 | YAOI*MANIAC Forum des sites nanoda.biz et yaoimaniac.com, dédiés à Gravitation et au YAOI en général. |
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Zillah Apprenti(e) Yaoiste


Nombre de messages: 692 Date d'inscription: 14/05/2005
 | Sujet: le sang des autres Mar 21 Juin à 18:16 | |
| coucou voila le debut de ma nouvelle; je previens lles est pas du tout fini et c'est encore le bazarr av les chapitre la ponctuation et la mise en page mais j'espere vous prendrer quand meme du plaisir a la lire en tout las cas moi jl'aime deja beaucoup! Chapitre 1er Les notes semblaient s’échapper du piano comme si mes mains n’avaient jamais contrôlées les touches. Perdu dans la mélodie qui s’échappait de l’instrument je me laissais flotter, dériver au milieu des notes…Mon corps ne m’appartenait plus, j’étais enivré, grisé par ma propre musique. Le monde entier semblait avoir disparu autour de moi, j’étais comme enchaîné à ce piano. Puis soudainement il s’approcha par derrière moi l’air tout pâle et claqua brusquement le lourd couvercle de bois sur mes phalanges. Je m’effondrais aussitôt de douleur aveuglé par la souffrance. Il se tenait au dessus de moi, le regard d’un enfant excité, une petite moue satisfaite dessinée sur ses lèvres. « Alors viens tu te nourrir enfin, j’ai les veines sur le point d’exploser … » _ « Vas te faire voir sale con! Regarde tu m’as cassés les doigts… » _ « Allons donc, tu n’as rien cesse de geindre et dépêche toi je n’ai pas l’intention de t’attendre… » Ce faisant il m’empoigna par le bras me relevant avec force pour m’entraîner à sa suite. Je sentis pendant un court instant son souffle près de mon visage, le chatouillement de ses boucles glissant sur mon cou. Il prit mon visage entre ses deux mains me regardant droit dans les yeux. « Tu sais bien que je ne te ferais jamais de mal, n’est ce pas ? J’aurais trop peur de te perdre… » Il me dévisageait avec insistance pressant ses pouces sur mes pommettes avec douceur. Puis son expression changea totalement, une lueur lubrique s’allumant au fond de ses iris bleutés. « Ahhhh… J’ai décidé que nous irions à L’Orellla sissa cette nuit. Il y aura plein de beau monde; mais tiens tu m’enlèveras ces guenilles avant, je ne voudrais pas que l’on nous empêche de rentrer tout ça parce que tu es revêtu comme le dernier des clochards. Il choisissait toujours pour moi ma tenue, ajustant chaque manchette de soie, refermant chaque bouton avec une minutie capricieuse, laçant avec art les bottines de cuir noir… L’Orella sissa était l’un de ses nombreux endroits branchés, fréquentés uniquement par des jeunes gens riches, débauchés et désoeuvrés, enfants trop gâtés dépensant sans compter la fortune familiale à la recherche de plaisirs inédits… Je haïssais ces endroits et je le haïssais par-dessus tout de m’obliger à l’assister dans ces orgies… Comme d’habitude nous arrivâmes nous jeunes beaux messieurs dans notre cabriolet lançant nos clés d’un air désinvolte au réceptionniste qui s’inclina devant nous se fendant d’un bonsoir plus que courtois nous faisant passer avec obligeance dans les salons attenants…La même jeune femme nous attendait comme chaque fois depuis peu ces petits cils battant dès qu’elle nous apercevait… je me penchai pour lui baiser la main tandis qu’il se penchait au creux de son cou pour le petit coup…Je m’asseyais résigné au fond d’un des nombreux fauteuils pendant qu’il lui déclamait flots de bêtises au creux de l’oreille. Il lui parlait à voie basse m’oubliant dans son petit jeu puis enfin il me regarda d’un air entendu pour m’ordonner de monter avec lui, une surprise m’y attendait plus haut… J’allais protester de nouveau quand plus rapide il m’empoigna avec brusquerie lançant un dernier clin d’œil à la jeune femme… Mon cœur se mit à accélérer, je redoutais ces moments, ces jeux dégradants auxquels il me contraignait à participer sous sa menace. « Tu verras je suis sur qu’il te plaira. », me chuchota t’il à l’oreille Nous passâmes dans les salles du dessus, frôlant de sublimes silhouettes que je ne regardais qu’à peine, les yeux fermés sur leur passage jusqu’à ce qu’il nous arrête devant une porte fermée au fond d’un couloir. Il en possédait évidemment la clé qu’il avait dû marchander auparavant. Il ouvrit précautionneusement le verrou me poussant devant lui. La pièce ou plutôt la chambre n’était éclairée que par quelques chandelles qu’on avaient disposées çà et là dans l’espoir de créer une harmonie originelle. Puis je le vis, allongé sur le grand lit central aux baldaquins ouverts, les deux mains attachées aux montants. C’était le plus beau garçon que j’avais jamais contemplé : un petit visage ovale encadré par de folles mèches auburn retombant sur ses yeux, sa bouche au dessin parfait crispée en un rictus de peur. On l’avait revêtu de sous vêtements de cuir, de nombreuses lanières parcourant son torse rattachées à un collier cloutés. « C’est pour toi, je savais que tu en aurais envie… » Je ne trouvais rien à dire, je m’approchai de la tête du lit presque timidement promenant le bout des doigts sur sa peau lisse, caressant son visage puis son cou avant d’y enfuir à mon tour en son creux mon visage. Je m’apprêtais à m’abandonner quand il me tira violemment en arrière par les cheveux me faisant tomber au sol. « Non pas comme çà, çà ne serait pas poli, tu dois d’abord le satisfaire, regarde il s’appelle Hadrian, tu peux l’appeler par son prénom. « Hadrian , Hadrian !! »Hurla t’il « Tu ne savais pas que tu étais divinement exquis, regarde comme tu plais à mon ami !!» Il lui releva sa tête la maintenant fermement sur sa paume. Je m’aperçus alors que le garçon pleurait silencieusement, des larmes perlaient le long de ses yeux et qu’il avait l’air terrorisé _ « Arrête, arrête ! Tu ne vois donc pas que tu le terrifies ? » _ « Allons c’est normal on a tous peur la première fois avant de finir par aimer çà, d’en devenir dingue. » Il rit sans gène d’un rire glacial puis me lançât un regard étincelant _ « Déshabilles toi, aller, tu ne veux pas que je lui fasse du mal ainsi qu’à toi, n’est ce pas ? » Son ton était dur à présent, il me laissait voir de nouveau sa force. Sans lui accorder un regard je commençais à ôter mes vêtements les empilant soigneusement sur le fauteuil à coté. Il s’était assis dans l’un deux et me dévisageait avec un intérêt non dissimulé. Il se releva m’invitant à m’approcher du lit. « Prend le ! » _ « Non, non !... » Je tremblais de partout me refusant à accomplir ce qu’il voulait de moi. Il enfonça en retour ses griffes dans mon dos, je vis le blanc de ses yeux, la folie qui le guettait. Plus bas le garçon pleurait toujours sans honte ni retenue…Il lui jeta alors pour la 1ere fois depuis le début de la scène un regard méprisant « Vas y je veux qu’il sache à qui il a affaire lui donner de vrais raisons de se lamenter sur sa misérable existence. » Je sentis alors le sang ruisseler en longs filins dans mon dos ; il me labourait la chair plus profondément de ses longs ongles peints. Je finis par m’approcher du lit me refusant à regarder le garçon. J’écartais alors l’élastique protégeant son intimité sentant toute son attention fixée sur moi. Je m’enfonçai profondément entre les parois étroites et ressentis le garçon se contracter violemment sous mon emprise. Poussant de nouveau je forçai le passage vierge. Il hurlait maintenant et pleurait de douleur tandis que mon maître se penchait enfin vers son oreille pour lui chuchoter des mots apaisants, ses doigts lissant sa chevelure épaisse… puis petit à petit je le sentis s’ouvrir sous moi et enfin totalement. J’ouvris alors les yeux pour le découvrir lui, me défiant la langue passée sur ses crocs tachés de pourpre. Je me penchai avec horreur sur la tête du garçon : ses yeux étaient devenus vitreux, sa bouche ouverte en un dernier cri muet. J’hurlai alors à mon tour puis m’effondrai par terre sanglotant recroquevillé aux pieds du lit. Je ne pouvais plus m’arrêter, roulant sur moi-même les mains plaquées sur les oreilles, blessé par l’assonance suraiguë de mes cris. Je tremblais secoué par intervalles de longs spasmes tandis qu’il me dévisageait hautement dégoutté. « Tais toi !, tais toi ! Je n’en peux plus _ « Tu n’es qu’un monstre !!! » _ «Moi ?! Un monstre ?! » La colère s’alluma au fond de ses pupilles ensanglantées. Il me décocha un coup d’une violence démesurée qui m’arracha un râle avant de m’agripper par le col. J’essayais de me débattre mais j’étais prisonnier de son étreinte. Ballotté entre ses bras j’eu le temps d’apercevoir une dernière fois la sombre lueur de la lune avant qu’il ne me projette de toutes ses forces contre la paroi vitrée qui explosa, les débris s’écrasant sur la moquette. Je m’évanoui sous le coup… Bien plus tard je m’éveillai, j’étais seul allongé sur le sol ; la figure baignant dans mon sang qui s’était écoulé des plaies qui se refermaient déjà progressivement. Quelques éclats de verre étaient encore incrustés dans ma peau mais je n’osais pas y toucher encore sous le choc. Il était parti et il ne restait plus que nous deux, ce cadavre exquis et moi-même. La soif me tenaillait et m’affaiblissait. J’aurais voulu me sentir libre mais je savais qu’il m’attendait dans la grande maison. Les fois où je ne revenais pas de suite il surgissait dans un grand fracas et m’enfermait des jours durant dans une cage laissant la soif me dévorer et m’obscurcir l’esprit. Et je me résignais alors, je ne connaissais plus que lui, les autres m’auraient rejetés voir tuer si je l’en croyais. Mais je décidai que pas cette fois ci, je mettais un terme à sa tyrannie, je me défiais, je le quittais. Approchant mes doigts poisseux de ma bouche, je les léchais trompant ma soif, lapant tel un chien le liquide répandu au sol, la saveur salée de mon propre sang sur mon palais…
Dernière édition par le Mar 21 Juin à 18:26, édité 1 fois |
|  | | Zillah Apprenti(e) Yaoiste


Nombre de messages: 692 Date d'inscription: 14/05/2005
 | Sujet: suite chapitre 2 Mar 21 Juin à 18:17 | |
| La rencontre/L’offre
Je me relevai, renfilant mes habits avant de filer par la fenêtre aux carreaux brisés sans un dernier regard vers le lit ; j’atterris sans heurt sur les pavés de la rue. J’étais libre et je n’avais pas un sous en poche n’en ayant jamais eu besoin, lui s’étant toujours préoccupé de tout pour moi… Je marchai au hasard dans les ruelles étroites, quelquefois le rire étouffé d’un mortel me parvenant derrière une fenêtre aux volets clos. Mais dans l’ensemble la ville était déserte ; je n’aurais su dire combien de temps j’étais resté inconscient mais il me semblait bien que quelques heures s’étaient alors écoulées… Avisant devant moi la grille fermée d’un petit parc, j’escaladai l’enceinte pour passer de l’autre coté. Des allées de terre battue s’offraient à moi. Tout me semblait emprunt d’une étrange beauté sous la clarté de la lune rousse. Le silence m’enveloppait de ses charmes troubles. C’est au détour d’une allée de rosiers sauvages que je la vis, petite silhouette solitaire assise sur un banc jouxtant une volière. Elle se tenait très droite, les mains posées sur ses genoux. Je n’arrivais pas à apercevoir son visage enfui sous son capuchon. Ce n’était pas tant la façon étrange dont elle était habillée qui me troublait que sa très petite taille. Mais ces bas exquis et ces dentelles empesées démentait son coté enfantin. Elle ne semblait pas m’avoir aperçu. Je m’assis alors auprès d’elle sur ce banc la soif me tenaillant plus que jamais. Mais avant que je n’ai pu plonger mes crocs dans sa veine jugulaire je me retrouvai projeté à terre sans avoir pu comprendre ce qui m’arrivait. Le souffle me manquait, son pied enfoncé dans ma poitrine menaçant d’écraser mon cœur. Elle rejeta sa capuche en arrière et je pu apercevoir son visage hautain, sa bouche grande ouverte sur des dents à la blancheur d’ivoire aux éclats de rire moqueurs. « Ah ! Tu es donc bien impudent, oser t’attaquer ainsi à l’un d’entre nous, quelle folie… » _ « Je ne le savais pas, je t’en prie ça me fait mal… » J’essayais vainement de me dégager mais elle aussi était bien plus forte que moi malgré les apparences _ « Ainsi tu prétends ne rien savoir des lois ? Je ne peux le croire, tu es bien un parfait idiot en ce cas. Je me redressai avec colère : « Qui es tu donc pour prétendre me connaître et me juger ? » _ « Sache seulement que je suis suffisamment puissante pour te tuer si jamais l’envie t’en prenais de m’agresser de nouveau. » Elle se tu alors la tête penchée de l’autre coté contemplant le lointain. « Le jour va bientôt se lever et tu n’as nul endroit ou aller… » _ « Comment… » _ « Ce n’est pas très compliqué pourtant, toi aussi tu devrai pouvoir le faire comme nous autres. Il n’est question que d’attention et d’écoute… Je restai silencieux, enfonçant mon menton dans mes poings. « Tu pourras rester tant que tu le souhaites… Au fait je suis…la comtesse de Burgreimel. » J’acceptais son offre et la suivit dans son château perdu dans la campagne environnante. En haut de l’escalier menant aux chambres elle se retourna vers moi interrogative « Peut être… » _ « La chambre me conviendra très bien. » Elle me laissa alors seul regagnant son endroit secret. Je m’empressai aussitôt de refermer les lourds rideaux de coton sur l’aurore qui n’allait plus tarder, tirant de même ceux du lit à baldaquin avant de m’enfoncer sous les draps pour sombrer dans un sommeil sans rêves Le soir suivant je me réveillais après la petite mort et elle était là qui m’attendait debout aux pieds du lit pour aller nous nourrir. Elle était en réalité d’une compagnie délicieuse et son apparente froideur avait vite fondue pour laisser place à un caractère enjoué et pétillant. Je pris à parti d’oublier le temps qui s’écoulait hors des murs de la demeure. Je n’osai pourtant l’interroger sur elle et de son coté elle ne me demandait rien non plus. De toute manière je ne savais pas si j’aurais voulu lui parler de lui, il était encore trop tôt et les blessures étaient encore trop vives. Je préférais pour l’instant oublier le passé avant qu’il ne resurgisse de plein fouet un jour tôt ou tard. Nous chassions alors toujours en ville, le château étant trop isolé pour qu’il puisse y avoir suffisamment de proies pour nous deux. Elle avait une préférence pour les clubs attirée elle aussi par les jeunes humains. Je l’y suivais souvent, dénichant à mon tour la perle rare qui étancherait ma soif bien que j’eusse préféré l’anonymat des longs boulevards le long desquels passaient souvent quelque âme à l’histoire confuse. Mais il m’arrivait aussi de chasser seul de mon coté. C’était le cas ce soir là, elle était partie depuis le début de la soirée malgré la tempête qui sévissait dehors. La bourrasque agitait les grands pins dehors tandis qu’une pluie violente détrempait les sols, cinglant les visages. Réfugié dans les salons du haut je lisais un sombre roman déniché dans la grande bibliothèque poussiéreuse du château. J’étais dans un état de douce torpeur ; m’apprêtant à fermer les yeux quand j’entendis la sonnette de l’entrée en bas. Poussé par un instinct de défense je me précipitai vers les fenêtres, me glissant dans un coin pour jeter un regard discret de biais vers la porte en dessous. Mon cœur se mit à accélérer : il y se trouvait effectivement quelqu’un sur les marches en bas. Qui attendait. Me souvenant de ce qu’elle m’avait apprit je tentais d’ouvrir mes sens pour percer son esprit mais je me heurtais à un mur, l’inconnu ayant sans doute fermé son esprit consciemment ou non. Contraint de lui ouvrir je descendis l’escalier à la volée, l’esprit travaillant à toute vitesse. Je défis un à un les verrous qui bloquait la porte mais quand je réussi à ouvrir le battant je constatai qu’il n’y avait plus personne sur le perron. J’avançai alors de quelques pas prudemment et me figeait brusquement sur ma droite: IL était là debout le long du mur. Je ne l’aurai pas reconnu au 1er abord tant il semblait avoir changé. Il s’était coupé les cheveux jusqu’aux oreilles et avait troqué ses chemises à jabot et ses pantalons de flanelle contre une veste grise de jogging à capuche ouverte sur son torse ainsi qu’un jean serré dans de grandes bottes de cuir noir. Il était complètement trempé de bas en haut et semblait frissonner ; je reculai aussitôt tirant la chaînette de la porte, précaution inutile. Je ne disais rien et lui non plus nous contentant de nous regarder l’un et l’autre dans les yeux. Je songeai alors que j’étais seul dans la demeure ma compagne étant partie et que si l’envie lui en prenait de me battre rien ni personne ne pourrait l’en empêcher. Je rompis finalement ce lourd silence « Comment savais tu que j’étais ici ? Tu m’as suivi tout ce temps ? » _ « Par hasard à travers les yeux d’un mortel que j’ai croisé récemment … » Sa voix baissa d’un ton pour devenir presque un chuchotement « Je veux que tu reviennes à la maison… » _ « je ne peux t’empêcher de me forcer, de me traîner comme tu l’as toujours fait avec moi. _ « non, j’aimerais que tu veuilles revenir avec moi. Je voudrais implorer ton pardon même si je comprends que tu ne puisses pas m’excuser. Mais je t’en prie reviens avec moi ; j’ai…J’ai une offre à te faire !! _ « Dis la moi ici.! » _ « non !, il faut que tu m’accompagne jusque là bas. Je promets de ne pas te faire de mal si tu acceptes de revenir vivre avec moi. Plus jamais je ne te ferai de mal, crois moi je suis sincère. » J’étais très troublé, je ne savais plus quoi dire, ce brusque changement dans son attitude me déroutait plus qu’il ne me réjouissait. Il attendait patiemment sans rien ajouter d’autre que je prenne ma décision. Je voulais croire qu’il était sincère, j’hésitais encore et encore et finalement acceptais, séduit par cette nouvelle possibilité qui s’offrait à moi. Pendant toute la durée du trajet du retour, dans sa voiture qu’il avait garée au bout du parc, parcourant toute l’allée sous la pluie battante pour venir me chercher, aucun de nous deux ne prit la parole chacun restant enfermé dans ses pensées sans pour autant cesser de penser à l’autre. Arrivés devant la maison, nous passâmes comme nous avions l’habitude dans le salon du bas. Je constatai qu’il avait changé lui aussi durant mon absence, certains meubles ayant été déplacés, d’autres enlevés et enfin partout dans la pièce on avait disposé de petites bougies colorées. Un grand feu brûlait dans la cheminée. Il s’assit dans l’un des fauteuils disposé devant et je pris place à mon tour dans celui qui faisait face. Il se pencha alors vers moi, emprisonnant mes mains dans les siennes. Je bougeai nerveusement, inquiet, redoutant ce qu’il allait me dire mais il ne dit rein du tout. Approchant soudainement son visage du mien il déposa un baiser sur mes lèvres. Surpris je me laissai faire avant d’accepter son offre. J’ouvris alors à mon tour mes lèvres, l’embrassant avidement ; ma bouche soudée à la sienne, savourant ce nouveau contact intime. Je sus alors à cet instant que c’était ce que j’avais toujours désiré de lui depuis la 1ère fois. Passant mes bras autour de son cou je l’attirai à moi, l’entraînant vers la chambre attenante avant de nous laisser tomber sur le lit. Ecartant les pans de sa veste, j’achevai de découvrir 2 tétons couleur noisette. Mais déjà il m’embrassait de nouveau, sa langue fouillant mon palais. Répondant à cette nouvelle ardeur de mon amant, je l’attrapai par les poignets, l’immobilisant dans son étreinte. Les retournant vers moi j’aperçu décontenancé de fines veinules rouges parcourant leur face interne. Je ne connaissais pas auparavant l’existence de pareilles cicatrices car il portait alors toujours de longues chemises les recouvrant en ma présence. Il me paraissait évident que ces cicatrices dataient d’avant notre rencontre et sûrement même d’avant sa renaissance au sang car sans le cas contraire elles auraient déjà guéries comme mes blessures s’étaient refermées quelques heures après qu’il m’eut blessé. En réponse à mes interrogations il se contentât de dégager délicatement ses poignets de mon emprise, me laissant perplexe avant de reprendre ses baisers là ou il s’était arrêté… J’oubliais alors l’incident pour m’abandonner totalement à son étreinte… Certaines personnes prétendent que sexe et sentiments sont deux choses incompatibles ; je savais désormais qu’il n’en était rien et jamais je n’aurais cru possible d’aimer autant quelqu’un que je l’aimai cette nuit là.
Le secret d’Aristide
Lorsque je m’éveillai le soir suivant, le crépuscule flamboyait encore. Allongé sur le lit je me tournai sur le coté pour m’apercevoir qu’Aristide n’était plus là à coté de moi. Le sang me monta au visage, je suffoquais, une sueur rouge se mit à perler le long de mes tempes ; hier, hier…ses promesses… Et il m’avait trompé… je tentai de me lever m’appuyant aux montants mais mes genoux se dérobaient sous moi, des vertiges me saisissaient ; je crus que j’allai m’évanouir. M’agenouillant alors je me traînai jusqu’au mur bafouillant son nom « Aristide…Aristide… » Mais seul l’écho de ma voix me répondait. Assis, appuyé contre la porte j’attendis que les effets de la crise diminuent pour le chercher. Il n’était dans aucune des pièces. Essayant de dompter les battements de mon cœur, je montais sans y croire tout en haut sous les toits. Il régnait la haut une moiteur étouffante, toutes les pièces étaient imprégnées d’une couche de poussière et les rats avaient élu domicile quelques temps auparavant… |
|  | | chibi loulou Aspirant(e) Yaoiste


Nombre de messages: 142 Date d'inscription: 15/03/2005
 | Sujet: Re: le sang des autres Dim 14 Aoû à 16:27 | |
| j'adore cette fic!! il ya beaucoup de sensualité, je trouve ça très bien!! la suite!!! s'il te plait...lol |
|  | | Zillah Apprenti(e) Yaoiste


Nombre de messages: 692 Date d'inscription: 14/05/2005
 | Sujet: Re: le sang des autres Dim 14 Aoû à 18:38 | |
| oh ca yest zillah a un adorateur c'est trop beau... je vais mettre la suite pour toi alors...  |
|  | | chibi loulou Aspirant(e) Yaoiste


Nombre de messages: 142 Date d'inscription: 15/03/2005
 | |  | | Zillah Apprenti(e) Yaoiste


Nombre de messages: 692 Date d'inscription: 14/05/2005
 | Sujet: Re: le sang des autres Dim 14 Aoû à 19:07 | |
| suite
Je retins un hoquet de surprise quand je l’aperçus enfin dans l’une des pièces : agenouillé dos à la porte devant une malle, il semblait fixer quelque chose au creux de ses mains. Il ne m’avait pas entendu monter. Je m’apprêtai à l’appeler mais je me retins. Malgré que je puisse voir son visage je venais de sentir ses larmes qui coulaient en long sillons du coin de ses paupières closes. Je ne les voyais pas, il était silencieux, mais j’avais depuis appris à me rendre attentif à chaque bruit imperceptible aux oreilles des mortels. Je me sentais très gêné, je me doutais bien qu’il aurait préféré ne pas savoir que je l’avais vu pleurer; avoir pu le contempler dans ses moments de faiblesse qui n’appartenaient qu’a lui seul, quand aux dernières lueurs du coucher du soleil il reprenait vie tandis que je m’éveillerai à mon tour que bien plus tard, lorsque toute trace de clarté aurait disparu à la surface du ciel. Sans faire de bruits, le cœur troublé je redescendis dans la chambre attendre son retour. M’allongeant entre les draps, je cherchai son odeur imprégnée entre chaque repli de tissu. Mais déjà, il se tenait dans l’encadrement de la porte, me souriant. Ouvrant ses bras il se penchât sur moi pour m’enlacer tendrement, le nouvel Aristide… il était si doux que je n’aurai pu croire que ce fusse là toujours le même, celui là même avec lequel j’avais passé toutes mes années d’immortalité. La cage, les blessures, le fouet… toutes ces choses voulaient s’effacer de ma mémoire pour ne plus croire à cet instant qu’à l’amour qu’il m’inspirait. J’aurais voulu espérer que tout ceci n’était pas qu’un rêve ; que les êtres puissent changer s’ils le souhaitaient vraiment au plus profond de leur cœur. Mais avait –il seulement un cœur ? Le regardant au fond des yeux je cherchai à me relever ; je devais y retourner cette nuit même. « Aristide, je dois… » |
|  | | Zillah Apprenti(e) Yaoiste


Nombre de messages: 692 Date d'inscription: 14/05/2005
 | Sujet: Re: le sang des autres Dim 14 Aoû à 19:09 | |
| _ « Vas y; elle t’attend » ajouta t’il doucement à mon égard. Vaguement surpris je me contentais d’acquiescer. M’apprêtant à me diriger vers la porte, je lançai un dernier regard en arrière et je l’aperçu qui me souriait de nouveau. Pourtant c’est le cœur lourd que je me dirigeai vers le château cette nuit là… IV Le sang versé. Ce fut tout d’abord l’inexplicable présence de la fourgonnette stationnée dans un angle du parc à moitié cachée par les tilleuls la bordant qui me mit en alerte. Et puis je le vis lui, sombre silhouette, se découpant au pied de la tourelle nord-est ; l’œil aux aguets, la tête masquée par une cagoule noire surveillant les horizons. Je ressentis les battements de mon cœur contre ma poitrine, j’avais trop peur d’avoir compris la signification de toute cette mascarade. Je me mis à courir comme un fou jusqu’à la porte de service, accomplissant un large détour. Elle était fermée mais j’enfonçai sans efforts les verrous de sécurité qui la maintenait. Un grand fracas retentit dans les pièces du haut suivi d’un cri rauque et plaintif. Je m’efforçais de faire le calme en moi essayant d’ouvrir mes sens à la perception afin de pouvoir analyser la situation avant de prendre une quelconque décision. Ils étaient quatre, chacun suffisamment armé pour décimer quelque centaines de mortels s’il l’avait fallu. Je ressentais chacune de leur âme distinctement ajoutée à cela quelques fragments de leurs pensées aussi fugitives que disparates. Allongeant la main droite je saisis entre mes doigts la lame qui ne me quittait jamais, accrochée à ma ceinture. C’était une belle lame espagnole, cadeau de mon père qui l’avait offerte bien des années auparavant le jour ou j’atteignis ma majorité et depuis elle ne me quittait jamais, cet ultime souvenir de ma vie passée. Quand à Millarca je na savais si je m’inquiétais vraiment pour elle ; après tout c’était une véritable chasseuse qui n’avait pas sa pareille pour traquer les proies. Je bouillais au contraire d’une sourde colère, une haine glacée qui m’envahissait à l’idée qu’ils aient eu l’impudence de s’approcher d’elle. La haut, le combat faisait rage ; l’œil mauvais je grimpais les marches de marbre blanc pour m’arrêter face au petit salon vert, le visage dans l’embrassure de la porte. Millarca se tenait dans un coin opposé, aux prises avec deux individus. Sa coiffure était défaite, les mèches s’échappaient de son chignon encadrant follement son petit visage rond. Une sueur rouge perlait le long de ses tempes. Le troisième se tenait juste face de moi désormais, quand au dernier il n’était visiblement plus de ce monde, allongé la figure baignant dans son sang. Tout se déroula très vite : le coup partit et dans un ultime réflexe je dégainai ma lame, la balle arrivant la frappant en son centre avant de ricocher et de se figer dans le mur à droite juste à quelques centimètres du tireur. Entre temps, avant que le deuxième coup ne soit tiré je m’élevai de toute ma puissance vers le plafond tandis que les yeux écarquiller, fixant sans y croire l’espace devant vide devant lui ou je m’étais tenu quelques dixièmes de secondes plus tôt… il se tenait à présent juste en dessous de moi. Agrippant des deux mains la poigne du couteau je plongeai si vite qu’il n’eut le temps de comprendre et plantai la lame profondément au creux de sa nuque. Il s’effondra sous le coup, frappé de plein fouet. Derrière moi, Millarca était parvenue à abattre à son tour l’un des deux hommes. Le survivant nous dévisageait à présent terrifié la bouche ouverte dans un tremblement frémissant. - « Vous…vous n’êtes pas humain ! - Au contraire nous ne le sommes que trop ! j’ai mis plusieurs siècles avant de le comprendre que nous ne l’étions que trop. Vois tu, nous sommes trop clément avec vous, trop…tolérant. Nous avons été trop tolérant mais les choses vont changer désormais !! - Je dois donc vous tuez tous deux pour pouvoir m’en sortir ! très bien dans ce cas j’y suis prêt… - Le combat est perdu d’avance, mais j’avoue que tu me distrais assez, ça va être une nouvelle partie de plaisir que de t’achever, un vrai délice… - Crois tu que je vais donc me laisser avoir comme ça ? - Tu es bien prétentieux pour un humain !! » A ces mots, glissant un regard en coin à Millarca, chacun de nous deux s’élança d’un bond vers la silhouette au centre de la pièce. Je lui attrapais les poignets tandis qu’elle lui enserrait le dos. Millarca plongea ses crocs dans la peau tendue de son cou aspirant à flots la vie qui s’échappait ? Attentif je le fixais au fond des yeux contemplant sa lente agonie. Un murmure bas, quasiment inaudible « Vous avez perdu à votre propre jeu… » Cette lueur au fond de ses yeux me fit frissonner et puis le choc enfin de cette dernière image délivrée intentionnellement. Je voulus crier, hurler ce que j’avais entraperçu à Millarca mais c’était déjà trop tard. |
|  | | chibi loulou Aspirant(e) Yaoiste


Nombre de messages: 142 Date d'inscription: 15/03/2005
 | |  | | Zillah Apprenti(e) Yaoiste


Nombre de messages: 692 Date d'inscription: 14/05/2005
 | Sujet: Re: le sang des autres Dim 14 Aoû à 19:19 | |
| la suite n'etant pas tapee je te propose un petit chapitre a part qui raconte l'histoire d'illian et de kain.. ENJOY EXTRA : IllIAN VS KAÏN Le 20 février 1780, je fêtai mes 20 ans. Pour ce jour là, j’avais décidé que l’on donnerait un bal costumé dans nos appartements. Des dizaines de personnes avaient été conviées, amis, proches, ou simplement qui voulait se joindre à notre compagnie à la seule condition de se présenter déguiser selon le thème choisi. Ce n’était certes pas la 1ère fois que j’organisais pareille fête : le plus souvent possible, des bals de toutes sortes avaient lieu chez nous, organisé par mes soins et si j’étais réputé pour être fantasque, tous mes invités prenaient un vif plaisir à ces somptueuses réceptions et fastueux amusements. Mon père était l’un des plus importants armateurs de la ville et notre fortune provenait essentiellement de ce fructueux commerce. Ayant toujours cédé à tous mes caprices depuis mon enfance, ces fréquentes réceptions ne le dérangeaient plus et il me laissait toujours autant d’argent que je le désirai pour m’en occuper. J’avais toujours vécu de cette manière dans ce monde de rêves que je m’étais construit, peuplé de mes fantasmes et autres envies, me désintéressant du monde réel et des événements au point que tout ce qui pouvait se dérouler hors de nos murs n’existait pour ainsi dire pas pour moi. Même si cela peut vous paraître égocentrique, cette façon qu’avait mon petit monde de tourner uniquement autour de moie et de ma petite personne, ce n’était pas par vanité ni prétention aucune. J’étais simplement un être à part, ayant choisi de vivre et de se réfugier dans ses rêves peuplés de merveilleux et de fantastique. Ce n’était pas non plus par subterfuge à une réalité par trop opprimante car comme nous étions très riche, la réalité n’aurait sans doute rien eu de très éprouvant pour moi. Quand j’étais plus jeune, mon père avait fait venir un précepteur chez nous, soucieux de ne pas me savoir ignorant; ce que je n’étais pas crois même j’avais choisi de vivre à part de cette société qui ne m’attirait pas. Enfin pour en revenir à ce précepteur, il eut néanmoins le mérite de m’apprendre quelques connaissances ; ce qui allait s’avérer difficile avec moi l’âge passant et mon désintérêt allant croissant. J’ai oublié de vous dire que j’avais aussi une sœur, Elza jeune de 2 ans moins que moi. Nous étions assez proche et elle me suivait volontiers dans mes caprices, prenant plaisir à me donner conseils quand je la laissais m’aider. Elle était aussi en même temps très studieuse se passionnant de façon démesurée pour l’astronomie, payant fort cher quiconque était susceptible de venir quelques temps chez nous lui apprendre quelques connaissances qu’elle ne savaient pas encore…Si je me souviens bien, elle avait d’ailleurs remplie une pièce entière de ses instruments et ouvrages consacrés à la discipline. Pièce dans laquelle elle ne m’avait jamais laisser rentrer prétextant ma maladresse et la fragilité de ses télescopes et autres compas. Enfin ce soir là pour mes 20 ans, le bal costumé organisé pour l’occasion portait sur le thème des personnages historiques. J’avais depuis longtemps choisi le mien faisant appel à mon habituel tailleur pour me fournir un costume de César et pour ma sœur un de Cléopâtre pour m’accompagner. Depuis tôt le matin je m’étais activé, supervisant la décoration de la salle qui ce soir était redécorée aux couleurs du palais de l’empereur. C’était vraiment charmant et pour le buffet j’avais commandé de mets d’inspiration égyptienne. Vers 8h du soir les invités commencèrent à arriver par petits groupes tandis que je que je réglais les derniers détails avec l’orchestre dont j’avais loué les services pour la nuit. Je me souviens que la soirée se déroulait bien, personne ne semblant s’ennuyer. A un moment Elza me demanda si je voulais bien jouer quelque chose au piano et j’acceptai de suite. Je jouais fort bien, m’exerçant depuis tout petit au salon en compagnie de mon professeur attentif m’expliquant les doigtés exacts. En tout cas je jouais ce soir là une valse légère et bientôt le silence se fit autour de moi, chacun s’arrêtant de discuter pour m’écouter. S’avant je vis Isobella poser les deux coudes sur le piano, son visage posé au creux de ses paumes l’air rêveuse. Je crois bien que j’étais fou d’elle : j’avais fait peindre un grand portait à son insu et l’avait accroché au dessus de mon bureau personnel. Elle venait pratiquement à chacune de mes fêtes et j’adorais voir ses bouclettes dorés qui descendaient sur son cou gracieux à la blancheur d’albâtre. Rien que la regarder suffisait à me procurer par instant un bonheur délicieux… |
|  | | Zillah Apprenti(e) Yaoiste


Nombre de messages: 692 Date d'inscription: 14/05/2005
 | Sujet: Re: le sang des autres Dim 14 Aoû à 19:20 | |
| ILLIAN ET KAIN SUITE ET FIN... Ce fut aussi pendant ce morceau que je le vis pour la 1ère fois, ce pharaon déguisé. Il se tenait droit au milieu de la salle, parmi l’assemblée sans en avoir l’air d’en faire pourtant partie. Je n’aurais su dire pourquoi mais cette idée me mit mal à l’aise et me remplit de frissons. Son costume était exquis, choisi avec goût et je m’aperçus décontenancé que les lourds bracelets brillants accrochés à ses chevilles et ses poignets ainsi que le collier sur son cou étaient bel et bien de l’or massif comme le pharaon lui-même devait en porter Il portait une perruque de fins cheveux noirs finement tressés et deux grands traits de Kohl noirs soulignaient ses yeux bleu délavés. Sa peau était aussi très blanche luisant d’un éclat presque surnaturel. Je cherchai un long moment d’en ma tête qui pouvait être cet étrange visiteur mais s’en trouver. J’en conclus que ce devait être un jeune noble de la ville qui s’était invité comme bon nombre pour l’occasion et l’oubliant de mes pensées je me replongeais au fond des yeux verts émeraude D’Isobella. La soirée continua à se dérouler sans incidents dont je me souvienne. Quelques heures après, fort tard, nous étions tous très gris sans exceptions et j’avais moi-même abusé fortement d’un excellent punch ramené des îles par nos bateaux. La tête me tournait et ressentant une envie pressante je sortis dans le jardin ou certains, déjà malades rendaient l’âme au dessus des haies de buis. J’étais vraiment dans un état second, comateux, hors de moi-même. Je titubais jusqu’aux bananiers au fond du jardin, me soulageant enfin contre l’un d’eux. Puis tout à coup sentant le tissu s’alourdir, je m’aperçus avec horreur que j’avais oublié que je portais une toge et que j’étais en train de m’uriner copieusement dessus. J’entendis à ce moment là un éclat de rire et tournant la tête je découvris le pharaon appuyé dos à l’un des bananiers qui riait aux éclats en me regardant. Je me sentis aussitôt atrocement gêné et profondément humilié. Lui tournant le dos je voulus repartir en courant vers la maison mais il m’arrêtât d’une injonction de la voix. « Attends…Je vais t’aider ! » Je le laissai s’approcher de moi pour m’aider à me débarrasser du tissu souillé qui m’entravait. Mais se collant contre moi il plongea sa main droite sous le tissu, me saisissant par la taille tandis que de sa main gauche il m’enserrât la nuque m’embrassant violement sur les lèvres. J’essayais aussitôt de le repousser mais ivre que j’étais je m’emmêlais et m’écroulais par terre sur l’herbe. Il rit de nouveau sûrement devant le triste spectacle que j’offrais là. Rampant à quatre pattes sur le sol, je tentais de regagner tant bien que mal le salon mais vif comme l’éclair il me plaqua face contre terre au sol. J’eu vraiment très peur, il avait vraiment quelque chose d’inquiétant et de surnaturel. J’avais l’impression qu’il pesait une tonne, allongé sur mon dos et j’étais dans l’incapacité totale d’esquisser le moindre mouvement. Puis de nouveau je sentis sa main s’aventurant sous le tissu. Trouvant les points d’attaches, il l’arracha et l’ôta de mon corps et je me retrouvai en culotte de toile et sandales allongée sur l’herbe et lui sur moi. Mais il ne se contenta pas de çà, pas lui et rabaissant d’un geste mon pantalon, il m’enfonça un doigt entre les fesses. Je me mis aussitôt à pleurer, terrifié à l’idée de ce qu’il pourrait me faire et hoquetant entre deux sanglots je le suppliai. « Je t’en supplie, arrête…Je te donnerais,… mon père te donneras de l’argent si c’est çà que tu souhaites… _ Votre argent ?! » Il m’empoignât violement par les cheveux, me tirant la tête. « Votre sale argent !, votre fortune amassée sur le dos d’un commerce honteux ?! Epoque décadente et malsaine vous me répugner !! » Je crus qu’il allait m’arracher la tête à force de tirer sur ma chevelure. _ « Ce n’est pas de ma faute, je n’y suis pour rien… _Ah vraiment ?! Tu fais semblant de ne pas le voir, mais regarde toutes ces réceptions, cet argent provient de cette civilisation ou l’on vend son frère pour du métal ! Mais comment osez vous vous regarder dans un miroir tous les matins ?! Vivre avec cette insouciance alors qu’à l’autre bout de cette planète on enchaîne des hommes, des hommes !! qui meurt par votre faute ! Et le dimanche vous allez communier à la messe, vous croyant les mains propres, mais vous ne voyer pas l’étau de la culpabilité qui aurait du vous ronger ?! Peuple infâme, sans idéaux ni morale, dominer par l’appât seul du gain. Que vous importe si l’on réduit quelques nègres à l’esclavage. Ils n’existent que pour assouvir vos ambitions cupides, vos rêves de fortune et de gloire !! Et toi ? Ose me répéter que ce n’est pas de ta faute, sale petit égoïste insouciant ! » Il enfonça alors un 2ème doigt plus profond et je crus que j’allai défaillir devant la douleur éprouvée. « Mais toi tu paieras pour eux tous ! Ton rachat sera le salut de leur âme et le tien ne l’oublie jamais ! _J’ai…Tu me fais mal… _Et alors ? Qu’est ta douleur devant celle de ceux qui souffrent nuit et jour mourrant d’épuisement sous les coups tandis que tu te prélasse dans ton cocon sans leur accorder une pensée ! Mais rassure toi! Tu ne mourras pas comme eux ;! tu vas m’accompagner sur les chemins de l’enfer et de l’immortalité. Tu auras l’éternité devant toi pour racheter la conduite de ces hommes, de cette civilisation rongée jusqu’à la moelle par le vice et la luxure. _Ahhhh ….!! » Vint alors la 1ère piqûre plus brûlante que les fers. Je sentais la vie s’échapper de moi. M’agrippant aux herbes, je ne distinguai bientôt plus qu’une lueur trouble et les bruits de la demeure disparurent pour laisser place au noir et à cette nouvelle souffrance trop vive pour m’arracher un cri. Le silence total, le vide complet et cette voix très lointaine semblant provenir du néant. _ « Bois… » Je repris connaissance, une douleur affreuse me tenaillait les entrailles. Je gémis, me tordant de douleur, toujours allongé au sol dans le jardin. Ouvrant les yeux je l’aperçu à coté de moi mais son visage n’avait plus rien de méprisant et au contraire il me regardait d’un air bienveillant. S’approchant de moi il me prit la main et la tint fermement dans la sienne.. « Ne t’inquiète pas, çà va passer… » me rassura t’il « Dans une heure tout sera fini tu verras.. » Je ne répondis rien, la mâchoire crispée. Et puis soudainement, tous les fluides corporels sortirent de mon corps. Je crus agonisé de douleur et d’écoeurement. Il me tenait toujours la main m’apaisant de paroles réconfortantes mais le repoussant je m’éloignais pour me recroquevillé dans mon coin effrayé et dégoûté. Il me laissât alors tranquille se contentant d’être là . comme il me l’avait dit, une heure après la douleur s’estompa et je pus me lever et il m’aida à me laver dans la fontaine de pierre. Nu et transi je voulu retourner dans la maison chercher mes effets mais il sortit d’un sac de toile posé quelques mètres plus loin des habits : pantalon à l’ancienne mode, escarpins noirs, chemise de flanelle et gilet de soie à boutons de camés m’aidant à m’habiller comme un petit enfant. Il enleva à son tour son costume, dévoilant sous la perruque égyptienne une véritable masse de cheveux blonds. Je ne pus m’empêcher de le regarder tandis qu’il se changeait tellement il était beau, son corps mince, sa peau pâle si douce que l’on avait envie de la caresser du bout des doigts. Il vit que je le regardais, fasciné et je détournait aussitôt le regard gêné. Il revêtit un costume semblable au mien, peut être encore plus raffiné. « Ils sont tous en or ? » Je désignai les bijoux qu’il avait ôtés. Il siffla entre ses dents _ « Que croyais tu donc ? Je ne les ai pas volé! », ajouta t’il férocement à mon intention. « Bon ceci étant fait, je suppose que tu dois te nourrir… _ Me nourrir ? _Tu ne l’as pas deviné ? Désormais tu boiras du sang, et du sang seulement, n’essaie jamais de boire ou de manger autre chose sous risque de souffrir atrocement que ce serait à peine supportable pour ton organisme. |
|  | | chibi loulou Aspirant(e) Yaoiste


Nombre de messages: 142 Date d'inscription: 15/03/2005
 | |  | | Zillah Apprenti(e) Yaoiste


Nombre de messages: 692 Date d'inscription: 14/05/2005
 | Sujet: Re: le sang des autres Lun 15 Aoû à 13:22 | |
| un fanzine sur quoi? faut voir , en tous cas dans l'immediat je vais me depecher de taper la suite car j'ai beaucoup de retard...  |
|  | | chibi loulou Aspirant(e) Yaoiste


Nombre de messages: 142 Date d'inscription: 15/03/2005
 | Sujet: Re: le sang des autres Lun 15 Aoû à 15:07 | |
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|  | | Zillah Apprenti(e) Yaoiste


Nombre de messages: 692 Date d'inscription: 14/05/2005
 | Sujet: Re: le sang des autres Lun 15 Aoû à 16:54 | |
| tiens tu a mit une fic aussi baje vais la lire de suite alors... |
|  | | Zillah Apprenti(e) Yaoiste


Nombre de messages: 692 Date d'inscription: 14/05/2005
 | Sujet: Re: le sang des autres Mar 16 Aoû à 18:49 | |
| suite du recit principal...
... elle resta quelques instants à demi inconsciente avant de sombrer dans un coma profond… je ne savais plus quoi faire. Sanglotant, penché sur elle je ne voyais qu’une seule extrémité possible à cette situation bien qu’elle risqua de me tuer à mon tour. M’ouvrant alors les veines de mes crocs, laissant le liquide couler à gros bouillons, je m’apprêtais à trancher les siennes quand quelque chose me tira violement en arrière m’arrêtant dans mon geste inconsidéré. _ « Arrête, tu ne peux pas la sauver !! _ « Aristide !!, le sang qu’elle vient de boire… _ Je sais, mais tu en mourras toi aussi, tu n’y peux rien, on ne peut plus rien pour elle. … » Sanglotant de nouveau comme un enfant, je cachai mon visage dans mes mains, gémissant tout fort… Il me contempla en silence un moment sans rien ajouter avant de s’accroupir près de moi, me passant une main réconfortante sur les épaules. _ Je ne veux pas qu’elle meure, c’est tellement injuste, elle ne le mérite pas. Même si cela doit me tuer, je dois tenter quelque chose, elle en aurait fait de même pour moi, je le sais… _ Illian… il me caressait les cheveux lentement, passant ses longs doigts fins dans les boucles brunes. _ Non, laisse moi s’il te plait ; je suis désolé mais je ne repartirai pas d’ici sans avoir rien fait pour elle. Si tu as de l’estime pour moi, alors n’essaie pas de m’arrêter… L’ignorant, je me relevais pour me rapprocher de Millarca prêt à accomplir mon devoir au risque de ma propre mort… _ Le sang du maître… _ Quoi ??? _ Seul le sang du maître pourra la sauver… Aristide avait prononcé ces mots très bas presque à contrecoeur j’en avais le ressentiment… _ Tu connais son maître ? Tu sais où il se trouve ? _ Je ne sais ou il est, je l’ignore. _ mais tu le connaissais aussi, n’est ce pas ? Un silence puis la réponse d’Aristide, brève, cinglante _ Non ! _ Alors, alors… _ Je suis sincèrement désolé pour toi, mais la réalité est là. Nous sommes immortels ou peut sans faut mais certaines petites choses peuvent nous tuer tels le soleil ou les flammes et dorénavant le sang contaminé. C’est le fléau de ce siècle moderne aussi bien pour les hommes que pour nous immortels qui nous nous nourrissons de leur sang. Il se tu et nous nous regardâmes au fond des pupilles un long moment sans rien nous dire. Je ne pus le supporter davantage et sentant les larmes me gagner de nouveau je m’enfuis en courant vers notre maison. Arrivé là bas je constatais qu’Aristide était resté au château sans chercher à me retenir, à me rattraper pour me raisonner. La vérité m’abattait mais s’il restait un espoir si mince fut-il de la sauver, alors je mettrais tout en œuvre quelles qu’en soient les conséquences. Mais mon regard fut soudain attiré par une étrange lueur semblant émaner des étages supérieurs. Perdus dans mes pensées je n’y avait tout d’abord pas pris garde mais en levant les yeux, je constatais que l’escalier entier semblait baigner dans cette clarté étrange presque surréelle. Attiré, comme magnétisé par elle je montai à sa poursuite la laissant m’envelopper. C’était un sentiment lui aussi très étrange, je me sentais comme irradié, cette lumière avait quelque chose de bénéfique, d’apaisant mais dans le même temps je ressentais un étau de solitude m’enserrant le cœur, me laissant comme un grand vide froid. Ce n’était pourtant pas une hallucination de mon être, tout me semblait très réel mais je ne pouvais tout simplement pas expliquer ce phénomène. Regardant autour de moi je constatai qu’elle m’avait mené au grenier d’où semblait provenir sa source Et plus précisément d’un endroit parmi les innombrables malles éparpillées là. Je me retrouvai à quatre pattes fouillant parmi elle à la recherche de cette source. Je le trouvais presque instantanément, elle provenait d’un drôle de petit coffre à bijoux très ancien rangé par devant les autres coffres. Il s’ouvrit devant mes yeux sans que j’eu besoin de forcer la serrure de fer. A l’intérieur sur le fond de velours bleu, le bijou éclatait de toute sa puissance, ses rayons me blessant presque les paupières. Je n’aurai su dire pourquoi, mais j’avais l’impression que c’était lui qui avait créer cette puissance à mon intention pour que je le découvre et l’extrait de ce coffre ou il reposait sans doute depuis des années. En même temps c’était un peu idiot, les bijoux n’avaient pas de force physique pure, c’étaient de simples objets inanimés et comme tous les objets, ils ne pensaient pas et n’avaient pas d’âme. Depuis que j’étais rentré, j’étais dans un état second ce qui était peut être un élément pour expliquer ces visions, mais je n’y croyais pas tellement. Ce que je voyais était bien réel je ne pouvais en douter. M’emparant alors du bijou, je m’attendis presque à ce qu’il me brûle les doigts mais il n’était pas chaud et aussitôt que je le pris il cessa de luire comme s’il était désormais satisfait. Le retournant dans ma paume je constatai que c’était une croix d’or ciselée, du travail de grand art, en témoignait toutes les petites arabesques et entrelacs gravés dessus. Il y avait aussi un genre de pierre précieuse fixée au milieu. Je la retournai entre mes doigts et sentant un relief sous mes doigts en son dos je la rapprochai de mon visage. Il y avait quelque chose d’écrit : 2 prénoms reliés par une date 1507, cinq siècles déjà… Tout à coup, je me sentis pris de vertige. Dans ma main la croix s’était remise à briller et me brûlait les chaires de la paume. Je voulu la lâcher mais mes doigts étaient crispés dessus de toutes leurs forces. Les malles et mes coffres flottaient devant mes yeux puis la brume m’entoura, m’enveloppant. J’avais de plus en plus mal à la main. Dans une dernière vision, je vis la croix avant d e m’évanouir sur le plancher plongeant dans un genre de transe hypnotique.
THE DREAM Une prairie inondée de soleil, des champs de blés hauts, peut être le début de l’été. Au loin sur la route qui montait des collines, un groupe de cavaliers arrivant au galop, des chasseurs, des nobles je le devinais à leurs habits. Et là au bas de la colline, un jeune garçon aux cheveux blonds qui dévalait la pente à leur rencontre. Je ne voyais que son dos et cherchant à me rapprocher je voulais apercevoir son visage savoir qui il était mais les vertiges me reprirent en cet instant et je repris conscience, étendu au sol, la croix d’or tombée à coté de moi… |
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