à 19:46 | |
| Bon voilà la suite, je sais je suis méchante mais bon, ils feront ça au chapitre prochain promis!!!! lol  j'espère que vous aimerez quand même!!! -Raphaël ! L’adolescent frappa timidement à la porte de l’atelier. Il ne reçut aucune réponse et recommença un peu plus fort. Il n’y eu toujours aucune réaction. Alors, prenant son courage à deux mains, il posa timidement sa main sur la poignée de bronze et poussa la porte. Il se glissa à l’intérieur le plus silencieusement possible, mais aurait-il voulu trouver son ami, qu’il ne se serait pas risqué à avancer davantage. L’atelier se composait d’une seule et unique grande pièce de bois pain d’épice, embaumant le miel et la cire venant de la multitude de bougies qui se consumaient doucement. Arawn n’osait pas avancer car il ressentait comme une certitude qu’il n’était pas uniquement sur le lieu de travail du peintre, mais au cœur même de son âme. Il fit tout de même quelques pas. Les murs, le sol, les poutres du bâtiment qui avait dû être à une époque les écuries, tout était recouvert de lourdes tentures chocolat, rouge ou fauve, de chevalets emmêlés, de toiles éventrées ou tout juste esquissées. Partout, on trouvait des pots et tubes de peintures, des morceaux de pastels, des pinceaux qui avaient rendus leurs derniers souffles. Dans un des recoins de la salle, Raphaël se tenait droit et pâle, fixant sans le voir un feu d’enfer qui ronflait dans la cheminée. -Raphaël… ? Arawn hésita, mais alors qu’il regardait autour de lui de quoi engager la conversation, il eut un mouvement de surprise. Les yeux écarquillés, il parcourut les murs autour du breton qui s’était retourné et lui souriait d’une façon étrange. Il était partout : allongé sur un rocher au clair de lune, cheveux au vent sur le pont d’un bateau, inquiétant à roder dans un cimetière, à demi nu soulevé par un démon au regard d’ambre, mélancolique en regardant la neige….Raphaël avait du talent, du génie au-delà de tout ce qu’il avait pu connaître auparavant. Sous ses doigts, le moindre petit détail devenait vivant, presque troublant. On croyait pouvoir entendre le bruissement des ailes soyeuses, sentir contre ses doigts le froid d’un flocon, et lui même, se sentait captif des toiles, incapable de se détacher de sa propre image, sublimée à l’extrême. -Tu aimes ? Le peintre attendait sa réaction. Ainsi le lycéen découvrait son obsession, son amour pour lui ?! Car c’était bien cela qu’il éprouvait, une fascination pour ce jeune démon qui, sous des dehors tendres, frôlait la démence. Oh, le garder, l’enfermer ici, et le dessiner sans fin, être le seul à caresser des lèvres et du pinceau sa beauté, et ne plus se contenter de souvenirs si fades et incapables de combler sa frustration….les paroles de Caroline n’avaient fait qu’éveiller ses sens déjà tendus à l’extrême depuis l’arrivée du garçon. Il tendit les mains en avant comme pour le saisir, les yeux à demi voilés par le désir mais aussi une cruelle ironie. Arawn recula, effrayé. Il ne reconnaissait pas son compagnon en cet homme si visiblement brûlé par une passion cruelle. Son ami l’avait habitué à de la chaleur, de la douceur ! -Tu hésites ? Pourtant tu semblais bien prêt de payer ta pension tout à l’heure ! Arawn paniqua. - Arrêtes ! Tu sais bien qu’elle m’avait provoqué ! Si je suis ici c’est parce que je …parce que je…. Le breton cracha un rire bref, qui claqua comme un jappement sec dans la pièce. -Cela t’es plus difficile à dire ? C’est vrai que tu ne sais pas mentir ! Raphaël s’était de nouveau replongé dans la contemplation des flammes, le visage glacial. Arawn mit quelques secondes à assimiler l’insinuation, et s’approcha de son ami, si près que d’un geste de la main, il aurait pu lui caresser le dos. Mais il n’en fit rien, se contentant d’attendre que le peintre se décide à se lui faire face. Des larmes, de stupides larmes lui montaient aux yeux. D’abord sa mère complètement terrorisée par sa propre folie, et puis leurs baisers, si profonds, dont le simple souvenir suffisait à le faire chanceler, et voilà que Raphaël se mettait à douter ! Mais il l’aimait ! Et rien n’aurait pu lui ôter du cœur cette réalité ! Après plusieurs minutes qui parurent des siècles pour chacun d’eux, Raphaël, enfin, soupira. Il ne savait pas vraiment encore comment commencer. Il le chérissait tellement. Il serait mort s’il ne l’avait pas retrouvé, lové contre ce grillage, devant cet hôpital, à demi noyé de larmes…Il voulait le prendre dans ses bras, boire ses sanglots qu’il devinait malgré tous les efforts de son diablotin pour les dissimuler ; mais ce dont il avait le plus envie, là, maintenant…. -Arawn, pose pour moi. Il se retourna pour sourire tristement. -S’il te plait. Il regarda autour de lui. -Installe toi sur ce meuble. L’irlandais surpris, mit quelques secondes à se rendre compte que son ami lui désignait une sorte de vieux fauteuil de velours rouge, entouré de bougies. Il s’y assit et regarda le peintre avec inquiétude. Mais celui-ci installait son attirail et commençait à tracer les premiers traits. Il s’en voulait de l’avoir blessé. Mais Caroline avait raison sur au moins un point : des filles, il en avait connu, des valides, des infirmes, des ravissantes, d’autres beaucoup moins, mais toutes finissaient par se lasser, ou ne perdaient pas de temps et tentaient leurs chances, puisant à pleines mains dans son cœur et ses finances, le laissant vide et solitaire. Mais lui, son flamboyant petit feu follet, il voulait le croire, il se consumait à l’idée de ne pas le croire ! Il pris sa décision et posa son fusain. -Pardonne moi. Cela n’avait été qu’un souffle, mais Arawn l’entendit. De nouveau, la chaleur qui l’entourait en présence de son bien aimé revint. Il sourit, mais curieux, il voulu en savoir plus. -Raconte moi s’il te plait ! Qu’est ce qui se passe ? Raphaël soupira, mais consentit à répondre. -Comme je te l’ai déjà dit, mes parents sont morts quand j’avais dix ans. Moi, j’ai survécu, mais j’y ai laissé ma jambe et je suis resté dans le coma pendant plusieurs semaines. Cathy, ma grand-mère aurait adoré me prendre avec elle, mais la mort de son fils, mon père, elle a fait une grave dépression et grand-père devait rester tout le temps près d’elle. C’est donc Caroline, la sœur de mon père, qui est devenue ma tutrice légale. Bien que je sois majeur, elle a conservé certains droits sur moi, étant donné que son psychologue de mari pense que je garde des séquelles de tout ça. -Je comprends pas… -Elle a une procuration si tu veux. Arawn hésita à comprendre. Il se renversa en arrière et passa sa main dans ses cheveux. Et dire qu’il se sentait parfois étouffé par le poids de sa propre famille !! - Ce que je ne comprends pas, c’est cette histoire d’argent. Raphaël rit. -Mes parents étaient de grands artistes, je ne leur arrive pas la cheville d’ailleurs, et…. -Comment ça ? Non ce n’est pas possible, mieux que toi, ça n’existe pas ! -Tu es adorable mais laisse moi finir ! Gronda le peintre doucement. Arawn sourit piteusement et lui tira la langue. Je t’aime-Bref, ma tante s’est arrangée pour récupérer tous leurs biens pour les gérer. Elle a tout vendu et pris sa part. Le reste est m’appartient, mais comme elle garde des droits sur moi, je dois lui en verser un peu de temps en temps. Si avec cela tu ajoutes le fruit de mes propres tableaux, cela représente une jolie somme ! -Pfffff…… Le peintre releva un sourcil. Arawn réfléchissait, les yeux perdus dans ses pensées. La chemise trop grande dévoilait son torse et glissait lentement le long d’une de ses épaules. Il était si beau….Ses cheveux cascadant doucement, les yeux si bleus, sa peau pâle et les lèvres rouges, à demi ouvertes, si moelleuse, si attirantes. Raphaël se leva, prit ses béquilles et rejoignit le garçon sur la bergère. Arawn frémit d’anticipation. Peut-être que son compagnon allait de nouveau lui offrir un baiser….Le peintre pourtant voulait prendre son temps. Il commença par lui prendre délicatement le visage entre ses mains, juste pour en suivre la courbe des doigts, mais l’adolescent, impatient et inconscient sans doute, passa ses bras autour de son cou et l’embrassa fougueusement. Son baiser était encore un peu maladroit, mais Raphaël y goûta avec délices. Il passa amoureusement la langue sur la bouche close de son amour, lui demandant calment d’entrouvrir les lèvres et commença un ballet langoureux et terriblement adulte avec Arawn, qui sombrait peu à peu dans un océan de sensations nouvelles. Mais il comprenait une chose, Raphaël l’aimait, le chérissait, et ne le forcerait jamais, mais en cet instant, le peintre ne voulait plus attendre. Je t’aime Ses mains câlinaient sa taille mais suppliaient pour descendre à ses hanches, et le torse palpitant qui s’appuyait contre le sien, le renversait avec une lenteur merveilleusement insupportable. Arawn, s’il connaissait l’art de la guerre, ignorait tout de l’art de l’amour. Les lèvres de son bien aimé s’attardaient sur sa gorge, mais lorsqu’il descendit sur le torse, le lycéen se raidit, oh, pas de peur, mais de crainte, et d’appréhension. Raphaël soupira et se promit mentalement de faire une longue promenade sous la pluie pour se calmer. Il caressa doucement le beau visage inquiet, et sourit. Arawn se mordit un doigt, confus. -Si tu veux tu…. Il posa sa main sur la bouche de son presque amant et embrassa doucement sa tempe. -Plus tard. Reposes toi. Ils restèrent longtemps ainsi, à écouter le bruit des gouttes sur le toit. Ils ne se connaissaient que depuis à peine plus que deux jours, l’été leur apprendraient d’abord à mêler leur cœur…. |
|
chibi loulou Aspirant(e) Yaoiste


Nombre de messages: 142 Date d'inscription: 15/03/2005
 | Sujet: Re: de l'automne.... Mar 23 Aoû à 15:29 | |
| |
|