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 le sang des autres

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Zillah
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Nombre de messages: 692
Date d'inscription: 14/05/2005

MessageSujet: Re: le sang des autres   Mar 16 Aoû à 18:51

WARNING : tres explicite...

Story of the church 1st part


La nuit noire qui dévore tout, les collines plongées dans l’obscurité la plus totale, et pourtant sur la route cette silhouette perchée sur ce cheval galopant à bride abattue vers le château dont les tourelles se dessinent au loin. Une capuche recouvre sa tête, de sa main gauche il tient les rennes et dans sa main droite une lanterne dont la flamme perce les ténèbres. Une épée est attachée à son fourreau, les sabots de la bête projettent les pierres sur le bas coté. L’équipage dévale une pente puis en remonte une autre si vite qu’on pourrait les croire poursuivi et bientôt les voilà en vue de l’édifice. Il ralentit sa monture, quittant le sentier principal, tournant le dos à l’imposante grille de fer forgée, fermée pour la nuit. Ils suivent l’enceinte de hautes pierres de granit vers l’est. S’éloignant de quelques mètres il descend de cheval et attache sa monture dans le petit bois attenant, jetant de fréquents coup d’œil inquiet autour de lui. Mais seul le silence de la nuit entrecoupé du hululement d’une chouette en chasse lui répond. Là, à l’endroit ou les branches d’un chêne centenaire se déploient jusqu’au mur, il grimpe retombant sans bruit dans le parc. Il se faufile vers l’immense demeure s’arrêtant devant la porte de bois massif pour frapper 3 coups puis aussitôt 5 autres avec l’anneau de bronze. Un temps, puis des pas de l’autre coté qui descendent l’escalier. Enfin l’on ouvre prudemment l’un des battants de la porte. Voici le fils du seigneur des lieux qui apparaît, le jeune comte Takeo De Sandones. Il est très bel homme de l’avis de tous: De grand yeux bruns, de longs cheveux châtains clairs qui lui descendent jusqu’en bas du dos, attaché d’un ruban de velours bleu. Les traits de son visage sont fins et délicats comme ceux d’une jeune fille et son corps est mince et musclé à la fois. Son nez droits et ses sourcils hauts plantés lui confèrent un profil autoritaire en contraste avec le reste de sa personne. Et la silhouette encapuchonnée qui se tient devant lui se trouve être le dernier jeune fils de l’orfèvre kaïn. Son, teint est pâle, son visage angélique est encadré de longues mèches blondes. Ses yeux bleus délavés ont la forme de l’amande. Il est encore très jeune, tout juste 17ans et déjà il se prépare à apprendre le métier de son père avec les autres apprentis et ses travaux sont déjà admirables et travaillés.
_ « kaïn ! Mais tu es fou de venir de venir ainsi à cet heure, c’est par trop risqué. Si on t’a vu des fenêtres du haut.
_ « Mais je te l’avais dit, que je viendrai un jour te voir puisque tu ne me le propose jamais ; Je n’en peux plus d’attendre, j’ai tellement besoin de te voir, d’être près de toi…
_Tu es vraiment entêté, pourtant tu le sais très bien que je dois épouser le mois prochain la marquise d’Alderic sous le serment de nos deux familles et ce depuis sa naissance. Il est de notre devoir de réunir les deux comtés par cette alliance…
_Oserais tu me dire ce soir que tu ne me désire pas ? Que tu n’as pas autant envie de moi que j’ai envie de toi ? »
Kaïn l’enlaça à ses mots, le serrant fort contre sa poitrine, leur deux cœurs battant à l’unisson
« Tu ne me désire pas ? » répéta t’il sournoisement, l’embrassant violemment. Sa main droite se déplaça jusqu’à l’entrejambe de tAkeo, la pressant fortement entre sa paume.
_ « Arr…Arrête, montons au moins dans mes appartements. Aller viens, entre… », céda t’il à son amant.
Kaïn, un sourire satisfait dessiné sur ses lèvres, le suivit la main posée sur les hanches de takeo. Ils marchèrent sans bruits sur les lourds tapis de laine disposés sur les sols glacés des couloirs. Ils entrèrent dans la chambre de Takeo. Au pied de la cheminée ou un feu brûlait, deux fauteuils étaient disposés avec à leurs pieds diverses fourrures d’animaux, tous trophées de chasse de Takeo. Kaîn s’avançant vers la cheminée l’attirât de nouveau contre lui. De nouveaux baisers passionnés, les langues qui se cherchent avidement. Takeo haletant cherchât à reprendre son souffle mais doucement avec tendresse Kaîn entreprit de le déshabiller, délaçant les lanières de sa chemise, détachant les boutons de son gilet avant de s’agenouiller pour déboucler la ceinture de cuir noir. Ses doigts se glissèrent dans l’échancrure du pantalon, caressant les parties intérieures du bout des doigts. Takeo gémit et Kaïn sentit son sexe se durcir. Puis enfin il défit totalement les lanières, laissant glisser le pantalon le long de ses cuisses avant de d’accueillir le membre de Takeo dans son palais. Sa poitrine se soulevait par instants réguliers et des tremblements d’excitation le secouaient par instants réguliers.
« Tu es un véritable petit démon, le savais tu ?! » agrippant Kaïn par les cheveux il le repoussa doucement l’obligeant à s’écarter.
_ « Nulle femme au monde, que ce soit une duchesse ou une marquise ne pourra te donner autant de plaisir que moi je te donnerais.
_ « retourne toi, garnement, je vais te punir de ton impétueuse vanité ! »
S’agenouillant à son tour, il écarta les pans de la cape de kaïn qui ne portait en dessous que sa culotte de velours et ses bottes de daim. Agrippant des deux mains le bord de la culotte, il acheva de l’enlever. Surpris il contempla un moment les tâches humides qui en ornaient le devant avant de déclarer d’un air malicieux, mi-amusé
« Tu me désire trop Kaïn !, Tu es plein d’une ardeur et d’une fougue juvénile qui ne démente pas ton tempérament… »
Promenant des doigts inquisiteurs sur ses joues lisses et glabres d’adolescent puis sur ses mamelons roses dont les pointes se durcirent à son contact, il l’embrassa sur le sommet du crâne, le doux contact de ses cheveux soyeux avant de redescendre le long de son cou.
« Allonge toi… »
Kaïn obéit, se couchant alanguit sur le coté. Takeo pressât sa main droite sur ses lèvres et lui mordilla gentiment les doigts avant de les sucer avidement. Retirant sa main de sa bouche, il s’allongea à son tour derrière lui, enserrant délicatement une phalange. Aussitôt, il sentit kaïn se raidir. L’enserrant tendrement de son bras libre par les épaules il lui embrassa le creux du cou l’obligeant à de détendre. Bientôt une deuxième phalange suivit la 1ère. Kaïn haletait maintenant devant la douleur éprouvée.
_ « détend toi », lui conseilla son amant « Tu es trop crisper, je risque de te faire mal. »
Il empoigna alors d’une main le sexe de kaïn qui se gonflât aussitôt, frottant la peau entre deux doigts d’un mouvement de va et vient et l’esprit de Kaïn absorbé par cette nouvelle sensation, il se laissa enfin aller…
_ « Oh Takeo…Je vais...Je vais jouir…
_Tu es trop vif je ne t’ai pratiquement pas touché, attends moi un peu je vais venir… »
Retirant sa main du sexe de Kaïn, il se calla plus fortement contre lui et guidant de sa main à son tour son sexe, il l’introduisit lentement dans la passage étroit pour ne pas blesser Kaïn. Il aurait voulut que celui-ci se retourne pour pouvoir se regarder au fond des yeux mais il dû renoncer pour se concentrer uniquement sur son jeune amant. Kaïn ne se rappelait pas avoir déjà éprouvé avant autant de plaisir et de douleur mêlées. De sa bouche entre deux cris, sortaient inlassablement ses 3 mêmes mots
« Je t’aime Takeo, je t’aime... »
Takeo lui répondait par de nouveaux baisers, sur les tempes, au creux des épaules, au milieu de son dos…Sa main s’était reposée sur le sexe de Kaïn et désormais, leurs deux corps vibraient à l’unisson. En bas sur le tapis les flammes de la cheminée éclairaient leurs corps nus faisant jouer leurs ombres sur les murs.
« Ahhhh » Dans un dernier soubresaut frémissant, Kaïn jouit, emplissant les doigts de Takeo du liquide poisseux. Son ami arrivât quelques secondes plus tard et des ondes traversèrent le corps de Kaïn, le secouant au plus profond de ses entrailles….

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Un mois plus tard, on célébra l’union De Takeo de Sandones et de la jeune marquise Atylea d’Alderic. C’était un chaud jour de printemps, partout dans les champs les cerisiers étaient en fleurs et l’on en jetât des brassées puisées au fond des paniers d’osiers à la sortie de l’église sur les jeunes mariés. Tous les seigneurs et amis voisins étaient présents à la noce et un grand nombre de personnalités importantes avaient été conviées à la cérémonie dont parmi elles le maître orfèvre Alabert Suzumi. Des campagnes environnantes, un fort pourcentage de paysans qui s’étaient déplacés pour assister à l’union tant attendue de leur jeune comte. Un grand buffet avait été dressé à leur intention sur la place des fêtes du village tandis que la suite des réjouissances aurait lieu dans le parc du château en présence des convives. Maître Suzumi s’y trouvait en présence de son épouse ainsi que de leurs filles aînées, leurs plus jeunes enfants ayant préféré rejoindre leurs compagnons, masse égrillarde de jeunes gens du coin, pour fêter l’événement au village jusqu’à l’aube. Le vin coulait à flots et l’on danserait à la lueur des flambeaux pour l’occasion, chacun y prenant un vif plaisir, de telles réjouissances n’ayant lieu que rarement dans l’année…
L’expression lointaine comme parti ailleurs, kaïn était assis cher lui sur un banc en pierre dans la courette intérieure. Il jouait distraitement sans regarder avec la lame de son couteau, égratignant les cristaux de pierres.
Deux coups frappés à la porte du jardin vinrent interrompre le silence de la demeure. Kaïn ne s’emblant pas s’en informer, continuât, absorber par sa tâche. Deux coupas à nouveaux et par derrière le mur, la voix d’Halexio Regnan, son meilleur ami
Kaïn se leva enfin à contrecoeur pour lui ouvrir. D’un pas décidé Halexio pénétrât dans la cour regardant le jardin désert autour de lui avant de revenir poser le regard sur son ami.
« Pourquoi restes tu ici ?! Viens donc avec nous au village, le comte de SANdones s’est saigné en quatre pour offrir ce somptueux mariage à son fils unique et le vieux ne nous a pas oublié, tu devrais voir le buffet qu’il a commandé et la troupe de musiciens ; c’est pas tous les jours qu’on peut s’amuser autant pour pas un sous ! Vraiment Kaïn, je ne te comprendrais jamais ! … »
_Elle est jolie ?
_hein qui donc ?
_La marquise !
_Tu ne les as pas vu tout à l’heure à la sortie de la cérémonie ? Et bien je les ai aperçus de loin sur la route du château. Mais on m’a dit que c’était une vraie beauté, comme lui ! tu aurais du venir les voir avec nous… ET elle est si jeune, 14 ans seulement et dire qu’il va être le seul et le 1er à en profiter. Il y en a qui ont bien de la chance. Jamais nous ne pourrons épouser filles aussi jolies même si nous avions tout l’or du monde. Le petit peuple n’a le droit de se mêler que de loin à ces beaux messieurs.
_Et bien non tu as raison, je l’ai pas vue du tout et d’ailleurs çà ne m’intéresses pas figure toi, j’avais l’intention de passer une soirée tranquille, vois tu…
_reste donc tour seul dans ton coin alors ! Moi je vais aller rejoindre les autres je n’ai pas envie qu’ils continuent à s’enivrer sans moi. »
De nouveau le silence interrompu seulement par instants par le versement du bec de la fontaine dans l’anse du bassin inférieur. Il n’ira sûrement pas à la noce. Ni a celle du château, ni à celle du village. Sa main heurte le renflement de la poche de sa veste et Kaïn en sort le bijou précautionneusement ; une petite croix en or poli avec en son centre un petit saphir qui brille. Des gravures minutieuses ornent la croix, réalisée avec tout l’art de l’orfèvre au dos de la croix leur deux noms réunis par une date : le 9 du mois de mai 1526. la coutume veut qu’au mis de mai les jeunes garçons offrent des fleurs aux jeunes filles qu’ils aiment. C’est aussi une grande fête ou le soir chacun danse jusqu’à fort tard dans la nuit. Ce jour là chacun est libre de choisir le cavalier qu’il veut en dehors des règles : les hommes mariés invitent la femme de leur voisin tandis que leur épouse se choisisse un jeune amant à titre. C’est une fête toujours gaie et très drôle que chacun attend avec impatience dans l’année. Et bientôt un an est passé depuis la dernière fois, le dimanche prochain cela exactement un an. Un an depuis le jour ou Takeo lui a offert cette croix à cette soirée et à prononcé les mots que kaïn n’oubliera jamais ! a ce souvenir, des larmes lui coulent des yeux silencieusement. Dans une semaine la jolie fête du mois de mai et il ne pourra désormais en retour plus rien lui offrir. Kaïn vit en songe Takeo poser délicatement un collier de perles sur un coup d’une blancheur parfaite et leur danse un peu gauche, maladroite de jeunes mariés amoureux qui se regardent en se dévorant des yeux, la franche passion brûlant au fond de leurs prunelles…Secouant nerveusement la tête Kaïn rangea le bijou au fond de sa poche, sur sa poitrine. C’était idiot de se laisser aller ainsi ; bientôt il aurait fini son apprentissage et pourrait exercer au même titre que son père et pourquoi pas s’installer à son compte s’il le souhaitait. Mais pour le moment, il avait aussi mal au cœur que possible. Tout ce qu’il aurait voulu était s’allonger entre ses bras pour dormir éternellement hors du monde, rien qu’eux deux flottant dans l’éternité, leurs doigts entrelaçés dans leur sommeil….



END
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chibi loulou
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MessageSujet: Re: le sang des autres   Mer 17 Aoû à 8:05

GENIALLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLL!!! la suite, la suite!!!!!! chirolp_lovely j'adore tu écris trop bie, et quel talent! quand je te lis, c'est magique, tu as un vrai sens du détail, bravo!! chirolp_lovely chirolp_lovely
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Zillah
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MessageSujet: Re: le sang des autres   Sam 27 Aoû à 16:06

wof voila la suite, je ne suis pas mécontente, le mystère s'épaissit.... des fois je regrette que mes persos ne soit pas plus sympatique et attachant, ce sont de vrai sal*** tous autant les uns que les autres bourrés des innombrabls défauts humain tel l'egoisme et la cupidité...
je vous promets une bonne scene yaoi a venir au chapitre vampire blood and sex groupies ...
( ps : mais ya pas de sex groupies pourtant dans cette histoires? Euh si vous oublier l'auteur qui ecrit par derriere en s'amusant beaucoup chirol_bak1 )
bon aller je le met enfin mon bébé:



CHAPITRE V : LE SANG DU MAÎTRE


Aristide le regarda partir en courant du château. S’adossant contre le mur il inspira profondément une grande goulée d’air avant de dégager les corps étendus sur les tapis, les descendant par les pieds dans la cour. Avisant la camionnette toujours garée dans l’allée il les fourgat dedans à l’arrière à coté de celui qu’il avait descendu tout à l’heure en arrivant sur les traces d’Illian. Il s’en occuperait plus tard, pour l’instant il ne s’en sentait pas le courage. Bouleversé par des émotions jamais vraiment enfuies, il remonta s’asseoir à coté du petit corps inerte de Millarca. Mais peut être ferait-il bien de s’en occuper, ça avait été sa protégée après tout, du moins un temps. Il l’allongea délicatement dans l’une des chambres au dessus des couvertures de laine d’un lit bas, tirant les grands rideaux de popeline des fenêtres. Sa respiration était régulière. De toute manière, elle ne mourrait pas tout de suite. Le virus qui déjà s’attaquait à son corps détruisant ses lymphocytes l’affaiblissait déjà mais la situation n’était pas encore dramatique. La dévisageant plus attentivement, Aristide se mit alors à soliloquer, marmonnant des bouts de phrases, les répétant seul comme un dément, tantôt ricanant, tantôt suppliant
« _ le maître, le maître ; seul le sang du maître pourra te sauver, c’est évident n’est ce pas, et si simple…Maître et disciple liés pour l’éternité à travers les liens du sang…
« Le sang du maître pour te sauver, mais peut être aussi celui de ses enfants du 1er sang mais çà Illian ne le sait pas, je ne lui ai pas avoué. Et puis quelle importance, peut être les enfants du 1er sang auraient une chance de te relever mais rien n’est moins sur après tout. Le sang du maître est bien meilleur, la source originelle... »
Aristide s’arrêta un moment, pensif avant de reprendre.
« Mais la question, la seule vraie question est : viendra t’il te sauver de nouveau te sauver toi ? Cette possibilité qu’il revienne une fois encore pour t’arracher de la mort m’effraie; mais le désire t’il seulement ? Après tout il t’a toi aussi abandonné et ce dès ta renaissance il y a 500 ans. Mais il n’a pas voulu de toi pour compagne et il s’est de nouveau enfui. Alors, alors, pourquoi reviendrai t’il aujourd’hui, j’aimerais le savoir… Il a du entendre ton appel, il sait c’est évident ce qui vient de se dérouler cette nuit même. Alors devant le désastre commit, je pense qu’il n’y a plis qu’à attendre son improbable retour…ou non. Et moi-même je ne sais pas ce que j’aimerais en ce moment. Enfin, je vais toujours te ramener chez nous, je ne suis pas aussi cruel et sans âme que vous le penser… Et sûrement qu’Illian sera rassuré de te savoir en sécurité. Je voudrais qu’il soit heureux à présent, je lui ai fait tellement de mal, tellement souffrir tout le temps que je pense que mon pardon est impossible. Toutes ces nuits ou il a du pleurer en silence a cause de moi… prenant la comtesse entre ses bras il la ramenât chez eux pour la coucher dans l’une des chambres libres.

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Cette croix possédait un bien étrange pouvoir, je n’étais pas certain de ce que j’avais vu dans mon état hypnotique de sommeil parallèle mais j’étais presque sur que ces visions correspondaient au jeune garçon qui courait ou à l’un de ces paysans de mon rêve. Enfin non pas aux paysans, le bijou était par trop bien délicat. Sûrement, il avait appartenu à l’un des seigneurs ou à son épouse. J’imaginais la croix se balançant délicatement le long du cou fin et gracieux d’une duchesse, la pierre précieuse brillant d’un bel effet sur sa gorge, la rendant plus précieuse encore. Quand à savoir pourquoi et comment elle avait atterri ici… Aristide était riche, très riche, il ne m’avait jamais caché sa fortune qui avait elle une provenance tout à fait honnête et respectable même si j’ignorai toujours d’où elle provenait et ce n’était certes pas dans ses manières de gentilhomme de dépouiller les morts. Je me demandai si j’oserais l’interroger à ce sujet bien qu’il semblât vouloir se monter plus tendre envers moi, son caractère demeurait lunatique et aussi imprévisible qu’un vent d’est changeant. Peut être ferais je mieux de fouiller par moi-même toutes ces vieilles malles entassées là bien avant moi. Mais pour l’heure je devais m’occuper de Millarca, je l’avais laissé là bas vulnérable et sans connaissance. Je m’apprêtais à y retourner quand je croisai Aristide, la comtesse dans es bras. Soulagé de voir qu’il avait eu la bonne idée de la ramener chez nous, d’un commun accord nous décidâmes de la reposer dans l’une des chambres de l’étage en attendant. Une semaine passa ainsi, ou, rongé d’angoisse, je restai près d’elle chaque nuit sans oser la laisser seule pour aller chasser si Aristide se trouvait déjà parti. Je devais pourtant m’invectiver à retrouver son créateur mais comment eusse je pus le faire ? Je ne connaissais rien de lui ni même son nom. Dans la folie, l’hypothèse absurde de la médecine moderne m’avait un court instant effleuré l’esprit mais quelques puissant qu’ils soient, les quels traitement auraient pus la sauver, elle une vampire ? Comme je l’ai déjà dit, je ne connaissais aucun autre vampire à part eux et durant ces siècles, les rares fois ou j’avais ressenti de loin leur présence je m’éloignai instinctivement me rappelant les mises en gardes d’Aristide. Ainsi je n’avais eu connaissance d’aucun ayant déjà souffert de ce virus qui auraient pu nous apporter conseils ou solutions. Du reste, depuis l’incident Aristide ne parlait guère, passant la plupart de ses nuits dehors ou peut être il recherchait un remède pour la sauver mais çà je n’y croyais guère, ne me nourrissant plus d’illusions à ce sujet. Déjà le seul fait qu’il eut pensé à la ramener, tenait du miracle…

CHAPITRE VI : VAMPIRES, BLOOD AND SEX GROUPIES.


2 semaines déjà s’étaient écoulées depuis l’incident. Je rentrais d’une nuit de chasse. Le doux mois d’octobre avait laissé place aux premières neiges de novembre. Le vent du nord s’était levé. Glacé, je poussai la porte du manoir. Un grand feu brûlait dans la cheminée ou assit près de l’âtre dans son fauteuil, Illian lisait l’un de ses vieux roman [ sordides ] qu’il affectionnait tant. Mes joues glacées de la bise étaient encore rouge du sang nouveau qui coulait dans mes veines : l’adorable fillette était morte sans un bruit dans mes bras. Je m’approchai des flammes puis, nonchalamment ôtais ma cape de fourrure puis ma veste avant de les jeter à terre aux pieds d’Illian il ne relevait pas les yeux, absorbé qu’il était [ comme chaque fois ] par sa lecture j’entrepris alors la ceinture de mon pantalon, la débouclant d’un geste vif avant de faire sauter les boutons de ma culotte [ je ne portais rien en dessous ] M’appuyant au rebord du manteau de la cheminée, la chemise ouverte sur le torse, j’achevais de retirer le bas ainsi que les botte s de daim avant qu’ Illian ne lève enfin la tête de son bouquin, l’air totalement scandalisé et légèrement horrifié. [Du moins en avais je l’impression.] Sans lui laisser le temps de protester je sautai sur ses genoux et m’asseyant sur lui je saisis son visage à deux mains pour l’embrasser m mais cet idiot serrait les lèvres obstinément. Vexé je lui lançai une pique
_ Je sais que quand tu étais mortel, tu étais encore vierge !
_ Et alors ? qu’est ce que ça peut te faire ?
_ tu étais peut être un garçon frigide et impuissant…
_ hh ??
_ Et de tous ses siècles passés avec moi, je ne t’ai jamais vu t’adonner au sexe sous quelque forme que se soit…En fait tu sais quoi ?. On pourrait presque croire qu’au bout de deux siècles tu es toujours vierge !
_ Et l’autre nuit alors ? Et toutes ces fois ou tu m’as forçé à commettre des actes abominables sur de jeunes humains ? Tu l’as déjà oublié ?
_ En tous cas, je suis presque sur, qu’il te reste au moins un endroit ou tu es toujours vierge, j’en mettrai ma main au feu !
Tout en ce disant, je passais intentionnellement les mains en bas de son dos mais lui me les empoignant fermement il me les repoussa brutalement.
_ Pourquoi te comporte tu toujours comme çà ? demandais je, de nouveau agaçé son attitude. Tu as vraiment un problème tu le sais ? je te rappelle que l’autre soir quand je t’ai embrassé tu ne pas repoussé de cette façon et même…
_ Et bien je suis désolé mais pas ce soir, voilà tout. J’oserai te rappeler moi aussi que si tu t’en souviens, Millarca est toujours dans le coma et peut bien qu’elle ne se réveillera plus jamais. Alors tu vois je n’ai pas vraiment le cœur à çà en e moment et de plus je suis assez faché car je sais que tu me cache des choses…
_ ah ? quoi donc quelles choses ?
_ Tu connais le créateur de Millarca et tu ne veux pas me le dire ! A la vérité, çà ne m’étonnerai pas que tu veuilles la laisser crever, çà t’arrangerais bien au fond.
_ Ecoute, quand je t’ai dit que je n’avais aucune idée de l’endroit ou il se trouve, c’est la vérité sache que si je pouvais la sauver, je n’hésiterais pas une seule seconde car elle est importante pour toi et je protégerai désormais tous ceux que tu choisiras d’aimer. Je suis sincère tu dois me faire confiance…
Que de mensonges sortirent à ce moment là de ma bouche, mais aussi que de contradictions à l’intérieur de moi. Je ne pouvais pas essayer de la sauver car il aurait fallu alors avouer à Illian les liens qui nous unissaient Millarca et moi malgré les apparences. Des liens forcés, que nous avions du mal à accepter et c’était bien moi à la vérité qui avait choisi de demeurer dans son sillage jamais loin d’elle et du château même si nous ne nous fréquentions pas, chacun gardant son territoire sans empiéter sur celui de l’autre. C’était d’elle que j’avais essayé d’éloigner Illian tout ce temps, e, lui racontant ces histoires faussées sur cette soi disant animosité entre ceux de notre race mais malgré tout je savais qu’il finiraient par se rencontrer et ce jour était arrivé à cause de moi et aujourd’hui je n’avais plus qu’à m’en mordre les doigts, voilà tout. Mais après tout, ne lui devais pas quelque chose à elle, sur son silence sur moi et notre histoire auprès d’Illian car c’était par respect pour moi qu’elle ne lui avait rein raconté je l’aurais juré. Une telle attention de sa part n’était-elle pas admirable que je ne puisse aujourd’hui, redevable tout mettre en place pour la sauver ?
Mais la lâcheté, l’entêtement ou l’égoïsme dominèrent de nouveau sur mes remords enfuis et la bouche close je laissais Illian prendre cette confiance nouvelle qu’il mettait en moi comme un enfant.
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