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 de l'automne....

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He@venly
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Lun 8 Aoû à 18:09

ta tou perdu??? chirol_gaan
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chibi loulou
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Lun 8 Aoû à 18:19

non, y me reste l'ancienne version mais bon, ça m'enerve quand même!! lol blobtongue enfin, je vais me débrouiller, pour delain ou après demain, ça te va?
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He@venly
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Lun 8 Aoû à 18:31

vi sa me va!!! bloblaugh
Mais attention si je l'ai pas... box


lol lol Nan je plaisante! fou
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chibi loulou
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Lun 8 Aoû à 18:39

lol et ben ça fait plaisir!! je suis en train de rattrpaer mon retard et de lire celle des autres. Tu as écrit quelque chose toi aussi? 125
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Seki Taka
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Lun 8 Aoû à 19:24

he@ est une beta lectrice!!

elle lit, nous fait des commentaires mais elle n'écrit pas
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He@venly
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Lun 8 Aoû à 21:08

Et oui, je suis comme ça! m-fu
J'ai écris le début d'une fic sur Harry Potter sur FF.Net mais impossible de continuer ano2
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chibi loulou
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Mar 9 Aoû à 10:14

voilà la suiteeeuuuuh!!!

Chapitre 4 : A courber sous le poids des pommes les arbres moussus du cottage,…


Tout en marchant sur le petit sentier, Arawn respirait avec délices les nombreuses flagrances boisées. Depuis trois semaines, avec Nicolas et Claudia, il savourait ces pseudo-vacances en Bretagne, et, comme le travail n’était pas insurmontable et qu’ils étaient habitués à travailler particulièrement vite, ils pouvaient jouir à loisir de leur temps libre. Arawn laissait ses deux amis se découvrir, et passait des heures sur la côte ou dans les forêts voisines, à marcher ou lire.
Il savourait cette solitude, et se laissait porter par la brise légère. Sous la voûte des arbres, uns cascade de lumière verte, chaviraient sur les herbes folles légèrement humides, entre les pierres inégales de ce qui avait dû être un chemin de randonnée. Mais quittant encore davantage ces balises, le jeune homme s’aventura dans les recoins plus mystérieux des bois, suivant le bruit d’une source vive bondissant entre les chênes. Après une bonne heure de marche, en soulevant délicatement une branche lui barrant la route, Arawn se sentit complètement perdu. L’irlandais rit de plaisir. Il avança doucement sur le tapis de fougères, et s’assit sur une large souche à demi-pourrie, recouvertes de mousses et de champignons, ses larges racines noueuses s’enfonçant dans une petite source. Pourtant l’air même restait sombre et rude, les longs cheveux argentés de la brume enlacés aux bras noirs des vieux arbres. L’ensemble était cachée par le lourd feuillage, à peine percée par quelques pâles rayons de soleil qui, brisées, éclataient en touche de lumière sur l’eau joyeuse. Les formes torturées des troncs, voluptueusement étendus, à se toucher, rendaient l’accès impénétrable à cet espace hors du temps. Son excitation croissante, le jeune homme suivit la piste de sa fantaisie. Entre deux petites flaques d’eau, un vieil arbre foudroyé se mêlait aux élans plus sauvages de jeunes pousses, et força Arawn à se baisser. Le bruit du ressac se faisait plus intense à mesure qu’il parcourait les recoins de la forêt, et, au-delà encore de cette crique de verdure bruissante sous la caresse du vent marin, les rochers rudes se perdaient dans le ciel gris de colère d’une tempête naissante. Arawn se laissa à demi-soulevé par le vent et étendit les bras comme un enfant pour en sentir la prise. Dieu qu’il aimait cela !! Il courut presque jusqu’à la pointe de la falaise en riant. N’y tenant plus il déclama à l’unisson du souffle de l’océan :
« -ELLE ENTRETIENT D’ETERNELS MURMURES AUTOUR
DE SES RIVAGES DESOLES, ET DE SON PUISSANT GONFLEMENT
ENGLOUTIT DEUX FOIS DIX MILLE CAVERNES…..
-Jusqu’à ce que le charme d’Hécate leur abandonne leurs sonores et antiques ténèbres
. Vous criez toujours autant lorsque vous récitez de la poésie, Arawn Riagall ?
Arawn blêmit et se retourna lentement. Cette voix, ce sarcasme si doux à ses oreilles, ce besoin toujours plus insupportable de le faire enrager, et surtout le seul homme au monde à se tenir là quand il se laissait aller….Achevant difficilement sa rotation, le jeune homme découvrit avec une appréhension non dénuée de plaisir le doux visage de Raphaël Gyès qui lui souriait. De toute évidence, l’homme avait gravi le petit sentier le long de la côte, et s’était installé sous les branches d’un châtaignier, pour croquer la mer et l’union des couleurs végétales, aériennes et aquatiques. Comme à leur première rencontre, la chaleur qui faisait défaut à cet après midi pluvieux réapparut, du moins pour Arawn qui ne put s’empêcher de répondre au sourire de son compagnon de peinture.
-Raphaël….. ?
Bien sûr !! Cela lui revenait à présent ! Ille lui avait dit lors de leur première rencontre, il était breton ! Se traitant d’idiot de ne pas y avoir pensé plus tôt, le rouquin vint serrer la main de son tourmenteur, avec une joie sincère, retrouvant les détails de cette journée de printemps. Raphaël portait toujours des couleurs claires, un long pull irlandais crème, un simple jean bleu pâle, couvert de traces de crayons et de peintures, les cheveux blonds ébouriffés par le vent. Mais après les salutations d’usage, les deux jeunes gens ne trouvèrent pas grand-chose à se dire, et le jeune homme tortilla une de ses mèches rouges en regardant le ciel d’un air pénétré.
Le peintre regarda avec attention son jeune modèle. Arawn était toujours vêtu avec goût et recherche, sa longue chemise de fine baptiste blanche, le jabot de dentelles accroché avec une broche ancienne, améthyste cela allait de soi, le pantalon de velours noir, les lourdes chaussures, tout cela donnait au lycéen un air de corsaire furieusement aristocratique, nimbé par les vapeurs de la mer, tant et si bien que Raphaël, mordillant sa lèvre inférieur en une moue taquine, sourit, prit une toile blanche et demanda :
-Vous voulez bien poser pour moi ?
-nh ?
-Je vous demande si vous voulez bien poser pour moi.
Arawn rit et s’assit contre un arbre centenaire, l’air malin. Tout reprenait comme avant, comme en cet après-midi, au Louvres. Ils n’avaient fait que ce chamailler, mais cela restaient pour tous les deux un très heureux souvenir, aussi en apprécièrent-ils la survivance, tout comme le bonheur de se retrouver, prêts à en découdre encore pour une joute amicale.
-Faites, mon ami, faites.
Raphaël s’installa donc commodément, et commença à dessiner les contours du visage de son compagnon.
Ils restèrent un moment, sans parler, chacun, appréciant le plaisir de la compagnie de l’autre. L’amitié étant chose peu compréhensible qui fait se réunir des personnes aussi dissemblables. Cependant, le silence finit par peser à Raphaël qui ne put retenir son envie de taquiner l’imprudent jeune homme qui, langoureusement renaissait sur sa toile.
-Vous êtes ici en vacances ?
-Non, je travaille figurez vous. Je suis serveur au Dolmen, vous savez, le restaurant/hôtel/crêperie, au village.
-Oui, je connais. J’habite ici au cas où vous ne l’auriez pas deviné.
-Peuh….et vous habitez dans le centre, Monsieur je-sais-tout ?
-Non.
Le peintre sourit pour ménager son effet, mais reprit l’air de rien.
-A ce propos, vous vous promenez souvent chez les gens comme ça ?
-Hein ?
-Enfin, soupira Raphaël faussement résigné, devant le fait accompli, je ne peux que vous souhaitez la bienvenue, n’est-ce-pas ?
Arawn qui avait peur de comprendre, se redressa à demi.
-Quoi ?
-Vous êtes sur ma propriété, jeune homme, le peintre faisait les gros yeux, vous me devez réparation ! Mais si vous êtes coopératif, je pourrais toujours fermer les yeux….
-euh…..Et que demandez vous ?
Raphaël qui décidément s’amusait beaucoup, fit mine de chercher, bien que son désir soit déjà depuis longtemps trouvé.
-Vous poserez pour moi, autant de temps que possible !
Arawn le regarda, incrédule.
-Vraiment ?
-Un problème ?
-….Non. Aucun. Mais vous creusez votre propre tombe !
-Comment ça ?
Le rouquin prit un air outré.
-Comment ? Vous oubliez vos propres paroles ? Votre cerveau ne serait-il pas gâté par l’âge et le sel, Monsieur Gyès ?
-Vous êtes insupportable.
-Vous voyez quand vous voulez.
-Désespérant.
Les deux amis se regardèrent, puis commencèrent par rosir, pour finir rouges confits de cerise, et finalement éclater de rire. Essuyant sous ses doigts les larmes de ses yeux, Arawn se rappuya contre son arbre et laissa son compagnon poursuivre son travail. Le vent soulevait doucement ses cheveux, et le rire soudain et encore présent sur son visage, lui donnait un air si doux, que l’artiste bénit le Ciel de l’avoir retrouver. Quoique qu’il n’en dise rien, il avait profondément regretté de devoir quitter le jeune homme sans finir le tableau commencé. Il avait espéré, rêvé revoir son jeune modèle, sa muse comme il l’appelait dans le secret de ses souvenirs, mais qui eu cru qu’il allait le revoir, là, sur sa propriété ? De son côté, Arawn remerciait silencieusement Jean-Paul d’avoir fait ses réparations et de les avoir éjectés gentiment vers ce coin perdu de Bretagne. Il s’était efforcé de ne plus songer à cet inconnu rencontré dans un parc, dont la langue acide lui avait retourné le cœur, mais il n’avait pu s’y résoudre et avait endurci son âme, persuadé de ne jamais le revoir.
Perdus dans leurs pensées respectives, ils ne virent pas le temps passer. Ce fut une sonnerie de portable qui rappela les deux jeunes gens sur terre. Raphaël plongea dans son sac pour récupérer le petit objet bruyant. Arawn leva un sourcil.
-Vous devez partir ?
Le peintre eu un sourire amusé.
-Je ne suis plus au lycée, j’ai mon propre emploi du temps que je gère comme je l’entends. C’est ma grand mère-si vous vous souvenez je vit avec elle-qui veux juste savoir si je suis pas tombé. Elle s’inquiète toujours.
Le rouquin rougit et se traita une nouvelle fois d’idiot.
-Et vous ?
-nh ?
-Vous pouvez rester encore un peu ?
Le jeune homme soupira et tira son portable d’un oeil morne.
-Oui, je suis en congé ! Et puis, il fit un clin d’œil à son ami, ils peuvent toujours essayé de m’appeler, je ne l’allume jamais !!
-Même pour lui ?
Arawn, surpris, leva le nez de la mer, et dévisagea le peintre sans comprendre.
-Comment ça ?
-Ce garçon blond qui est venu vous récupérer, au Louvres, vous vous souvenez ? Cet enfant vous adorait, vous étiez son dieu ou du moins son petit ami, non ?
Arawn remit difficilement la scène et grimaça. Il conservait pour Dimitri des sentiments amicaux mais depuis ce fameux après-midi chez le petit blond, il avait soigneusement évité de se retrouver face à lui, et d’aborder le sujet.
-Non, non....C’est....c’est juste un camarade de classe. C’est juste...voilà.
Raphaël jeta un oeil derrière sa toile et poussa de nouveau la conversation dans les derniers retranchements de la patience inexistante de l’irlandais.
-Oh ? Je garde pourtant un souvenir ému de sa....politesse.
-Désolé. Vous avez donc entendu ?
Raphaël soupira. Arawn semblait vraiment gêné, et attristé de ce qui avait été dit, et contemplait ses chaussures, cherchant desésperemment quelque chose à dire.
-Mais je vous remercie..
La voix du peintre n’était plus que douceur.
-Comment cela ?
-D’avoir pris ma défense.
Les yeux de nuit s’agrippèrent aux yeux d’ambre, et tout fut dit. Chacun reprit son activité.
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chibi loulou
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Mar 9 Aoû à 10:17

Après plusieurs heures, l’un à lire, l’autre à peindre, Arawn, vêtu uniquement d’une chemise commença à frissonner. Le temps s’était considérablement rafraîchi et le ciel assombri. Mais ce frisson passa à la thermo-contraction lorsqu’une goutte tomba sur la toile de Raphaël, suivit de milliers d’autres, trempant jusqu’aux os et en moins de temps qu’il ne le faut pour le dire, les deux amis. Le peintre, d’un mouvement où transparaissait l’habitude, rangea rapidement son matériel. Arawn vint l’aider, mais peine perdue, le tableau ressemblait à un vieux pudding aux pruneaux, dégoulinant sur le sol détrempé. Mais le blond ne s’en formalisa pas, et prenant le menton de son modèle entre ses doigts, murmura :
-Il faudra donc que nous nous revoyions, n’est ce pas Arawn Riagall ?
-…….sans doute..
Arawn frissonna de nouveau, mais cette fois, sous la chaleur de cette main qui lui caressait à demi la joue, indifférent à la pluie. Il ferma les yeux, sans trop savoir ce qui se passait.
*Raphaël*
De son côté, le peintre, soudain grave ne pouvait en détacher ses yeux. Son modèle…… le voir avait tourné à l’obsession, le garder pour lui seul, dans son atelier, être le seul à le peindre, à le dessiner. Mais se réveillant brusquement, il prit conscience de la situation. Sa fierté le lui refusait mais n’ayant pas le choix, il s’appuya sur son jeune compagnon.
-Ma maison est un peu plus bas, pourriez vous m’aidez à le rejoindre ? Le sol est….euh…glissant.
Acquiesçant d’un simple signe de tête, grelottant de froid, Arawn agrippa la taille de son ami et amorça une descente sur le chemin détrempé. Mais au bout de deux pas, il dut se rendre à l’évidence : glissant était un doux euphémisme pour désigné le marasme spongieux qui s’étalait sous leurs pas ! Au bout de deux mètres, il avait le sentiment de s’être fêlé trois côtes, cassé la cheville et arraché la peau de ses mains. Les béquilles de Raphaël rendaient acrobatique cet exercice déjà difficile, ripant sur la mousse gluante de pluie, et les quelques pierres recouvertes de boue.
-Merci mon Dieu vous avez des chaussures appropriées !
-Vous habitez encore loin ?
Le peintre, se demanda si son petit démon préféré n’allait pas le lâcher là, entre deux flaques, mais ne dit rien. Sans plus parler, il désigna de sa canne, une vaste maison, basse et ancienne, cachée par une végétation abondante et les tourbillons de brouillard qui se levaient. Quelques branches d’arbres rudes les déchiraient lentement, produisant un effet si sombre, qu’Arawn, sans réfléchir, resserra sa prise contre son compagnon, qui surpris, l’enlaça plus fermement. Malheureusement, la route glissante n’étant plus le centre de leurs attentions, les deux jeune gens trébuchèrent contre un rocher caché par des feuilles gluantes, et s’étalèrent lamentablement sur le sol, à quelques pas du petit portail de fer forgé. Les béquilles de Raphaël volèrent jusqu’à la porte d’entrée et s’y écrasèrent, cognant contre une cloche de bronze et provoquant un fracas assourdissant.
Le peintre, se releva péniblement sur le petit muret de pierre entourant la maison et son jardin, le temps de voir débouler comme un diable sortant d’une boite, une ravissante aïeule, les joues rosies par la colère, son chignon blanc en bataille, le tablier rempli d’eau.
-RAPAHËL !!!!! Mais qu’est ce que tu faisais dehors à une heure pareille !!
-Nh ? Une heure pareille ?
Comme pour sonner le glas de sa résistance inexistante, le vieux clocher du village voisin, lui assena ses neuf coups. La nuit était tombée comme une chape de plomb sur la côte bretonne. Le jeune homme soupira et se gratta la tête, faussement contrit.
-Excuses-moi grand-mère, je peignais et…
Se retournant brusquement, manquant une nouvelle fois se rompre le cou si la vieille dame ne l’avait pas retenu, il chercha des yeux, entre les gouttes, la silhouette de son compagnon. Arawn, s’approchait, son matériel de peinture dans une main, pressant l’autre contre son torse. Il s’inclina gracieusement devant la grand-mère de Raphaël et tendit à celui-ci son attirail, les lèvres blanches, et le teint cireux. Soudain, alors qu’il pensait repartir, il se fit happé par une main puissante et traîner en deux temps trois mouvements vers la maison par une silhouette imposante. Mais quand la personne en question voulut lui enlever sa chemise, et pour ce faire, lui empoigna le bras, il cria de douleur. Raphaël, lui aussi, dévêtu de force par son énergique parentèle, se rapprocha vivement et remarque l’angle bizarre du poignet de son modèle. Il avança la main.
-Me touche pas !!
Blême de colère autant que de douleur, le jeune rouquin s’était recroquevillé dans un coin de la pièce, dos au mur, prêt à sauter à la gorge de quiconque s’approcherait de lui. Le peintre soupira, et prit ses béquilles. Il clopina vers son ami, et posa ses deux mains de chaque côté du visage furieux d’Arawn, en équilibre sur sa seule jambe valide. Sans ciller face au regard violet de rage, il se contenta de sourire, puis d’user d’autorité.
-Montre moi.
Le lycéen hésita, et tourna la tête, buté.
-Montre moi.
-Je te dis que ça va !
Se rapprochant, Raphaël, feula une nouvelle fois.
-Arawn, tu es blessé alors montre moi.
Le jeune homme était fatigué. Les nerfs déjà fragiles, l’épuisement psychologiques qui pesaient sur ses épaules et que son ami ne soupçonnait pas, tout cela passa dans son poignet brisé et lui envoya une décharge de douleur alors qu’il éclatait en sanglots. Raphaël chancela, mais tient bon, juste le temps pour lui d’accueillir contre son torse, un petit garçon aux cheveux rouges et aux grands yeux bleus de nuit, un petit garçon qui avait peur de l’orage qui tonnait dehors, peur de cette maison inconnue, de ces gens qu’il n’avait jamais vu, un petit garçon qui avait mal, et qui s’effondra sur le sol, comme un petit paquet silencieux, humide et grelottant.

***
La première chose qu’Arawn ressentit à son réveil fut un profond sentiment de bien-être. Sous le duvet moelleux de coton piqué de broderies rouges, une délicieuse odeur de crêpes et de pain beurré lui monta aux narines. Il se releva à demi, encore endormi, et remarqua rapidement qu’il n’était pas dans son lit. Il chercha à se souvenir de ce qui c’était passé. L’orage….la chute et le désagréable bruit d’un os qui craque….les bras forts d’un homme qui l’attire dans la maison…les yeux dorés de Raphaël qui lui demande de montrer son poignet….et puis plus rien, sinon cette douleur, et…Il passa une main devant ses yeux, après tout était confus, il lui semblait bien que quelqu’un l’avait manipulé avec précaution, surtout que son poignet était correctement bandé et soigné, il se souvenant vaguement d’avoir été déshabillé, et allongé avec précautions dans un lit, sans doute celui dans lequel il se trouvait. La petite pièce se trouvait sous les toits, fraîche et pimpante, avec son vieux parquet, son tapis de laine vierge, les rideaux de velours rouges, le vieux bureau de noyer et le bouquet de fleurs trônant sur une table ronde au milieu de la pièce. Arawn remarqua que ses vêtements ne se trouvaient pas dans cette pièce et qu’il devait porter une large chemise du peintre, parfumée au miel. Le jeune garçon aima cette adorable chambre si accueillante, et entreprit de se lever, et d’ouvrir timidement la fenêtre presque au raz du sol. Il se pencha et découvrir le plus beau jardin anglais qu’il eut jamais vu. Vivant dans une tour HLM de la capitale, cette explosion de fleurs et de verdure lui fit l’effet d’une bouffée d’oxygène après des mois de séquestration. Il passa plus avant sa tête par la petite ouverture, s’allongeant à demi sur la petite marche qui conduisait à l’ouverture. Il humait encore avec délices les doux parfums de la matinée quand la porte de la chambre grinça. Arawn sursauta et se releva à demi, prenant sans y faire attention appui sur son poignet blessé, ce qui lui arracha une grimace, et le laissa assis sur le plancher. Raphaël qui avait réussit l’exercice de monter les escaliers jusque là, reprenait son souffle et manqua le perdre en contemplant son hôte imprévu. Les cheveux d’Arawn caressaient ses reins, et ses jambes, longue et fines, n’étaient pas couvertes par la chemise largement ouverte sur un torse pâle et frémissant. Débarrassé de son attirail de vampire des temps modernes, le jeune homme apparaissait comme un ange aux ailes soigneusement cachées, le visage pâle rosissant de pudeur.
Raphaël déglutit et sourit plus largement.
-Tu as bien dormi ? Dépêche toi de t’habiller, le petit déjeuner t’attend. Je te préviens, depuis que le médecin a dit que tu ne te nourrissais pas assez, ma grand-mère à bien l’intention de te remplumer un peu !! J’ai prévenu ton employeur, tu es en arrêt jusqu’à la fin de l’été, donc….tu peux rester ici.
Sous le flot d’informations, Arawn restait une seconde comme assommé, avant de se lever, de courir au peintre qui, déjà, refermait la porte, et de le plaquer contre le mur, les mains lui broyant consciencieusement les épaules.
-C’est quoi cette histoire ? Je vais très bien !! Je sais que pour toi, c’est dur à comprendre, mais j’ai besoin de ce boulot alors tu gardes ta-bon-samaritain-attitude, et tu me ramènes tout de suite ! Pour qui tu te prends de décider comme ça ce qui est bon ou non pour moi ? Mais tu vas me répondre à la fin ?!!
Raphaël cessa de sourire, et ses yeux prirent un éclat métallique alors que d’une poigne de fer, il se dégageait des doigts du lycéen.
-Tu t’es évanoui chez moi, le médecin t’a soigné de trois fractures du poignet, et ton employeur te paye une prime et une partie de ton salaire d’août en compensation de tes heures supplémentaires donc l’argent n’est plus un problème. Tu poseras pour moi en échange du gîte, du couvert, et d’un peu d’argent de poche, donc…tu restes ici que cela te plaise ou non. Tu as des vêtements dans le placard, maintenant dépêche toi.

***
Claudia retournait en tous sens la lettre, avant de regarder Nicolas, inquiet.
-Tu crois qu’on doit le lui donner ? Il s’est déjà cassé le poignet, on devrait le laisser tranquille non ?
Nicolas caressa les cheveux blonds de son compagnon, et soupira.
-Si jamais Arawn apprend qu’on lui a caché ça, il va nous tuer, et pire, il ne nous le pardonnera jamais.
Le petit travesti se pressa contre son ami avec un tremblement, et sentit les larmes lui monter aux yeux, avant de sourire bravement.
-On lui apporte à la pause ? Tu sais où habite ce peintre, ce Raphaël Gyès ?
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Mar 9 Aoû à 12:21

chirolp_lovely Comme c'est bien écrit !!!

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MessageSujet: Re: de l'automne....   Mar 9 Aoû à 15:09

trop bien! chirolp_wkiss2
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Mar 9 Aoû à 16:18

merci, merci, je suis toute émue!! lol chirolp_lovely j'espère être encongé demain pour avoir le temps d'éccrire ma suite!!
biiiisouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuusss à vous tous pour les gentils commentaires! chirolp_wink
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Mar 9 Aoû à 20:30

De rien chirolp_wink
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Mar 9 Aoû à 21:48

mais si ,mais si....c'est super gentil! chirolp_lovely
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Mar 9 Aoû à 23:31

Tu écris vraiment très bien !!! chirolp_lovely
Tes personnage sont vraiment attachant ! chirolp_lovely
Tu ne fais pas de fautes d'orthographe chirolp_lovely

question3 Es-tu véritablement un être humain ?
Au fait sans indiscrétion, quel âge as-tu ?

blobtongue C'est juste pour savoir parce que je trouve ton écriture très mature !

chirolp_wink

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MessageSujet: Re: de l'automne....   Mar 9 Aoû à 23:36

elle a 22 ans kaka chirol_bak1
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Mer 10 Aoû à 9:29

voui, je suis une vielle pô!! lol j'essaie de vous faire le chapitre 5 ou demain ou après de main, ça va dependre de mon jour de congé!! chirol_gaan mais merci pour les compliments!! dites moi aussi ce que vous aites que j'aille voir!! chirolp_lovely *chibi mode curious* blobtongue
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Mer 10 Aoû à 14:52

Moi j'ai fait que un truc et c'est d'une nulité.... 1061

Préfère pas te dire blobtongue
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chibi loulou
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Ven 12 Aoû à 16:56

chirolp_lovely mais si mais si! s'il te plaiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiittt!! et la suite sera prête d'ici deux jours dernier délai promis!!! gene1
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Seki Taka
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Ven 12 Aoû à 17:04

mais t'es que tu écris bien chibi lulou!! chirolp_lovely 125
comparé à toi, je suis une naze...je fais pleins de fautes de frappe d'ortho etc... vivement la suite 125
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chibi loulou
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Ven 12 Aoû à 21:51

j'ai finiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii le chapitre 5!! je le fait lire à ma soeur qui voit si je n'ai pas fait trop de fautes et demain vous l'avez!!! chirub_poka et encore merciiii chirolp_lovely ...pour repondre, je pense que personne n'est naze et que le plus important n'est pas les fautes mais le fond...bisou et j'iraos tous vous lire dès que j'ai un moment!!
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chibi loulou
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Sam 13 Aoû à 18:04

chose promise, chose dûe..... chirolp_wink

Chapitre 5 : A mûrir jusqu’au cœur tous les fruits……





Arawn se demanda s’il n’allait pas suivre le peintre, et lui faire ravaler ses paroles d’un coup de couteau entre les deux yeux, lorsqu’un courant d’air froid le rappela rudement à la réalité. Il se tenait, à demi nu, dans les couloirs d’une maison inconnue avec, pour seule indication, la notion qu’elle était à Raphaël. Rougissant de colère et de honte de s’être comporté comme un gamin irascible, le lycéen marcha vivement vers l’armoire et l’ouvrit comme on monte à l’échafaud. Bien évidemment, ses propres vêtements ne s’y trouvaient pas, aussi se rabattit-il sur un des nombreux jeans et pulls de laine de son hôte, les yeux rendus améthystes par une rage mal contenue. Mais que pouvait-il y faire ? Malgré sa fureur, il devait se rendre à l’évidence : Il ignorait tout à fait où il se trouvait, et il soupçonnait que le blond lui ai dit la vérité. Avec un poignet cassé, même s’il parvenait à retourner au Dolmen, il se verrait sans doute obliger de quitter les lieux et de chercher autre chose pour gagner sa vie. La mort dans l’âme, il sortit de la chambre si chaleureuse, et descendit lentement le petit escalier de bois noir et grinçant, si patiné par l’âge, que le malheureux irlandais, rongeant encore son rein, glissa sur une des marches et atterrit, les reins douloureux, sur les dalles de l’entrée. Se relevant péniblement, la main râpée et les larmes aux yeux, le jeune garçon s’avança dans le jardin, avec autant de naturel qu’un guerrier Comanche sur un champ de mines.

-Arawn, approchez vous voyons !

La grand-mère de Raphaël, chargée d’un plateau de crêpes et de chocolat chaud, arrivait derrière lui, lui coupant la retraite et lui rappelant avec forces odeurs, qu’il n’avait pas mangé depuis la veille. Tant et si bien que, passant outre sa fierté, le rouquin suivit la vieille femme dans le jardin. L’un des quatre sièges étaient déjà occupées par Raphaël qui sirotait un café sans lui adresser un regard. Un autre soutenait avec peine un vieil homme aussi grand et large qu’une armoire bretonne, la barbe blanche fendue en un large sourire, les mains occupées, l’une par une tartine de la taille d’une assiette, l’autre par un couteau de la proportion d’un sabre d’assaut d’un dragon d’empire.

-Comment va notre jeune ami ?

Arawn faillit se retourner pour conseiller au jeune ami en question de fuir, avant de réaliser que l’ogre chevelu qui lui souriait lame en main, lui désignait le siège entre lui et son petit fils. L’interpellé avala sa salive avec difficultés et se glissa furtivement jusqu’à la place indiquée. En moins de temps qu’il ne le faut pour le dire, il fut littéralement enseveli sous une montagnes de pancakes, de lait chaud et de beurre salé, avec l’ordre donné tout sourire par la vieille dame, de manger jusqu’à explosion.

Raphaël restait toujours silencieux. Il avait eu bien du mal à se calmer de l’attitude d’Arawn, mais au fond de lui-même, il devait bien reconnaître que la colère de son jeune modèle était tout de même justifiée. Son hospitalité avait tout de la séquestration ! Et dans ses vêtements trois fois trop grands pour lui, le lycéen ressemblait tant à un petit chaton égaré, qui tente maladroitement de montrer les griffes ! Il reposa sa tasse et sourit doucement.

-Tu te sens mieux ?

Arawn lui jeta un regard venimeux sans répondre, avant de sourire de toutes ses dents à Madame Gyès, qui lui beurrait force crêpes avec énergie.

-Yann, passe moi le chocolat s’il te plait ! Vous êtes pâle à faire peur et vous n’avez que la eau sur les os ! Et ce plâtre n’et pas trop gênant ? Yann, mais dépêche toi, voyons !

-Tiens.

Le géant lui tendait un bol et une tartine qui lui aurait suffit à eux seuls de nourriture pour le mois, et lui fit un clin d’œil complice.

-Kathy peut pouponner encore un peu, ne lui gâte pas ce plaisir !

Surpris par cet accueil chaleureux et sincère, l’irlandais sentit les larmes lui revenir aux yeux sous l’émotion, devant le charmant couple que formaient Yann et Kathy, prêts à vendre leur dernière chemise si l’inconnu aux cheveux rouges qu’il était pour eux, en avait eu besoin.

Raphaël qui ne se formalisait plus de la mauvaise humeur de son compagnon, avait reposé sa serviette, et attendait calmement qu’Arawn demande grâce à sa grand-mère, ne pouvant plus avaler ne serait-ce qu’une miette.

-Bien. Maintenant que tu as fini, tu peux passer à la salle de bains. Ensuite, nous irons au Dolmen chercher tes affaires.

Sur ces mots, il se leva, reprit ses béquilles et alla s’enfermer à double tour, dans une petite maison excentrée de l’habitation principale. Yann et Kathy se regardèrent surpris, mais comprirent en voyant le visage de leur invité surprise, qu’il valait mieux pour leur petit-fils ne pas rester trop longtemps en sa présence, de peur de finir déchiqueter par une fourchette. Mais Arawn, tout en grinçant des dents, commençait lui aussi à se lever et à débarrasser la table, ce qui fut arrêté à corps et cris par la vieille dame. A demi porté par le vieux breton, il fut happé jusqu’à la salle de bains, et reçu comme le Saint Suaire de quoi faire une toilette sommaire.



***

-Mais il se prend pour qui ?

Arawn laissait éclater sa rage en s’arrachant consciencieusement les cheveux à grands coups de brosse.

-Sale type !

Sa main malhabile à cause du plâtre, laissa échapper le malheureux ustensile, qui vola à travers la pièce et manqua de peu éborgner Raphaël, qui riait doucement depuis plusieurs minutes, à voir son modèle pester contre diable et saints. Il mit quelques difficultés à la ramasser, et se rapprocha toujours souriant.

-Donne, je vais t’aider.

Il aurait autant pu s’adresser à un lion de marbre. Il ne reçut qu’un regard de méduse, et un éclair rouge plus tard, il se trouvait seul dans la salle d’eau, avec la certitude que son idée de garder à ses côtés cet adorable diablotin, n’était pas si bonne que cela. Il soupira, et fit lentement demi-tour. On était loin de la joyeuse ambiance de la veille, sur la falaise, ou encore, sous la pluie, lorsque sa main s’était égarée sur le doux visage du lycéen, qui s’y était abandonné. A présent, Arawn était plus farouche qu’un puma et le peintre se demanda comment allait bien pouvoir se passer les longues séances de pause. Il soupira de nouveau en ébouriffant ses boucles blondes. On n’en était pas encore là…..



***

Yann était d’humeur joviale envers et contre tout. Marin toute sa vie et sans doute jusqu’à sa mort, le vieil homme savait garder sa joie de vivre même dans les pire moments. Mais il devait reconnaître que malgré un caractère à toute épreuve, jamais il n’avait trouvé si long les quelques kilomètres qui séparaient la maison du petit village de Don ! Aussi fut-il passablement soulagé en apercevant la silhouette du Dolmen, d’où le vieux Loïc sortit, un grand sourire plaqué sur son visage rouge et rond comme une grosse pomme d’api. Nicolas et Claudia, main dans la main, le suivaient de près et Arawn fut de nouveau submergé de questions par le petit travesti, qui babillait sur son nouveau bonheur. L’irlandais regarda ses deux amis, Claudia qui irradiait et papillonnait autour de lui, puis l’indou qui s’était enfin décidé et qui couvait des yeux avec tendresse son petit ami, sourit à son tour, mais ne dit rien. Loïc avait déjà préparé les affaires de son ex-employé, mais tout le monde s’installa dans la salle sombre du vieux relais de poste, et prit un verre.

Entre ses deux amis, Arawn pouvait de nouveau respirer plus librement, tant la présence de Raphaël le mettait mal à l’aise. Entre discuter quelques minutes dans un parc, et vivre ensemble, il y avait un gouffre, que le jeune homme n’aurait jamais pensé franchir !! Et il y avait cette chaleur. Il lui semblait que sa joue, puis tout son corps, s’était soudain congelé après que le peintre en ai retiré sa main. Désormais quelque chose en lui appelait, non, avait besoin ! de Raphaël Gyès. Et c’était bien cela, et non la situation somme toute vivable, qui rendait l’irlandais si furieux. Il n’avait pas décroché un mot de tout le trajet, ne se retenant de sauter sur le breton, que grâce aux chaos des chemins détournés que Yann avait jugé bon de prendre, lui faisant les honneurs de sa jeep militaire, sans doute son troisième amour, après la mer, et sa femme. Mais quand son compagnon avait émis l’idée de ne pas les accompagner, il s’était déplacé pour lui faire de la place, dans un mouvement qu’il n’avait n’y contrôlé, ni voulu.

-Arawn ! Arawn ! Tu dors ou quoi ?

Arawn sursauta et manqua de peu renverser son verre. Nicolas avait chuchoté, mais s’était accompagné d’un féroce coup de coude dans les côtes du roux, qui grimaça. Loïc et Yann, amis depuis toujours étaient partis à se remémorer leurs souvenirs de jeunesse, et Raphaël faisait mine d’écouter poliment tout en sirotant un verre de chouchen. Claudia, prit un air triste, les larmes aux yeux, et fit glisser sous la main de son ami, une petite lettre. Surpris, Arawn regarda à son tour et sentit son sang se glacer dans ses veines. Ce qui pouvait lui arriver en pensant au peintre fut oublié, il serra le poing sur le carré de papier blanc et fit signe à ses amis qu’il sortait, le plus discrètement possible. Il croisa une seconde deux yeux d’ambre qui ne lui demandèrent rien, mais se firent interrogateurs. Il se força à ne pas y prêter attention et d’avoir l’air naturel, mais ce fut plus pâle que la mort qu’il s’assit sur un banc, sous un des arbres de la terrasse du Dolmen. Il osa enfin desserrer le poing et déplier l’enveloppe. Nicolas, tenant toujours la main de son petit blond en soubrette, s’installa près de son ami, sa seconde main sur son épaule. Ce furent ensemble qu’ils lurent :



Hôpital psychiatrique de Reil Malmaison



Monsieur Riagall,



Suite à votre dernier versement, nous avons pris la liberté de conduire Madame Gaëlle Riagall à notre établissement de soins thermaux de Giers-du-Lac. Bien que toutes les précautions ai été mises en œuvre afin de préserver l’intégrité de Madame Riagall, ce changement d’environnement à provoqué une nouvelle rechute. Nous vous demandons de bien vouloir vous y rendre au plus vite, afin que nous puissions, celon vos vœux, éviter à votre mère tout enfermement dû à un comportement nuisible pour elle-même.



Dans cette attente, nous vous prions de croire, Monsieur, en l’_expression de nos sentiments les meilleurs.



Gilbert Brun, directeur de la clinique de Giers-du-Lac



Le jeune indou sentit son ami se mettre à trembler. Claudia pleurait doucement mais avait pris à son tour une des mains de l’irlandais et la serra contre son cœur de toutes ses forces. Mais Arawn se relevait déjà, le visage dur.

-C’est où Giers-du-lac ?

Nicolas regarda autour de lui et courut à l’abribus. Rejoint par les deux autre, il fit glisser son doigt sur le plan délavé. Heureusement, Giers-du-lac n’était qu’à quelques kilomètres. Avec le peu d’argent que chacun des trois amis avaient sur lui, Arawn avait de quoi payer l’allée en bus, mais pour le retour, le problème restait entier.

-Pourquoi tu ne demandes pas à ce….comment il s’appelle déjà, le grand père de ton peintre ?

Si l’indou avait espéré détendre un peu l’atmosphère surchauffée, c’était plutôt mal parti, étant donné qu’Arawn, les yeux vitreux, ricana, avant de cracher :

-Si l’un de vous en parle, notre amitié est finie, c’est clair ?!!

Claudia gémis.

-Mais on leur explique quoi si ils demandent où tu es ? Que tu t’es évaporé ?

Le bus arrivait et l’irlandais, fébrile, y monta d’un bond. Il se retourna tout de même avec un sourire triste, et répondit à son ami qui frissonnait. Il n’allait pas tarder à pleuvoir….

-Tu leur dis que je suis désolé, mais que j’ai dû repartir sur Paris, que j’enverrais dès que possible l’argent du médecin, que je les remercie et…..

Il hésita.

-….dis à Raphaël que je suis désolé.
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He@venly
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Sam 13 Aoû à 18:38

youpi la suite!!! vache
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Sam 13 Aoû à 19:58

tu aimes? blobtongue
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Sam 13 Aoû à 20:08

bien sur ke oui chirolp_wkiss2
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Dim 14 Aoû à 9:14

merci c'est gentil!! je me dépêche de faire la suite!! chirolp_lovely
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Aujourd'hui à 6:58

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