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 de l'automne....

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chibi loulou
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MessageSujet: de l'automne....   Sam 6 Aoû à 9:32

voici la mienneuhhhh! je previens elle est très longue mais si vous voulez me donner votre avis, ce seraiiiit très gentillllllleuuuhhhh!! blobtongue vala j'espère que vous allez aimer!

De l’Automne :

Chapitre 1 : Saison de brume et de moelleuse abondance…



Dimitri !! Dimitri il est 7h45 !!
Le garçon décolla péniblement ses paupières lourdes de sommeil, et entreprit l’exercice difficile consistant à regarder d’un œil morne son réveil, confirmant ce que la voix stridente tentait d’assener à son oreille.
-DIMITRI !!!
Lorsque sa mère commençait à prendre ce ton là, il valait mieux obéir, aussi le sus-nommé commença-t-il à s’extirper lentement de son doux cocon de chaleur, repoussant couette et oreillers crème d’un geste las.
-Pourquoi être si pressé.. ? …l’école…
Un éclair rouge accrocha ses yeux vitreux qui se posèrent une seconde sur la vieille photo de classe, trônant bien en évidence sur sa table de chevet….Ses cheveux… Soudain réveillé, Dimitri fit voler d’un coup de pied digne d’une majorette texane les reliques de sa nuit douillette, et fila sous la douche.
-Dieu merci, les cours ne commencent qu’à 9h aujourd’hui !!
….Et je vais le voir……Dimitri se savonna rapidement, avant de sortir grelottant de la salle de bains. Puis, il se planta devant la grande glace de son armoire et se détailla minutieusement : petit blond aux yeux bleus, beau comme l’amour disait sa mère, quoique encore un peu potelé comme un enfant, mais il se jugea quant à lui trop enfantin. Bien sûr, rien à voir avec Lui. Le jeune homme laissa ses doigts revenir d’eux-mêmes sur cette vieille photographie, et retracer les contours pourtant si familiers.
-Arawn….
L e rouge lui montant aux joues, Dimitri se surprit à regarder tout autour de lui, confus d’avoir laissé échapper de façon si naturelle le nom qui lui vrillait le cœur, et pour cacher sa confusion que personne ne pouvait pourtant voir, il se précipita dans sa penderie, dans l’espoir d’y trouver une tenue adéquate. Simple et pourtant de bon goût.
-Dimitri !!!!! Mais qu’est ce que tu fais !! Tu vas vraiment finir par être en retard !!!!!!
Sursautant, le garçon se saisit rapidement d’un jean et d’un sweater noir, -basique au possible, s’il le remarquait avec ça il aurait de la chance-et se précipita dans les escaliers menant à la cuisine.
-Tu n’es pas très attentif en ce moment, et tu as une de ces mines !
Le petit blond se contenta de sourire tout en écoutant sa mère déblatérer sur sa pseudo perte de poids –s’il l’écoutait, il ferait à peu de chose près le poids d’un semi remorque chargée de plaques de béton- sous l’œil complice de son père, qui sirotait doucement son café. Il regarda avec une tendresse amusée sa femme parcourir la cuisine en tous sens, comme une mère poule en pleine leçon de morale. Dimitri n’arrêta ce petit rituel familier que pour se rendre compte de l’heure.
-Je vais être en retard !! Salut m’man, salut p’pa !
-Je n’ai pas fini !!!
_Mais enfin, ma chérie tu vois bien qu’il doit y aller…
-Toi, ne m’interromps pas !
Et ils allaient encore se chamailler…Dimitri souriait encore de ces petites scènes familiales en s’engouffrant dans le bus déjà bondé. Il s’efforça de se faire une place dans cet amas de corps qui ne semblait tenir à l’intérieur que par la vertu du saint Esprit, en expulsant le peu d’air qu’il restait dans sa poitrine comprimée, et chercha du regard un visage connu.
-Hey Dim !!
-Julien !!
Un grand brun dégingandé au visage sympathique se fraya un chemin entre les enfants chahutant et les étudiants un peu trop sérieux, puis se glissa aux côtés de son ami.
-Alors ton week-end ? Pas trop gambergé sur le devoir de français ?
-Un devoir de français ? Dimitri sourit, qu’est-ce que tu crois mon cher, je l’avais terminé avant même que tu ne commence à y penser !!
-Vantard !! Je parie que tu as fait comme tout le monde, tu l’as fini à deux heures ce matin !
-Une heure et demi s’il te plait !
Les deux garçons se sourirent et continuèrent leur passionnante conversation, oiseuse, mais agréable, tout en se sentant portés par la foule vers le fond du véhicule. Un coup de volant plus sec que les autres fit s’écraser un bel ensemble de bleus et de bosses, de gloussements outrés et de rires.
-Ben dis donc, il se prend pour Fangio le chauffeur ou quoi ? S’exclama Julien en s’époussetant le plus possible, s’attirant les regards torves des jeunes filles effleurées au passage. Dim !! T’es passé où ?
-Je suis là…. Le garçon tourna la tête et vit son ami un peu vert s’agripper à une des barres de fer, …ça va….
Mais un nouveau coup de volant fit repartir le flot vers l’avant du bus, projetant le jeune homme chancelant contre une chemise blanche.
-Je suis désolé…
-….
Relevant la tête devant ce grandiloquent témoignage d’attention, il se heurta à une chevelure caressante, coupée à la diable, rouge…. non….de l’or cerise ensorcelant la lumière…pas lui…des yeux de mer orageuse…pas comme ça…..des lèvres trop rouges pour être celles d’un homme….le profil dur et fier….Mon Dieu vous voulez ma mort, pitié achevez-moi !
-…Arawn… ?
Pas plus de réaction que devant un rhododendron. Le jeune homme lisait, indifférent au joli blondinet littéralement couché sur ses cuisses, qui bégayait des excuses et des phrases apparemment sans grand intérêt. Pourtant, au troisième coup de frein du chauffeur déchaîné, Dimitri sentit une main blanche se poser dans son dos et maintenir son équilibre précaire, l’attirant même au creux de son épaule, pour le protéger du passage des furies décoiffées par les péripéties du voyage. Il ferma les yeux savourant le contact et la douce odeur qui planait autour de son sauveur. Une odeur de forêt après la pluie, de source vive courant joyeusement sur les pierres recouvertes de mousse, une odeur…
-On est arrivé.
Dimitri entrouvrit les paupières. Arawn le repoussait doucement, prenait son sac, y rangeait son livre-les poèmes de Keats-et descendait, occultant la marée humaine. Sans un regard pour le jeune homme, il se dirigea vers la sortie et entra dans la cour du lycée.
Perdu dans ses pensées et le parfum de son expansif camarade, Dimitri souriait béatement.

-Alors mon p’tit ? Tu prends racine ? C’est le terminus ici !
Etre chauffeur de bus n’est pas ce que l’on pourrait appeler un métier passionnant, et il avait autre chose à faire que de mimer le lichen en attendant que ce gamin cesse d’exprimer benoîtement son amour pour la porte de son véhicule !
-Ah oui, pardon…Bonne journée et MERCI BEAUCOUP !!
Le destinataire de cet élan de reconnaissance se gratta le crâne, dubitatif. Ah, la jeunesse…. Bon c’était pas tout ça, mais il fallait continuer sa tournée, il était déjà en retard.
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chibi loulou
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Sam 6 Aoû à 9:34

suite du cahpitre un.....

La rentrée en cours se fit dans la cohue habituelle. L’air était doux et bourdonnait déjà du printemps naissant, les pruniers du Japon étaient pris d’assaut pas une multitude de petites abeilles affamées et projetaient une ombre douce, tendrement marbrée sur le sol de terre battue. Il règne dans toutes les écoles du monde, de l’université à la primaire, ce parfum de soleil et de premières fleurs. Dimitri huma ces senteurs tant attendues et regagna en courant sa classe au deuxième étage. Il fila rejoindre sa place, entre Julien et Lucie, une gothique à la voix fluette qui chantonnait en cours le générique de Candy, et reprit péniblement son souffle.
-Bon sang, qu’est-ce que t’as foutu ? Beugla Julien avec une douceur caractérisée.
-Rien, j’ai eu du mal à passer, c’est tout….
-Une chance que le prof ne soit pas encore arrivé ! Tiens essuie-toi la figure, tu es tout trempé !
-Merci Luce’…
Le garçon se saisit du carré de baptiste et épongea maladroitement les filets de sueurs qui lui coulaient sur le front. Puis, il jeta un regard furtif à la place plus éloignée, contre la fenêtre entrouverte. Indifférent aux maugréassions amicales mais sonores du brun, Arawn s’était plongé dans son livre avec un intérêt qui fit poindre de la jalousie dans le cœur de Dimitri. Les lèvres du garçon qui occupaient se pensées remuaient doucement sur certains vers, ses grands yeux brillaient d’un éclat plus doux, sombrant dans la mélancolie. Dimitri se sentit stupidement jaloux, jaloux d’un poète mort il y avait deux siècles, qui avait réussi à retenir l’attention de son bien-aimé. Secouant la tête, il croisa le regard amusé de Lucie, qui souriait derrière ses lèvres noires.
-Tu regardes quoi… ?
Julien suivit la direction de ses pensées et renifla de mépris.
-Riagall ? Qu’est-ce que tu lui veux ?
Le petit blond paniqua. Lucie, bisexuelle extravertie, l’avait compris depuis un certain temps, mais Julien…Julien avait beau être son ami, il ne pouvait pas décemment lui dire qu’il craquait sur le solitaire du lycée !!
-Juste le remercier pour tout à l’heure, il m’a rattrapé dans le bus….
-Ben vas-y!
Dimitri releva le nez de la passionnante contemplation de son pupitre et regarda son amie, incrédule.
-De toute façon, il faut que je lui demande où il trouve ses fringues, alors…
Sans trop y croire, il se retrouva poussé d’une main, tiré de l’autre vers le bureau convoité. Son cœur avait une folle envie de sortir de sa poitrine et sa respiration sifflante lui semblait résonner dans toute la classe. Plus rouge qu’un coquelicot finissant, il manqua s’affaler de nouveau sur des sacs et se reteint de justesse d’aller, rêve impossible, atterrir sur les genoux de Riagall.
-Zut j’ai oublié un truc !! Je te laisse Dim’ !
Dans un tourbillon de cuir et de dentelles noires, Lucie s’éclipsa pour charmer Julien, et trouver pour le calmer une de ses excuses dont elle avait le secret, impossible à faire avaler et que tout le monde croyait.
Petite peste, je fais quoi moi maintenant… ?
-Tu veux quelque chose ?
Dimitri déglutit difficilement mais se risqua à jeter un coup d’œil derrière lui. Avec regret mais sans surprise, il constata qu’Arawn n’avait pas décroché les yeux de son livre, et tournait toujours les pages.
-je…enfin…je voulais…je voulais te remercier pour tout à l’heure, merci de m’avoir rattrapé.
-de rien.
Enhardi par ce dialogue pourtant succinct, le petit blond laissa ses yeux dériver sur son vis-à-vis. Arawn Riagall, irlandais par ses parents, avait la peau très blanche, presque neigeuse, qu’il cachait autant que faire se peut sous de grands gants noirs en satin ou en velours. Idole de Lucie, il était toujours vêtu comme un aristocrate du XIXe siècle, chemises de dentelles bouffantes, lavallières de soie noire, grandes vestes aux boutons d’argent, parfois, un chapeau haut-de-forme, qui cachait pour un temps ses cheveux rouges, dont les plus longues mèches arrivaient jusqu’au creux de ses reins. Arawn semblait une froide et belle exception au milieu des autres lycéens. Calme et réfléchi, il était malgré ses 17 ans, froid, dur et cynique, se battant parfois, répondant souvent, toujours la langue aussi acérée que ses yeux bleus de mer, qui se levaient à présent sur Dimitri, à la fois moqueur mais aussi surpris.
-Sophie adore tes vêtements !
Au palmarès des imbécillités, je déclare Dimitri Bouvier vainqueur !! Si, si, j’insiste, à ce niveau c’est du grand art !
S’il l’avait pu, le dit Dimitri se serait volontiers enterré sous les sacs nombreux et variés qui jonchaient l’allée. Mais contrairement à ce qu’il craignait, un léger rire secoua les épaules du jeune irlandais qui reposa son livre pour rire dans ses mains tout à son aise.
-Hé bien remercie Lucie !
-moi aussi…j’aime bien…Pourquoi s’arrêter en si bon chemin. Dimitri cueillit du regard l’amusement de SON Arawn et se pencha sur le livre.
-Et qu’est ce que tu lis… ?
-Le prof est là.
La voix tranchante eu l’effet d’une douche froide sur le jeune homme. Toute l’intimité relative de ce moment évaporée, Dimitri mis une seconde à se rendre compte qu’il était seul debout dans la classe, sous les regards furibonds du professeur de français, qui, de ses 1m40- 90kg le toisait en fulminant.
-Monsieur Bouvier !! Le cours a commencé ! Retournez donc à votre place avant que je ne vous fasse passer l’envie de regarder le printemps par une composition !
Confus, Dimitri fila à sa place, et sortit rapidement ses affaires. Le cours commença sans encombres. Lucie lui cachant Arawn, il ne put que suivre le cours et recevoir les confidences de Julien en matière de filles, qui aujourd’hui avait des vues sur Camille.
-Mais je te jure, Dim’, elle est trop belle ! Depuis qu’elle a enlevé son appareil, je t’assure, elle est vraiment pas mal !
-Mais oui, Julien…et comme toujours, tu vas aller la voir et comme toujours, tu vas te prendre une casquette…
-QUOI ? -pardon monsieur, oui une retenue, oh non monsieur, d’accord monsieur, j’vous assure monsieur-. … Comment tu peux dire ça ? J’ai peut-être eu des ratés une ou deux fois, mais là, je suis sûr que ça va marcher !! Pendant la visite demain, je lui expliquerai qu’elle me plait et…
Un sourire furieusement pervers se glissa sur les lèvres du grand brun qui se m’y à glousser silencieusement à la perspective du lendemain. Le lycée avait organisé une petite visite du musée du Louvres, et toute la classe se réjouissait d’aller sur les lieux de départ du best-seller du moment, le da vinci code. Même Arawn allait venir…

**
-Tu ferais mieux de laisser tomber Camille.
Julien roula sur le côté, releva son visage de l’herbe tendre et regarda son amie, surpris. Sortis déjeuner sur les pelouses du parc en face du lycée Charles Perrault, les trois amis dévoraient allègrement sandwiches et coca, tout en bavardant.
-et pourquoi s’il te plait ?
-parce qu’elle m’intéresse.
Dimitri sourit et plongea dans son rosbif-cornichons, attendant la suite.
-QWAAAAA ??! Mais c’est pas possible !!
Julien, recouvert de brindilles gesticulait dans tous les sens, reproduisant avec talent un moulin à vent pré-colombien.
-Et elle ? Elle en pense quoi elle ?
Lucie éclata de rire et regarda Julien s’aplatir sur le sol, brillante image de l’homme anéanti.
-Je ne lui suis pas…indifférente.
Le silencieux du trio releva la tête et sauta au cou de la jeune fille.
-Je suis content pour toi !! Trois hourras pour Lucie !
Le brun, dépité, secoua la coiffure stylisée de sa candide gothique, et ricana gentiment.
-Et toi Dim’ ? Personne en vue ?
L’interpellé rougit jusqu’au blanc des yeux et se fascina pour son repas-un thon mayonnaise maintenant-sans répondre.
-Aah ? Alors, c’est laquelle ?
Julien, se pourléchant déjà les babines à l’idée d’une révélation croustillante, et s’approcha dangereusement de Dimitri, incapable de cacher sa gêne. Comment lui dire ? Comment lu faire comprendre ses sentiments ?
-Vous croyez qu’Arawn a une copine ?
Julien plissa le nez de l’air dégoûté qui lui était propre quand on parlait de l’Irlandais.
-Pourquoi ? Il te plait lui aussi ?
Lucie flûta son air préféré en ramassant ses affaires, apparemment ayant déjà oublié sa question.
-De toute façon, on doit y aller…
Les trois amis rassemblèrent rapidement leur affaires et reprirent leur cours.

**

-Je suis rentré !!
Dimitri poussa la porte avec un soupir de satisfaction. Julien n’avait pas arrêté de vouloir lui tirer les vers du nez, et il n’avait obtenu qu’un peu de répit en racontant qu’il craquait sur l’amie d’un ami de l’amie, qui lui avait présenté la cousine de la belle-sœur de la mère, bref, une fille introuvable qu’il garderait dans son cœur aussi longtemps qu’il serait possible pour avoir la paix. Il s’agissait maintenant de mettre à exécution le plan savamment conçu par Lucie, pour attirer sur lui l’attention d’Arawn. Tout en mastiquant un bout de brioche, il mit au point son projet de séduction, tout en fouillant sa penderie avec enthousiasme. :1°) être beau comme un dieu, 2°) foncer et être à ses côtés pendant le voyage, 3°) lui avouer sa flamme entre la liberté guidant le peuple et les pestiférés de Jaffa.

**

Mon esprit est trop faible ; la hantise de la mort
Pèse lourdement sur moi comme un invincible sommeil,
Et tout pinacle que j’imagine, tout abîme
De divine souffrance me dit que je dois mourir,
Tel un aigle blessé qui regarde le ciel.


Arawn marchait doucement sous les étoiles, murmurant pour lui-même ses vers préférés. Le Louvres l’ennuyait déjà…
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chibi loulou
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Sam 6 Aoû à 9:35

fin du chapitre un.....lol blobtongue


-Alors ?
Dimitri, inquiet, attendait aussi patient qu’un flacon de nitroglycérine, le jugement de Dieu qui allait tomber des lèvres noires de Lucie, pour l’instant fort occupée à le détailler de la tête au pieds. Il avait particulièrement soigné sa mise et se savait beau : le pantalon blanc et la chemise bleue restaient simples mais de bon goût, et, avec ses souliers remplaçants ses éternelles baskets, il sentait pouvoir se lancer à l’abordage de la plus belle frégate que son cœur chérissait depuis des mois. Suivant les conseils de la jeune gothique, il avait renoncé au gel et laissait ses cheveux blonds tomber délicatement jusqu’à sa nuque, caressants ses joues roses.
-…Alors ?
Lucie, parée comme un oiseau de paradis qui aurait oublié ses couleurs, roucoula doucement, recula de quelques pas et sourit d’un air satisfait. Hormis la tenace odeur de parfum qui avait du être frictionné sur tout le corps du jeune homme, le résultat était plus qu’agréable à regarder. Sous ce léger soleil de printemps, Dimitri était à son avantage. Assis sur une petit muret de pierre en désagrégation devant le portail du lycée, Julien se demandait bien pourquoi tant d’efforts pour un simple visite, puisque Dimitri n’avait personne en vue, mais il se garda bien de faire un commentaire . Vêtu sommairement d’un jogging d’une propreté sommaire, il avait l’air d’un épouvantail après la pluie auprès de ses deux amis particulièrement soignés. Réprimant un énième soupir d’agacement, il jeta un regard circulaire sur la petite rue. Le bus se remplissait doucement et allait partir dans quelques minutes. Exceptés quelques irréductibles cancres et déprimés dont il faisait partie avec une fureur non égalée, tout le monde s’était mis en frais pour cette sortie et une explosion de couleurs tendres s’engouffra rapidement dans le véhicule. Ce n’était que vert d’eau, rose pâle, jaune soleil, le tout avec un parfum délicat de fleurs et de jeunesse. Julien se redressa en grommelant et laissa Lucie et Dimitri parler chiffons comme deux bonnes copines. Il entra à son tour et chercha un lieu où s’asseoir, le plus tranquillement possible. Il ne restait que les places du fond de libre, juste avant le banc contre la fenêtre, déjà occupé par les professeurs qui tenaient à conserver une vue d’ensemble de leur ménagerie. L’un des deux doubles sièges était déjà occupé par Arawn, qui lisait, aussi glacial que l’antarctique en janvier. Julien se traîna de mauvaise grâce au compartiment voisin et héla ses deux amis toujours pouffants de rire, pour qu’ils viennent le rejoindre. Lucie devait avoir quelque chose en tête puisqu’elle fit un signe d’intelligence à Camille, et se dirigea droit vers lui, pour s’asseoir langoureusement à ses côtés. Dimitri par contre, rouge écarlate, restait debout, froissant consciencieusement sa chemise bleue entre ses doigts moites de sueur. La seule place assise était celle à côté de l’irlandais. Le grand brun grimaça de dégoût. Avec son caractère insupportable, sa beauté trop troublante et sa nonchalance à tous les événements du monde, le roux le mettait bien malgré lui dans une rage qui ne s’expliquait pas. D’ailleurs, il devait l’avoir remarqué car ses lèvres carmines, si sensuelles, s’ourlaient maintenant dans sa direction avec une telle expression de mépris moqueur qu’il manqua se lever et faire ravaler son orgueil au son exquis vis-à-vis. Mais Dimitri, insensible au tumulte, venait de s’asseoir et le bus démarrait……Et Arawn s’était déjà détourné, lui accordant autant d’importance qu’à une larve de salamandre crevée, à peine bonne à être écrasée sous son talon.

Dimitri déglutit difficilement. Son amour ne lui avait pas accordé le moindre intérêt, mais au moins, ne l’avait-il pas jeté d’une parole acide comme il en avait l’habitude. Bien plus, il s’était même décalé quelque peu, pour permettre à son compagnon de s’asseoir tout à son aise. Il profita de ce petit intermède pour le dévorer du regard et trouver-si le Ciel pouvait l’aider !-une début de conversation. Comme à l’accoutumée, Arawn était d’une élégance rare qui tranchait avec ses camarades. Au fur et à mesure de son examen, Dimitri sentit son bel enthousiasme se flétrir comme une fleur sans eau : le simple pantalon de velours noir semblait avoir été créé uniquement pour entourer cette peau délicate tant il dessinait sans toutefois trop dévoiler ses cuisses fermes et fines, la chemise planche et les fins rubans noirs en guise de cravate, sous une légère veste noire longue et flottante. Superbe. Magnifique. Dimitri se sentit tout à coup gauche et enfantin, incapable de soutenir la comparaison avec cet homme qu’il aimait tant. Se renversant en arrière sur son siège, il chercha à calmer les battements désordonnés de son cœur et de trouver une parole cohérente à dire à son voisin de siège. Tout avait commencé un an plus tôt, quand avait eu lieu la rentrée des classes. Dimitri se souvenait d’avoir retrouvé Lucie et Julien de son collège et d’en avoir éprouvé beaucoup de joie, d’être avec ses amis, ensemble comme auparavant. Mais deux jours plus tard, leur professeur principal avait introduit un nouvel élève au nom imprononçable : Arawn Riagall. Dès l’instant où ses yeux s’étaient posé sur lui, Dimitri avait compris que son cœur s’était rendu sans conditions à cette exquise créature, et avait bien tenté de l’aborder, mais….pas plus qu’aujourd’hui, l’irlandais n’avait été sensible à toutes ses tentatives. Un sourire un peu triste glissa sur ses lèvres. La bonne nouvelle était qu’aucune fille n’avait pu non plus mettre la main sur le beau rouquin. Il se sentait gamin, puéril, incapable de se comprendre. Il ne comprenait pas et ne cherchait pas à lutter contre ses sentiments. A côté de lui, l’irlandais venait de lever enfin le yeux de son livre et le regardait avec une certaine surprise au fond des yeux.
-ça ne va pas ?
Dimitri sursauta et se rendit compte qu’il semblait au bord des larmes. Maladroitement, il s’essuya les yeux, et sourit timidement.
-Oui, je te remercie.
Pendant une seconde, Arawn le regarda , puis sourit rapidement avant de se plonger dans son recueil, estimant la discussion terminée. De toute façon, le bus arrivait devant le musée.
Dans un joyeux chahut, la classe de première L du lycée Charles Perrault s’éparpilla sur les pavés du Louvres et un guide engoncé dans son costume, entreprit de commencer la visite par la pyramide de verre, cherchant à retracer pour les jeunes gens l’univers du Da Vinci Code. Dimitri se laissa porter par le mouvement pour se retrouver tout contre Riagall qui semblait déjà prêt à se jeter du haut de l’ancienne demeure royale, dans une expression de mortel ennui. Un instant il regarda Lucie lui faire des signes d’intelligence, et alors qu’il se retournait, une place vide se dessina à côté de lui. Arawn Riagall était parti.





Chapitre 2 : Proche parente du soleil qui dore ; ….
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Sam 6 Aoû à 15:18

chirolp_lovely chirolp_lovely
j'adore!! bloblaugh
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Sam 6 Aoû à 17:29

merci beaucoup!! je mettrai la suite demain matin promis!! chirolp_lovely
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Sam 6 Aoû à 17:44

cool chirolp_wkiss2
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Sam 6 Aoû à 17:50

je t'en prie blobtongue
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chibi loulou
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Dim 7 Aoû à 9:24

comme promis, voici la chapitre 2.....


Chapitre 2 : Proche parente du soleil qui dore ;….



Nonchalamment assis sur une petit muret de pierre, à l’ombre d’un cerisier tout juste en fleurs, un étrange jeune homme lisait, perdu dans ses pensées. Arawn avait déserté avec délices la visite ennuyeuse, et, plongé au creux des poèmes de Keats, il tentait de mettre un peu d’ordre dans son esprit. Un léger rire triste roula au fonds de sa gorge. Ces vers lui convenaient parfaitement, et ses pensées se laissèrent aller à de sombres souvenirs.

Cœur ! Toi et Moi sommes ici, tristes et solitaires

Les mots familiers résonnaient comme un glas au fond de son cœur et martelaient avec fureur le désespoir de son âme. La solitude de son existence rompue à la souffrance lui semblait futile et inconsciemment, il repassa ses doigts sur les marques à présent effacées qui autrefois serpentaient sur sa peau.

Ô Ténèbres ! Ténèbres ! Dois-je me lamenter sans fin,
Pour interroger en vain Enfer, et Ciel, et Cœur ?


Le vent doux et parfumé le fit frissonner, et un long filet glacé lui coula dans le dos. Il se sentait fatigué de rentrer dans son appartement vide, de supporter les regards effrayés de la plupart de ses camarades, tout comme ceux énamourés de quelques uns, pensants qu’il devait être particulièrement mystérieux et excitant d’entrer dans sa vie et d’en partager le prix. Mais, songea le jeune homme avec douleur, voudraient-ils aussi, ces insupportables adolescents sans cervelle, prendre sur leurs épaules le fardeau qui accompagnait cette séduisante différence ? Avec humeur, Arawn jeta un caillou dans le parc et écrasa sous ses gants, ses larmes de rage. Il se sentait si fatigué….
-Excusez-moi ?
Le jeune homme sursauta et fit tomber son livre. En face de lui,, un homme d’environ 25 à 30 ans, le visage souriant, tentait tant bien que mal de remettre de l’ordre dans un impressionnant bric-à-brac de pinceaux, crayons, gommes, le tout dans un équilibre précaire qui menaçait de s’écraser avec fracas sur le sol. Arawn leva la tête et reçut de plein fouet l’éclat du jour. Il ouvrit enfin les yeux à demi caché sous son bras, il resta un instant interdit : L’homme qui le regardait semblait avoir absorber toute la chaleur autour de lui ou plutôt, il lui apparaissait comme en étant la principale source d’émission, lui brûlant presque la peau. Il irradiait littéralement, comme si ses cheveux blonds avaient été créés à partir de fragments de soleil, éclats qui semblaient s’être également égarés au creux de son regard noisettes, pétillants d’or et de malice. Jusqu’à la peau dorée, cet homme était lumineux.
-Vous pouvez m’aider ?
Le jeune homme se traita mentalement de crétin et se pencha vivement pour secourir l’attirail du peintre en détresse, qui lui souriait avec une telle joie de vivre que l’irlandais ressentit davantage la glace dont il s’entourait le cœur plus douloureuse et insupportable que jamais. Frustré, Il lui tendit ses pinceaux avec humeur remarquant au passage les deux lourdes béquilles sur lesquelles sont vis-à-vis s’appuyait de tout son poids. Pourtant il se semblait pas blessé, aucune de ses jambes….Arawn tiqua. A la place de la jambe droite, il y avait….rien, le vide, le néant, le pantalon de toile clair flottait sans consistance au vent léger. Rougissant légèrement, il se redressa et regarda son inconnu s’installer sur un carré d’herbe et commencer à se préparer à peindre.
-Proche parente du soleil qui dore….vous aimez Keats à ce que je vois, non ?
Arawn éberlué mis quelques secondes à comprendre que le blond avait repéré son livre et attendait sa réponse en souriant. Blême, il ramassa son recueil et lança au peintre un regard si noir, que le jeune homme s’arrêta interdit, puis, sans y prêter attention, laissa de nouveau son doux sourire planer sur ses lèvres. Le rouquin en resta pantois : non seulement ce type refusait de comprendre qu’il ne voulait pas lui parler, il parvenait à entrer dans son intimité par tous les indices visibles, mais pire que tout, il n’hésitait pas à lui exhiber sous le nez son insupportable joie de vivre !! Arawn sentit des larmes de colère rouler au fonds de sa gorge et monter à ces yeux, sans qu’il ne puisse rien faire, ce qui acheva de l’énerver. Il alla se planter devant le peintre qui taillait son fusain et le toisa de toute sa hauteur, les poings serrés.
-ça vous regarde ?
-C’est un bon choix, j’aime beaucoup ce poète. Son ode à la mélancolie est particulièrement poignante, vous ne trouvez pas ?
-Comment vous pouvez l’apprécier Monsieur-je-suis-heureux-de-vivre ?
-Parce qu’il faudrait être malheureux pour apprécier Keats ?
-C’est pas ce que j’ai dit !
-Mais vous le pensez….N’est ce pas un peu puéril ?
-Je déteste les gens supérieurs !
-Pourquoi m’en voulez vous ?
-je……
-Pour vous avoir empêchez de vous apitoyer sur votre sort ? Pour avoir interrompu votre colère ? Reprenez si cela vous fait plaisir, je n’ai pas l’intention de vous soutenir dans votre quête du malheur, soyez rassuré !
-Vous croyez que j’ai mal par plaisir ?
-Vous battez vous contre ça ?
-Qu’est ce que vous voulez dire ?
-Vous m’accusez presque d’être heureux et vous avez raison je suis heureux ! Et vous, vous vous plongez dans Keats par goût de la littérature ou parce que cela répond à votre désir de rester loin du monde ?
-Vous me prenez pour quoi ?
-J’hésite…Un adolescent caractériel qui a connue une réelle souffrance ? Mais pourquoi vous y complaire ?
-Vous vous prenez pour un psy ? Quand j’aurais besoin d’une consultation, je viendrais vous voir docteur Freud !! Maintenant c’est bon, vous avez plus besoin de rien ? Je peux partir ?
-Pourquoi ? Je vous fait souffrir ? Ce n’était pas mon intention….
-Comme si vous en étiez capable !!! Gardez vos leçons de courage pour des gens….comme vous et foutez moi la paix !!
-Des gens comme moi…. ? Le peintre avait cesser son travail et s’était décalé, mettant bien en évidence sa jambe infirme, une lueur de défi brûlant ses prunelles d’ambre.
Arawn se laissa tomber sur l’herbe, épuisé par cet échange. L’ambiance lui pesait de façon surréaliste. Cet inconnu le regardait avec une lueur étrange, attendant le prochaine salve, mais Arawn se sentait vidé, jamais aucune dispute ne l’avait conduit dans ses limites à ce point là, même les plus dures ou celles qui se finissaient quand l’un des protagonistes mordaient la poussière, mais devant cet homme irradiant la lumière, il se sentait….petit, fragile, enfantin.
-Excusez-moi, je n’aurais pas dû m’énerver de cette façon, je suis désolé.
L’irlandais supplia mentalement le blond de ne pas relever ses paroles qu’il venait de murmurer. Il s’était excusé. Lui, Arawn Riagall, la tête brûlée insupportable et solitaire venait d’avouer sa défaite et plus que tout, ces excuses, il les ressentait comme un chien léchant les mains de son maître.
S’il avait relevé la tête, il aurait vu l’homme sourire et retrouver toute sa douceur. Il soupira et posa ses fusains avant de reprendre, d’une voix presque tendre.
-Des gens comme moi….. ?
Arawn sourit faiblement avant de répondre.
-Des gens qui sourient alors qu’ils ont plus souffert que moi.
L’homme resta silencieux et reprit son travail, laissa le simple son du vent souffler sur les paroles emplies d’amertume de ce jeune homme si fier, qui languissait sur le sol.
-Quel est votre nom ?
-Nnh ?
-Vous vous appelez comment ?
le peintre sourit.
-Raphaël. Raphaël Gyès. Et vous ?
-….Arawn. Arawn Riagall.
-Irlandais?
-Oui. Et vous, breton?
-Perspicace avec ça !!
Arawn sourit et regarda Raphaël. Le peintre devait avoir 25 ans, tout au plus. Il semblait si jeune, juvénile et pourtant…..plus sage que lui, cela ne faisait aucun doute. S’approchant un peu, comme un papillon attiré par une flamme, il regarda le blond, détaillant chaque parcelle de sa personne. Raphaël Gyès avait les traits fermes et pourtant remarquablement doux. Il apparaissait à Arawn comme un dieu nordique habillé de douceur et de chaleur, ses cheveux blonds dorés encadraient un visage brun et franc, où brillaient deux yeux d’ambres, transmettant au jeune homme une étincelle de vie qui le brûlait délicieusement. Le corps avait des proportions idéales que la légère chemise crème et le pantalon de toile laissait découvrir. De larges épaules et une taille fine trahissaient le nageur, mais les mains accusaient l’artiste, si grandes et si douces…..Assis, il aurait été impossible à quiconque de deviner qu’une jambe manquait à ce bel ensemble. Les yeux d’Arawn glissèrent sur le membre absent, mais il s’abstint de toute question. Reprenant sa place dans la pelouse, regardant le ciel, il se prêta lui aussi au jeu de la découverte, mais le peintre, après l’avoir détaillé, ne fit aucun commentaire. Pourtant, après un moment de réflexion, Raphaël se mordilla la lèvre, regarda plusieurs fois son vis-à-vis, puis se décidant, il prit une nouvelle toile vierge et sourit.
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chibi loulou
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Dim 7 Aoû à 9:25

et fin du chapitre 2...... chirolp_wkiss2

-Voulez vous posez pour moi ?
-Pardon ?
-Je vous demande si vous voulez bien poser pour moi.
Arawn sourit à son tour et acquiesça silencieusement. Sous le geste du peintre il s’assit sur le muret et reprit son livre pour se donner une contenance.
-Pourriez vous relever la tête ?
-… ?
-Je voudrais voir vos yeux.
Arawn se laissa aller contre le cerisier, et coula vers le blond un long regard. Raphaël resta interdit. Le jeune homme avait des yeux bleus, mais si sombres, si profonds, semblable à la nuit la plus pure, parsemé de petits éclats plus clairs chatoyants d’éclats légèrement violacés, rendant ce regard captivant, mais aussi dérangeant pour quiconque n’étant pas dans les bonnes grâces du-dit jeune homme. Ils étaient ourlés de très longs cils noirs, et formaient un contraste tranchant avec sa peau si pâle, sa peau de neige, de lune. Le peintre sentit le défi et chercha également une couleur pour rendre la chevelure flamboyante mais là encore il dût y regarder à deux fois. Les longues mèches rouges couraient en de longues cascades d’or rouge, semblable aux fragiles feuilles d’érables à la fin de l’automne. Raphaël se mit à rire.
-Je comprends pourquoi vous aimez Keats. Vous lui ressemblez.
-A Keats ?
-Non, à ses poèmes, vous êtes l’automne et la mélancolie.
Arawn rougit.
-Et vous, comment vous pouvez aimez ?
-Je vous semble sans perception ?
-Non. Disons que vous seriez trop lumineux pour apprécier toute cette passion pour la peine et la nuit. La douleur des cœurs et la souffrance que l’on peut ressentir.
-Je ne le supporte pas.
-Quoi donc ?
-Pleurer sur moi même.
Arawn se redressa.
-Pourquoi ? Vous pensez que je pleurniche sur mon sort ?
-Vous ne pouvez pas vous en empêcher, n’est ce pas ?
-De quoi ?
-D’être agressif.
-Je ne suis pas agressif !
-Chaque fois que quelqu’un vous parle vous vous sentez offensé et vous menacez de rompre les os à l’imbécile qui s’y est risqué, comment appelez vous cette attitude ?
-Et alors ? Chacun se défend à sa façon, et moi je n’ai pas peur de me battre !!
-Admettons. Et pourquoi vous battez vous ? Pour un mot de travers ? Pour un regard moqueur ? J e ne serais pas comme beaucoup, je ne vais pas prendre la découverte de votre passé comme la croix et la bannière, si vous ne voulez pas en parler, c’est votre droit, mais ne reprochez pas au monde entier de vivre !
-Taisez vous !
Raphaël posa encore une fois ses pastels choisis pour ce tableau, et regarda Arawn. Le jeune homme, les yeux rendus améthyste par la colère, mais brouillés de larmes s’était levé et, les poings serrés, était à deux doigts ou de lui sauter à la gorge, ou de s’écrouler en larmes. Mais alors qu’il hésitait, il tomba sur l’infirmité de son compagnon et commença à se calmer…difficilement. De toute évidence, le jeune homme, malgré son impulsivité avait encore de l’honneur et ne frappait que lorsqu’on pouvait lui répondre. Aucune pitié ne le touchait, il était simplement trop fier pour engager un duel disproportionné. Le peintre soupira, mais pousser ce gamin dans ses derniers retranchements lui plaisait infiniment.
-Vous ne le faîtes pas ?
-De quoi ?
-De me casser le nez d’un coup de new rocks.
-Qu’est ce que vous feriez si je le faisais ?
-…..Je crierais…. ?
Arawn en resta sans voix. Ce type était sans espoir.
-Laissez tomber. Il se rassit en ruminant.
-C’est….parce que je suis infirme ?
-Quoi ? Mais…non, pas du tout !! Il vous manque une jambe, ça ne fais pas de vous quelqu’un de diminué, enfin….raaah, vous me comprenez quoi, ça change rien !!
Raphaël jeta un regard derrière son chevalet. L’adolescent ne mentait pas, et malgré sa maladresse, sa figure noble était loyale. Il n’avait jamais ressenti ni peur, ni pitié, ni compassion déplacée pour lui, et cela le soulageait.
-Quel âge avez vous ?
-….17 ans.
-Vraiment ?
-Pourquoi ça vous gêne ? Et vous, combien ?
-A votre avis ?
-Je dirais….25 ans ?
-Je vous remercie.
-J’ai trouvé juste ?
-Rajoutez 3 ans et vous y êtes.
-28 ????
Le peintre sourit.
-Surpris ?
-Vous ne les faites pas, je dois dire.
-Merci du compliment.
Le silence s’installa, à peine rompu par les légers crissements des pastels sur la toile. Le vent jouait avec les boucles blondes de Raphaël qui s’attardait à dessiner les traits si fins du lycéen. Etrangement, il se sentait un peu triste de leur différence d’âge : pourtant, il n’était qu’un inconnu rencontré dans un parc, mais il avait adoré la franchise et le caractère franchement insupportable du jeune homme . En tant que peintre, il avait aussi pu apprécier sa beauté et aurait bien voulu pouvoir le garder comme modèle encore quelques temps. Sans s’en rendre compte, il soupira. Arawn releva un sourcil.
-Quoi ?
-Pardon ?
-Vous soupirez comme une pleureuse égyptienne alors je vous demande ce qu’il y a.
-Rien, votre visage n’est pas des plus faciles à reproduire.
-C’est vous qui avez voulu me dessiner !!
-Ce n’était pas un reproche.
-Peuh.
-Vous êtes insupportable.
-Quoi encore ?!
-Une simple constatation.
-Je présume que je n’ai rien à dire ?
-Prenez vous une décision sans vous mettre en colère ?
-Vous adorez ça n’est-ce-pas ?
-Quoi donc ?
-Me faire enrager.
-Je suis découvert ! Lança le jeune homme en riant. Il faut dire que vous ne faites rien pour m’en empêchez !
Arawn qe laissa aller contre le tronc d’arbre avec un sourire fatigué.
-Vous êtes vraiment étrange.
-Pourquoi ça ?
-La plupart des gens ont peur de moi.
-Vous les menacez eux aussi des pires souffrances s’ils vous regardent trop longtemps ?
-Quand même je suis pas un berseker !
-Vraiment ?
-…. !!!!
Il va me rendre dingue !!
-Pourquoi ?
-Parce que ça m’amuse. Vous devez être fils unique, je me trompe ?
-Vous aussi, à mon avis !!
Raphaël sourit plus tristement.
-Exact. Je vis avec mes grands-parents. Comme j’ai la chance de vivre de ma peinture, je peux à la fois profiter de mon atelier chez eux et subvenir à leurs besoins.
-Avec…vos grands-parents ?
Raphaël releva le nez et sourit doucement.
-Mes parents sont morts dans un accident de voiture quand j’avais 10 ans. Je m’en suis sorti vivant, juste avec une jambe en moins.
-Ah.
Arawn se sentait ridicule et surtout particulièrement minable d’avoir ainsi amené la conversation sur ce sujet douloureux. Pourtant, le peintre dessinait toujours, aussi paisible et doux qu’auparavant. Le jardin du Louvres commençait à prendre les couleurs fauves et douces à la fois du soleil couchant et jouait avec les longs cheveux d’Arawn qui, les yeux fermés, en goûtait la douce chaleur. Le seul bruit venant bercé cette atmosphère était les légers crissements des pastels sur la toile. Raphaël se retint de dire à son compagnon à quel point il le trouvait magnifique, enfin silencieux, à demi-couché, nimbé par les lumières finissantes. Il se serait encore mis en colère et il voulait capter cette expression de mystère, de secret et de tristesse qui ne le quittait pas, même au repos. Quel devait être son visage en face de la jeune femme qu’il aimerait ? Raphaël en imaginait déjà le tableau quand un jeune homme blond arriva en courant. Arawn avait lui aussi entendu le bruit de ses pas et se relevait lentement.
-Dimitri…. ?

***
Dimitri avait manqué périr d’ennui et pleurait à moitié de dépit sur l’épaule de Lucie qui n’en demandait pas tant. Où diable était Arawn ? Où donc son bien-aimé s’était-il rendu alors qu’il avait tant à lui dire ? La visite se terminait et personne n’avait revu le bel irlandais depuis sa disparition à l’entrée du musée.
-Les jardins.
Dimitri releva la tête et regarda Julien .
-Quoi ?
Le brun eut l’air d’avaler une sorte de limace particulièrement répugnante.
-Arawn….Il doit être dans les jardins. Et dépêche toi, dit-il en se détourant, le bus s’en va !
Sans plus attendre, le jeune homme descendit en courant dans le parc, slaloma ente les vieilles dames, les pigeons et les poussettes brayantes, et tourna au coin d’un petit muret. Mais le spectacle ne lui plut pas. Certes, son Arawn s’étirait dans une pose des plus affriolantes, du moins à son avis, mais cela, aux yeux d’un homme, un de ses artistes de parc qu’on trouve à la pelle et qui se prennent pour Van Gogh. Avec humeur, il s’élança vers son camarade.
-Arawn !! On doit y aller le bus nous attend !
Le roux se retourna et murmura son nom avec un léger soupir. Il se leva lentement, mais au lieu de venir à lui, il se retourna avec un sourire vers l’artiste du dimanche.
-Désolé Raphaël, pour votre tableau…
-Je comprends, mais je pense que je vais pouvoir le finir sans votre aide. Merci d’avoir accepté de poser pour moi.
Arawn sourit et tendit la main vers lui.
-Au revoir Monsieur Gyès.
Dimitri qui ne perdait pas une miette de la scène manquait s’étrangler ! Arawn souriait ! Arawn riait avec ce sale type ! Un vieux en plus ! Mais lorsque Raphaël se leva pour serrer à son tour la main tendue, il se calma. Evidemment, même l’irlandais connaissait la pitié et il avait fait preuve de charité en discutant un peu avec lui, c’était la réponse à son problème, aussi s’approcha-t-il des deux jeunes hommes. Mais il renifla de nouveau avec humeur en voyant Arawn peu pressé de quitter sa bonne action.
-Désolé mais on doit vraiment y aller là…et tout en prenant la main de son camarade dans la sienne, il murmura, ça va, le cul-de-jatte, il ne t’a pas trop embêté ? Je parie qu’il t’a raconté sa vie et ses malheurs ! C’est toujours pareil avec ces gens là !
-…Ces gens là… ?
Arawn se retourna lentement vers Dimitri et le regarda avec stupeur. Le petit blond se mordit la langue, mais c’était trop tard. Les yeux nocturnes prenaient peu à peu des reflets améthystes, de colère et de déception. D’ailleurs, il se dégagea d’un geste brutal et marchait vivement en direction du car. Dimitri regarda une dernière fois Raphaël qui souriait toujours et se perdait dans sa peinture, sans se préoccuper davantage des avis et comportements des deux gamins. Il n’avait plus qu’à rejoindre son camarade. Il monta dans le véhicule du retour et chercha une place. Les dispositions de l’aller se répétaient aussi dut-il s’asseoir aux côtés d’Arawn qui, les yeux tournés vers la fenêtre, ne décolérait pas. Le petit blond sentit les larmes lui monter aux yeux : il avait tant attendu de cette journée ! Et au lieu du doux baiser qu’il avait espéré pouvoir goûté, il n’avait fait que perdre le peu d’intérêt que le bel irlandais avait bien voulu lui accorder ! Pourtant celui-ci avait dû entendre les hoquets douloureux qu’il cherchait vainement à étouffer au fond de sa gorge, car il se tourna vers lui en soupirant.
-Quoi ?!
Dimitri sursauta.
-Pa…pardon ?
-Tu as l’air au bord des larmes alors je te demande ce qui ne va pas.
Malgré le ton particulièrement cassant, Dimitri savoura cet instant où Arawn se préoccupait de lui.
-Je suis désolé pour ce que j’ai dit. Je n’ai pas réfléchi, excuses-moi.
Ce qui passa dans les yeux d’Arawn et le temps infiniment long qu’il prit pour répondre mit le jeune homme au supplice. Mais son voisin de siège ne fit que se renverser sur son dossier, soupirer et dire d’une voix lasse :
-Laisse tomber….
-Mais….
-Laisse tomber !
Dimitri sursauta et croisa le yeux durs et froids de son idole, ce qui eut pour effet de le faire se tasser encore un peu plus sur son fauteuil. Mais Arawn se calmait et s’efforçant d’avoir l’air apaisé, il tenta d’une voix qui eut pu passer pour aimable sans l’éclat d’acier de ses prunelles :
-Alors la visite, c’était interessant ?
Dimitri n’en demandait pas davantage. Il avait gaffé, mais l’irlandais ne semblait pas lui en tenir rigueur, et cherchait une conversation courtoise.
-Oh tu n’a rien perdu, c’était ennuyeux à mourir ! Enfin, voir les tableaux cités par Dan Brown, c’était pas mal ! J’ai trouvé son livre passionnant et toi ? Tu le jugerais comment ?
-Tissu de conneries.
-Ah.
-….Arawn… ?
Le sus-nommé laissa rouler sa tête vers la toute petite voix et sentit une main chercher la sienne avec hésitation. Surpris, il la lui abandonna sans résistance, attendant la suite. Enhardi par cette réaction positive ou du moins l’absence de réaction négative, Dimitri osa poser sa tête sur l’épaule de l’irlandais qui n’eut aucun geste de refus. Il y resta le temps du trajet, feignant la fatigue, ivre de sa joie qui éclatait au fonds de sa poitrine. Bien sûr, ce n’était pas grand-chose, et même très peu, autour de lui beaucoup faisaient la même chose, mais là, ce n’était pas sur Lucie, Julien ou aucun autre camarade qu’il se laissait aller, mais sur celle de son bien-amé, de son solitaire à l’odeur de source. Mais tout à une fin, et l’école se dessinait déjà à l’horizon. Arawn bougea légèrement pour que Dimitri se redresse, et rassembla ses affaires. Encore perdu dans son bonheur, le petit blond descendit comme dans un rêve, et dévisagea le profil de son compagnon, guettant un signe l’autorisant à aller plus loin, à avouer…..Mais peine perdue, avec un sourire poli Arawn s’éloigna. Mais, et cela Dimitri en était sûr, il ne le detestait pas.
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Dim 7 Aoû à 15:07

j'adoreeeeeeee chirolp_lovely
Le perso de Arawn me plait bien! chirol_bak1
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Dim 7 Aoû à 16:51

c'est gentil , ça me fait plaisir de voir que quelqu'un me répond lol!! je mets la suite demain!! chirolp_wink j'espère que tu aimera toujours!! lol
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Dim 7 Aoû à 17:17

bien sûr que je vais toujours aimer! bloblaugh
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Dim 7 Aoû à 18:37

tu vas me faire rougir!! lol chirolp_lovely
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Dim 7 Aoû à 19:39

blobtongue cool alors! lol
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Dim 7 Aoû à 22:13

c'est super je veux la suite...
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Dim 7 Aoû à 22:28

ta vu tu as une autre lectrice chibi loulou! chirol_bak1
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Dim 7 Aoû à 22:31

bah je savais pas quoi faire alors j'ai lu...
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Dim 7 Aoû à 22:32

3075 c'est pas cool
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Dim 7 Aoû à 22:33

j'ai été en panne d'inspiration et puis je m'ennuyais un peu alors je lis...
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Dim 7 Aoû à 22:35

d'ailleurs j'attends ta fic! 1308 Mais parlons pas de sa ici!
Tu aimes bien quel personnage dans la fic à chibi loulou ? question3
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Dim 7 Aoû à 22:37

j'aime assez Dimitri.

pour ma fic tu peux toujours attendre aprce que je suis en panne d'écriture... 1061 je traverse une dépression 1341
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Lun 8 Aoû à 9:57

lol alors voici de quoi vous occuper!! chirolp_lovely c'est le chapitre 3....dès le chapitre 4, les choses commencent à se préciser, mais bon, je voulais faire une bone présentation des différents protagonistes! et j'aimerai bien lire ce que vous faites vous aussi!! 125 si ça vous ennuie pas de me donner votre avis ano2 .....en plus ma patrone est sorti pour la matinée je vais pouvoir écrireuuuuuuhhhhhhhhhhhh!!!


Chapitre 3 : Conspirant avec lui à charger et combler
De fruits les vignes qui courent le long des toits de chaume ;


-Qu’est-ce que je vous sers ?
-Une bière, ça marche !
-Claudia, il faudrait trois cafés pour la six, une verre de muscat, deux vins blancs et un whisky 16 ans pour la 4 !
-Nico ! Dépêche toi un peu mon vieux ! ça fait une heure que les clients de la 17 attendent pour leur conso’ !! Arrête de rêver !
-Arawn !! tu peux me faire un Paradize ?
Comme tous les soirs, « le carrousel » était plein et dégageait une forte odeur de rires, de bière et de bonne humeur. La clientèle joyeuse et décalée de ce bar gay s’en donnait à cœur joie et donnait aux malheureux serveurs un travail faramineux. Arawn, derrière son bar, réalisait cocktail sur cocktail et envoyait en salle des gerbes colorées qui illuminaient les petites tables rondes. Il rejeta en arrière une longue mèche qui lui chatouillait le bout du nez, entre deux mélanges de gin, papaye et goyave.
-Pff, ils ne nous laissent pas une minute ce soir !! ça va, tu t’en sors ?
Nicolas s’affala sur un des hauts tabourets de cuir rouge et regarda son ami avec l’air d’avoir pris vingt ans d’un coup. Arawn sourit, lui tendit un verre tricolore qu’il but d’un trait, et termina rapidement la décoration d’une coupe.
-m’en parle pas…entre les cours au lycée et le boulot, je ne tiens plus debout.
-c’est bon, c’est prêt ?
La petite serveuse au doux sourire tendait son plateau d’un geste enfantin, mais Nicolas, son regard noir se chargeant de velours, retrouva soudainement sa forme et le lui prit des mains d’un geste cajoleur.
-Donne, je vais t’aider….
Le jeune indou chargea les verres et se fondit dans la foule avec le brio d’un toréador. Arawn ricana gentiment et tortilla autour de son doigt les rubans rouges et verts de la coiffe de Claudia.
-Depuis le temps, tu devrais quand même lui parler, non ?
Le jeune travesti baissa la tête, un petit air triste crispant ses traits.
-Arrête….tu sais bien que ce n’est qu’un jeu ! Il me voit « comme »une jolie fille…mais je reste un garçon….
Arawn entoura de ses bras les petites épaules de son ami et le berça gentiment.
-Qu’est-ce que tu nous fait là….Tu sais bien qu’on t’adore ! Et qu’il n’y a plus adorable jeune fille que toi.
Claudia sourit et chercha des yeux le serveur-servant qui charmait les consommateurs de son œil de biche orientale, pour revenir tout sourire vers ses deux amis.
-Voilà mon ange ! Ton prince charmant a finiiiiiiiiiiiiii !!
-Alors les jeunes, on discute ? Vous avez encore du travail il n’est que minuit !!
les trois interpellés baissèrent la tête faussement contrits et entreprirent de continuer le service jusqu’à une heure avancée de la nuit.

A 2H, le flot des clients s’étant un peu calmé, les employés purent souffler un peu et se reposer une seconde, accoudés au bar. Jean-Paul , le patron, archétype du moustachu au cœur d’or, regarda ses protégés d’un air paternel, et leur apporta un verre bien mérité, accueilli avec des transports d’enthousiasme. Une fois assis et dégustant leur boisson fraîche, chacun d’eux commença à masser ses muscles douloureux.
-Au fait, Arawn, les études ?
L’Irlandais grimaça son jus d’orange et jeta un regard explicite vers son employeur, tout en défaisant les sangles de cuir qui lui cisaillaient les épaules. Pourtant, il n’était pas si mauvais que ça, mais conservait sur ses camarades de classe un retard significatif pour certaines matières, telles que les mathématiques ou les sciences. Jean-Paul, Nicolas et surtout Claudia tentaient bien de lui faire rattraper ce qu’il ne savait pas, mais on ne résolvait pas plusieurs années d’une scolarisation sporadique en quelques mois. Arawn se renversa sur sa chaise avec un soupir fatigué.
-On va dire que ça va. En ce moment, c’est assez léger, les vacances de Pâques arrivent, les profs sont moins pointilleux. Ils préfèrent nous faire faire des activités ludiques, comme cette visite au Louvres sur les traces de Landon…. merveilleux n’est ce pas ? acheva le jeune homme d’un ton lugubre qui fit sourire ses amis.
Claudia se tortillait sur sa chaise, regarda avec attention les dentelles arachnéennes de sa petite robe de soubrette, commença à jouer avec son verre avant de prendre une légère inspiration pour se donner du courage.
-Et….et comment va ta mère ?
Le visage d’Arawn, se ferma une seconde et son regard bleu-nuit se posa trop calmement sur Claudia. Puis, lentement, très lentement, un soupir passa ses lèvres rouges.
-Elle va bien….ça lui ferais plaisir d’avoir de tes nouvelles.
Discussion close. Il était inutile d’essayer d’en tirer davantage ce soir, il ne dirait plus rien. Jean-Paul se racla la gorge, et sourit , ravi d’avoir de quoi changer de conversation.
-A ce propos, j’ai quelque chose à vous demander pour cet été.
Les trois garnements se retournèrent vers leur employeur, l’air surpris.
-Voilà. Comme vous le savez, le Carrousel a bien besoin d’être rénové et je compte le faire pendant la saison creuse. De votre côté, je ne pourrais pas vous garder pendant ce temps, alors il va falloir que vous vous trouviez autre chose pendant ce deux mois.
-Quoi ? Nicolas s’était levé et regardait Jean-Paul avec contrariété, je sais bien que le bar à besoin d’un coup de neuf mais on peut t’aider !!
-C’est vrai, même si tu nous paie moins on peut remplacer des ouvriers ! Tu sais que j’ai besoin de ce boulot !
-Moi aussi, je ne sis pas ce que je pourrais faire mais je suis sûr que je pourrais me rendre utile, mais tu ne peux pas nous virer comme ça !
Le barman se gratta le menton en souriant de ce bel enthousiasme à refaire la révolution prolétaire contre les vacances, et s’assit ente Claudia qui avait les larmes aux yeux, et Arawn qui attendait une réponse avec l’air d’un dogue prêt à l’assaut.
-….Si vous me laissiez finir aussi, bougonna-t-il, vous sauriez qu’un de mes amis tient un bar-restaurant en bretagne. Le travail n’aurait rien à voir avec ici bien sûr, et vous seriez payer uniquement le SMIC hôtelier, mais logés, nourris, blanchis, et vous passeriez un peu de vacances hors de la ville ! Je lui en ai déjà parlé et il attend votre réponse.
Jean-Paul attendit une seconde pour voir le petit effet produit par sa tirade. Il jubila, le résultat en était presque jouissif. Nicolas et Claudia venaient d’un quartier populaire et n’avaient jamais vu la mer, ce qui expliquait les étoiles dans leurs yeux, quand à Arawn, il se retenait de sourire mais le bonheur de quitter la capitale et de passer un été au loin avec ses amis faisait plaisir à voir.
-Enfin si ça ne vous intéresse pas, je peux toujours….
-NON !! (X3)
Il sourit.
- je l’appelle tout à l’heure.

***
« -Comme vous le savez tous, les examens du baccalauréat sont particulièrement importants aussi je vous demande la plus grande rigueur. Les épreuves de français et de sciences seront tirés au sort et vous devrez…. »
-Quelle barbe !
Dimitri se retourna vers Julien en souriant.
-Tu l’as dit !! ça va bientôt faire 2 ans qu’ils nous récitent la même chose ! On n’a pourtant pas eu des notes catastrophiques pour les examens blancs !
Julien ricana.
-Parles pour toi ! Ton idole s’est ramassé en science comme pas possible !!
Dimitri haussa un sourcil surpris. Son idole… ? Mais en suivant les yeux de son ami il comprit qu’il lui parlait de Arawn et lui décocha un regard furieux.
-Et ça l’a pas rendu plus sympa ton irlandais !!
-D’abord c’est pas mon irlandais !!
-Vous disiez Monsieur Bouvier ?
Aïe la gaffe…surtout que l’unique celte de la classe venait de se retourner et de lui décocher un regard si noir que Dimitri voulu se jeter par la fenêtre.
-Désolé Madame, c’est rien.
La professeur principale plissa le coin de ses lèvres et reprit ses explications d’un ton pincé. Le jeune homme soupira. Il fallait bien reconnaître que sur au moins un point, son ami avait raison. Le rouquin était tout simplement insupportable depuis le début des examens. Si en français il remportait tout haut la main, il n’en était pas de même quand on se plongeait dans les méandres de la science, et les exercices les plus simples, entre les mains d’Arawn, pouvaient ressortir aussi obscurs que de l’hébreu. Même les professeurs les plus aguerris n’avaient jamais vu un tel esprit illogique, le tout cumulé à un retard faramineux, le jeune homme se dévoilait incapable de résoudre les opérations les plus simples, de comprendre que le cœur se trouvait à gauche et non à droite, et qu’il ne fallait pas porter à ébullition le bleu de méthylène. Les épreuves avaient été un véritable supplice et pour lui et pour les malheureux qui l’avaient croisé au sortir des salles. Pourtant Dimitri sentit sa chance venir, et à la fin du long exposé de Mme-Pince-sans-rire, il alla droit à la place de son bien-aimé. Ledit objet de ses pensées lui jeta un regard venimeux.
-Tu veux quelque chose ?
-J’ai vu tes résultats pour les examens, c’était pas facile je dois dire !
Le rouquin émit le rire sarcastique du serial killer en passe de découper sa proie. Le blond sentit un long filet glacé lui parcourir le dos avec la vitesse d’une marée au Mont saint Michel et réalisa sa gaffe. Ses propres notes atteignaient toutes des sommets, et de sa part, une telle réflexion pouvait prétendre à une provocation. D’ailleurs, les craquements de doigts de son vis-à-vis le lui rappelaient avec angoisse.
Je peux t’aider si tu veux !
Arawn se leva et posa ses mains sur les épaules de Dimitri l’air mauvais.
-Je t’ai demandé quelque chose ?
L’intéressé déglutit.
-Non mais j’ai envie de t’aider un peu. J’ai juste envie de te connaître un peu mieux tu comprends ? Murmura le pauvre garçon rouge comme une tomate, suant sang et eau d’avouer à mots couverts ce qu’il cachait depuis longtemps. Arawn se rassit, prit son visage entre ses mains et soupira. L’attitude de vierge effarouchée du petit Einstein le mettait mal à l’aise, mais le faisait sourire.
-Laisse tomber.
-Mais…
-ça va aller, je te dis.
-S’il te plait…..
Le jeune homme leva une prunelle bleue vers Dimitri qui ne savait plus ou se mettre.
-D’accord.
Le petit blond n’en cru pas ses oreilles.
-VRAI ?
-Puisque je te le dis.
-Ce soir, chez moi, après les cours ?
-Ce soir chez toi après les cours. Mais que ce soit clair, je viens une fois, parce que tu es doué et que j’ai besoin de cours de rattrapage. On est d’accord ?
Pour être avec lui, il aurait promis la lune !!
-On est d’accord !!
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chibi loulou
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Lun 8 Aoû à 10:01

....et j'avais oublié de dire, takamuri, une dépreseeion c'est pas drôle, j'en ai fais,alors je te souhaite de vite te remettre!! heika la suite et fin du chapitre 3....

-Pourquoi j’ai accepté de venir ?
-Pourquoi je lui ai demandé de venir ?
-J’y comprends rien !!
-Il a l’air de m’en vouloir !
-C’est trop dur, j’y arriverais jamais !
-C’est fichu, il ne m’aimera jamais.

Dimitri soupira et coula un long regard vers son bien-aimé. Une main prise dans son jabot de dentelle, l’autre jouant avec un crayon, les lèvres mordues par la concentration, le bel irlandais, contrarié, jeta sur son compagnon un œil chargé d’orages. Ledit compagnon voulut de nouveau que le sol s’ouvre sous sa chaise et l’engloutisse, lui et ses idées stupides.
-Mais franchement qui est le crétin qui a décrété que l’étude de la biologie humaine était indispensable au lycée ??!!
-Hun ?
Arawn s’arrachait presque une touffe de cheveux en tentant de déchiffrer les messages nébuleux de son livre de sciences, essayant de voir le lien permettant de comprendre le fonctionnement de la cellule type, mais peine perdue, les lymphocytes, et autres noms barbares lui étaient toujours une terre Adélie. Il quitta la table basse et se laissa rouler sur le sol, fermant les yeux sous le mal de tête montant. Dimitri sourit. Ainsi son vis-à-vis ne se sentait pas gêné d’être avec lui mais au contraire, prenait à cœur cet après-midi de révisions de dernière minute, et cela lui faisait plaisir. Il se leva doucement et retira l’ouvrage scientifique de sous le nez de l’irlandais qui le leva, surpris.
-On fait une pause, lança gaiement le petit blond, tu veux boire quelque chose ?
-Moui, ça me décongestionnera peut-être les neurones…
-Quoi ?
-Grompf……
Le jeune homme boudait et affichait une mine des plus adorables, du moins du point de vue de Dimitri qui lui prit la main pour l’aider à se mettre debout, et l’entraîna vers la cuisine, gardant toujours la chaleur de cette paume enfermée entre ses doigts. Il dû pourtant bien la lâcher pour ouvrir le frigo et en sortir une bouteille de jus d’orange.
-ça te va ?
-Hn.
Dimitri avait des ailes et souriait à s’en décrocher la mâchoire. De son côté, Arawn, se sentait un peu plus détendu que d’habitude. Cela faisait deux semaines maintenant qu’il venait, ou plutôt que son camarade le kidnappait le mercredi et à la fin des cours pour retravailler ses points faibles, et Dieu seul savait qu’il y en avait beaucoup. Cependant, Dimitri se montrait patient et, avec beaucoup de chance, il finirait par décrocher son baccalauréat sans aller aux rattrapages. Arawn commençait à apprécier le petit blond, comme un ami sympathique, mais son esprit quittait bien souvent la pièce pour se perdre dans des songes étranges, comme en cet instant, et Dimitri dût effleurer l’épaule de son compagnon pour le ramener auprès de lui.
-ça va ?
Arawn se retourna et sourit gentiment.
-Oui, désolé j’étais ailleurs.
Dimitri, encouragé par ce sourire, fit tourner plusieurs fois son verre dans ses mains, se mordilla la lèvre et regarda son ami. A sa grande surprise, celui-ci le dévisageait avec une réelle tendresse, et il se sentit fondre sous la chaleur de ce regard. Mais voyant son camarade se liquéfier de bonheur, l’irlandais perdit son air rêveur et retrouva toute la douce ironie qui était la sienne avec le blondinet. Il ne pouvait pas lui dire qu’à ce moment précis, il ressemblait furieusement à Claudia !! Il rit pour lui même en imaginant la tête de Dimitri si il lui avait expliqué qu’il possédait les mêmes mimiques qu’un travesti particulièrement adorable !
Pendant ces pérégrinations internes, il ne vit pas son hôte chercher ses pensées, rassembler son courage et se lever, prêt à la charge finale.
Si quelque chose doit se passer entre nous, c’est maintenant ou jamais !
-Tu fais quoi cet été ?
Arawn releva un sourcil, surpris.
-Pardon ?
-Tu fais qui cet été ?
-Je travaille.
Dimitri soupira. Il ne s’attendait pas à ça. Tous ses beaux projets pour inviter son ami à la maison, à la piscine ou au cinéma tombaient à l’eau comme feuilles d’automne à la première neige. Il ne leur restait que cet été et encore un an pour se découvrir et, il ne voulait plus perdre de temps. Qui sait ce qui se passerait après la fin du baccalauréat !! La première était passée si vite….déjà les épreuves de science et de français se profilaient à l’horizon et de tout ce temps, il ne lui avait rien dit. L’occasion était trop belle aussi ne se laissa-t-il pas abattre par ces débuts peu prometteurs.
-Mais tu auras bien des congés, non ? Parce que si tu veux, enfin, si ça te dis, ben on pourrait se voir…encore un peu ?
Ce fut le tour du rouquin de soupirer.
-Je ne serais pas sur la capitale, désolé.
-Mais…
-Je te remercie pour tout ce que tu as fait. Je pense…que ça va aller maintenant. Je ne vais pas te déranger plus longtemps.
-Mais tu ne me déranges pas !!!!!
Arawn fût réellement peiné. Les sentiments de Dimitri le touchaient vraiment, mais ne l’atteignaient pas. Il voyait le jeune homme comme un gentil camarade de classe, quelqu’un qu’il aurait volontiers aidé ou protégé, mais rien à voir avec la farouche amitié qui le liait à ses amis du carrousel, quand à l’amour….Ses pensées se fermèrent et il grimaça. Il posa ses mains sur les épaules du jeune garçon et chercha des mots qui ne le blesseraient pas, qui préserveraient cette relation fragile mais qui lui tenait à cœur bien plus qu’il ne voulait bien l’admettre, mais Dimitri, paniqué, se pendit à son cou et lui vola un baiser. Arawn recula, et dévisagea son compagon, interloqué, une main portée à ses lèvres. Le contact rude, rapide et humide le laissait froid, mais les grands yeux remplis de larmes le firent chavirer. Il soupira de nouveau, se rapprocha, et prit son ami tremblant dans ses bras.
-Je suis désolé….souffla-t-il douloureusement, car lui faire du mal n’était pas dans ses intentions.
Il embrassa tendrement les paupières tremblantes, puis sans un mot, remonta dans la chambre, rassembla ses affaires, redescendit, prit son sac et s’en alla sans se retourner.

Seul dans la cuisine, Dimitri regardait sans le voir le verre de jus de fruits posé sur la table. Puis soudain, il le saisit et le jeta contre le mur avant de s’effondrer en larmes. Il ne se releva que pour courir à son lit et s’y ecrouler sanglotant. Sa dernière pensée avant de s’endormir fut qu’au moins Arawn ne l’avait pas repoussé…..

A suivre chapitre 4 : A courber sous le poids des pommes les arbres moussus du cottage,…
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He@venly
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Lun 8 Aoû à 13:14

houla!! pauvre dimitri! 3075

J'aime toujours autant!! bloblaugh
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chibi loulou
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Lun 8 Aoû à 16:55

merci!! j'essaie de mettre la suite ou demain ou après demain!! chirolp_lovely mais comme j'avais tout enregistré et que j'ai tout perdu chirol_gaan , ça peut prendre du temps!! pcrying
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MessageSujet: Re: de l'automne....   Aujourd'hui à 23:38

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de l'automne....
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